L’Autorité de Radioprotection, de Sûreté et Sécurité Nucléaires (ARSN) a réuni la presse nationale ce jeudi 16 avril 2026, dans le cadre d’un déjeuner d’échanges. Devant un parterre de journalistes, le Directeur général, le Professeur Georges Alain Monnehan a présenté les résultats opérationnels de l’institution ainsi que les réformes législatives visant à encadrer l’usage croissant des rayonnements ionisants dans le pays.
Au cours des échanges, le Professeur Monnehan a été particulièrement explicite : la Côte d’Ivoire est en pleine transition technologique et énergétique. Pour accompagner ce mouvement, l’ARSN a considérablement renforcé ses interventions. Les chiffres communiqués lors de la rencontre sont éloquents : avec 294 inspections réalisées, l’organisme enregistre une hausse d’activité de 35,48 % par rapport à l’exercice précédent.
Plus impressionnant encore, le nombre d’installations évaluées a bondi de plus de 70 %, signe d’un maillage toujours plus serré du territoire. « Notre ambition est de faire de l’ARSN une institution exemplaire, capable d’accompagner le développement du pays tout en veillant à la protection des personnes et de l’environnement », a martelé le Directeur général devant un parterre de journalistes attentifs.
L’un des points forts de la rencontre a été la démonstration de l’efficacité administrative. Malgré une hausse de 9,22 % des demandes d’autorisations et d’agréments, l’ARSN affiche un délai de traitement moyen de 35 jours, soit 10 jours de moins que la norme réglementaire de 45 jours. Cette agilité est cruciale pour des secteurs tels que la santé (radiologie, scanners) ou l’industrie extractive (pétrole, mines), où l’immobilisme administratif peut coûter cher.
Le Professeur Monnehan a également levé le voile sur les chantiers à venir. Outre l’avant-projet de loi nucléaire déjà transmis aux institutions, l’ARSN mise sur l’innovation managériale et la coopération internationale afin de devenir le hub de référence en Afrique de l’Ouest. En consolidant ses partenariats techniques et en intensifiant la surveillance dosimétrique, qui concerne déjà près de 800 professionnels en Côte d’Ivoire, l’Autorité s’assure que le pays demeure un environnement sain face aux risques liés aux rayonnements ionisants.
L’ARSN est un organisme national chargé de réglementer et de contrôler l’utilisation des rayonnements ionisants. Elle garantit la sécurité des personnes et de l’environnement, délivre des autorisations, inspecte les installations et assure la gestion des déchets radioactifs.
Cyprien K.

