La Chambre du Droit des Affaires et de l’Immobilier (C.DA.IM), institution sexagénaire et pilier du paysage immobilier en Côte d’Ivoire, entame une phase de restructuration majeure après une période de turbulences institutionnelles, a appris Abidjan.net de sources officielles.
Par une ordonnance du Tribunal de Commerce d’Abidjan datée du 11 mars 2026, l'institution a été placée sous administration provisoire.
Cette décision judiciaire vise à restaurer la gouvernance de cette organisation historique, autrefois marquée par le passage de personnalités influentes, notamment Madame Dominique Ouattara, qui en fut la présidente avant d'en devenir la présidente d'honneur.
Face aux défis de transparence et de complexité croissante du marché, Monsieur Goli Koffi, expert judiciaire agréé, a été désigné pour piloter cette transition. Sa mission est double : assurer la continuité des activités de la Chambre, qui fait office de régulateur informel du secteur et organiser le retour à une gouvernance élue dans un climat apaisé.
Fondée en 1954 pour structurer une activité alors embryonnaire, la C.DA.IM est aujourd'hui un acteur clé de l'harmonisation des pratiques immobilières et de l'application des normes juridiques (OHADA) en Côte d'Ivoire.
Le processus de normalisation franchira une étape décisive le jeudi 30 avril 2026. Une réunion d'envergure nationale est convoquée à l'amphithéâtre CRRAE-UMOA, dans le quartier des affaires du Plateau, à Abidjan.
Cette rencontre doit préparer l'Assemblée Générale élective destinée à désigner le futur président de la Chambre.
L'administration provisoire a lancé un appel à l'inclusivité, invitant l'ensemble des agents immobiliers détenteurs d'un agrément à participer, y compris ceux ayant fait l'objet d'omissions sur les listes officielles.
Dans un contexte de forte croissance économique où l'immobilier s'impose comme un levier de développement stratégique pour la Côte d'Ivoire, l'enjeu de ce scrutin dépasse le simple cadre syndical, selon un communiqué consulté par Abidjan.net.
« Il s'agit pour la profession de retrouver une unité et une légitimité renforcées pour faire face aux mutations rapides du marché ouest-africain », souligne le texte.
Rk

