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Afrique Publié le lundi 27 avril 2026 | AFP

Mali : calme précaire à Bamako et à Kati après les attaques jihadistes et touareg

Mali : calme précaire à Bamako et à Kati après les attaques jihadistes et touareg
© AFP Par DR
Des soldats maliens arrivent à Kidal après une patrouille en provenance de Gao, le 26 juillet 2013, dans le nord du Mali.

Un calme précaire règne lundi matin à Bamako et à Kati, ville-garnison et fief de la junte malienne, après deux jours de combats intenses entre l'armée et des jihadistes alliés aux séparatistes touareg.

Le pays est plongé dans l'incertitude : le ministre de la défense Sadio Camara a été tué, et le général Assimi Goïta, chef de la junte, n'a pas été vu et n'a pas pris la parole depuis le début des hostilités.


Le Mali est donc plongé dans une situation sécuritaire critique après la série d'attaques coordonnées, sans précédent, menée samedi à travers le pays contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir par des jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM, allié à Al-Qaïda) et la rébellion indépendantiste touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA).

Le vaste pays ouest-africain est en proie depuis 2012 aux conflits et aux violences jihadistes. La Junte ya pris le pouvoir en 2020.

Après deux jours de combats intenses, samedi et dimanche, entre l'armée et les groupes armés, le calme était revenu lundi matin à Bamako et à Kati, ville-garnison et fief de la junte situé à une quinzaine de kilomètres de la capitale. Les deux villes ont été le principal théâtre des combats violents entre les deux camps.

Aucun tir n'a été entendu lundi à Kati, où les affrontements faisaient encore rage la veille. Des débris de voitures calcinées et des impacts de balles étaient toutefois visibles dans la zone, témoignant de la violence des combats, a constaté l'AFP.


Le calme régnait également dans la zone aéroportuaire, dans le quartier périphérique de Sénou. Seuls quelques avions militaires effectuaient des rotations à intervalles réguliers.

"Nous avons procédé à des ratissages toute la nuit, qui nous ont permis d'alléger les check-points. Maintenant nous comptons sur les populations pour nous signaler des personnes suspectes dans les quartiers", a déclaré à l'AFP un officier à Sénou.


C'est dans ce quartier que le ministre de la Défense Sadio Camara, 47 ans, l'un des principaux responsables de la junte, a été tué samedi lors des attaques "terroristes" par "un véhicule piégé conduit par un kamikaze" ayant ciblé sa résidence à Kati, a indiqué le gouvernement dans un communiqué dimanche soir.

L'annonce officielle de la mort de M. Camara, natif de la ville, a plongé Kati dans le deuil.

"C'est comme s'ils attaquaient la ville une seconde fois. Le choc est immense", a confié à l'AFP un habitant de la localité jointe par téléphone.


str-lar-sd-sjd/mba

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