La 16e édition du Salon international du livre d’Abidjan (SILA) a ouvert ses portes ce mardi 28 avril 2026 au Parc des Expositions dans la commune de Port Bouët autour du thème "Lire pour bâtir" .
Dès l’ouverture, les prix littéraires nationaux ont donné le ton, distinguant des acteurs majeurs de la chaîne du livre et consacrant des œuvres marquantes de l’année.
Le palmarès 2026 met à l’honneur le club de lecture « Les femmes qui lisent », lauréat du prix national du meilleur club pour la pertinence de ses thématiques et la qualité remarquable de ses échanges. Dans la catégorie édition, la maison Tabala s’illustre en remportant le prix national de la meilleure maison d’édition, notamment grâce à l’ouvrage « Marie-Thérèse Houphouët-Boigny, naissance d’une icône » de Brice Brou.
La littérature jeunesse n’est pas en reste. Le prix Jeanne de Cavally a été attribué à Assamala Amoi pour son œuvre « Trésor perdu dans la ville », parue aux Éditions Eburnie. Le jury a particulièrement insisté sur la qualité de l’illustration, un critère déterminant pour capter l’attention du jeune public.
Point d’orgue de cette cérémonie, le prestigieux Grand prix Bernard Binlin Dadié 2026 a été décerné à Maurice Bandama, par ailleurs écrivain à l'honneur de ce SILA, pour son roman « Sœurs esclaves », une œuvre saluée pour sa profondeur et sa portée narrative. Doté de 5 millions de FCFA, ce prix consacre une plume incontournable du paysage littéraire ivoirien.
Dans la catégorie jeune talent, Souboré Dali s’impose avec « Les Monts de Kong », remportant le prix Bernard Binlin Dadié du jeune écrivain, doté de 2 millions de FCFA. Une mention spéciale a également été attribuée à l’œuvre « L’amour ne prie pas cinq fois » de Donassihi Coulibaly.
Prenant la parole, le président de l'Association des Editeurs de Côte d'Ivoire (ASSEDI), Charles Pemont, a adressé ses félicitations aux lauréats, saluant leur contribution à la vitalité du secteur du livre. De son côté, la présidente de l’Association des Écrivains de Côte d'Ivoire (AECI), Dr Hélène Lobé Wagga, a salué les initateurs du salon. « Merci de garder la flamme allumée qui nous maintient. Cette année, le SILA nous invite à la construction, "lire pour bâtir", cultiver le goût de la lecture. Cette invitation concerne tous et vise à rendre le livre accessible. Mes vives félicitations vont aux lauréats. Que chaque lecture continue à bâtir notre belle Côte d’Ivoire », a-t-elle souhaité.
La conférence inaugurale, animée par le professeur Jean-Marie Kouakou sur le thème de cette édition, a rappelé la portée essentielle de la lecture dans la construction de l’individu et de la société. « Les livres ne sont pas que des témoignages, ils nous permettent de comprendre la culture qui nous entoure. Lire, c’est se comprendre soi-même dans la totalité de son être », a-t-il souligné, avant d’inviter la jeunesse à s’approprier le livre comme outil de paix et de transformation sociale.
Avec pour thème « Lire pour bâtir », le SILA 16 confirme son ambition de faire du livre un levier de développement, d’éducation et de cohésion sociale. Plus de 100 000 visiteurs sont attendus pour cette édition qui se poursuit jusqu'au 2 mai prochain.
R-SEKONGO

