Au cœur de la commune du Plateau d’Abidjan quartier des affaires de la capitale économique ivoirienne, un établissement a su traverser le temps sans perdre son essence. Il s’agit de Happy Hours, un bar-restaurant devenu au fil des années une véritable institution de la vie abidjanaise.
À l’origine de cette aventure, Bictogo Michel dit Papounet. En 2006, il acquiert le fonds de commerce avec une ambition simple , créer un lieu de rencontres, un espace où amis et connaissances pourraient se retrouver dans une ambiance chaleureuse.
« J’avais acheté ça pour que ce soit un lieu de convivialité », se souvient-il.
Deux décennies plus tard, l’objectif initial est non seulement atteint, mais dépassé. Happy Hours s’est imposé comme un cadre où se mêlent échanges, retrouvailles et diversité sociale. Ici, les barrières tombent, et les divergences même politiques s’effacent autour d’un verre ou d’un repas.
« On a accueilli des personnes que tout pouvait opposer, mais qui se retrouvaient ici en toute simplicité », explique le fondateur.
Au fil du temps, l’établissement s’est également distingué comme un espace d’expression culturelle. Des artistes, des DJs, ainsi que de jeunes talents issus notamment de l’INSAC y ont fait leurs armes, contribuant à façonner l’identité du lieu. Les célébrations marquant les 20 ans ont d’ailleurs été l’occasion de retrouvailles émouvantes entre anciens habitués.
Autre particularité , le Happy Hours est devenu un passage quasi traditionnel pour les lauréates de Miss Côte d’Ivoire, qui viennent y partager un moment après leur couronnement, sous l’impulsion de Victor Yapobi, proche du promoteur.
Malgré les mutations du Plateau, autrefois centre névralgique concentrant administrations et activités économiques avant leur extension vers des zones comme les Deux-Plateaux, l’établissement a su maintenir son attractivité. Une clientèle fidèle continue de fréquenter les lieux, même après avoir quitté le quartier.
Côté gastronomie, Happy Hours s’est forgé une solide réputation grâce à ses spécialités, notamment le poulet flambé et les grillades, servis par une équipe jeune et engagée au service des clients.
Aujourd’hui, après 20 ans d’existence, Michel Papounet regarde vers l’avenir avec lucidité. « Il faut préparer la relève », confie-t-il.
Mais une chose demeure certaine , à Happy Hours, la convivialité reste la clé. Une valeur fondatrice qui, depuis deux décennies, fait de ce bar-restaurant bien plus qu’un simple lieu de consommation un véritable espace de vie au cœur d’Abidjan.
JB

