x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Santé Publié le vendredi 26 juin 2026 | Abidjan.net

Côte d’Ivoire : le débat sur la culture de l’anticipation relancé face à la faible pénétration de l’assurance

Côte d’Ivoire : le débat sur la culture de l’anticipation relancé face à la faible pénétration de l’assurance
© Abidjan.net Par JB
Côte d’Ivoire : le débat sur la culture de l’anticipation relancé face à la faible pénétration de l’assurance
La problématique de la préparation des ménages ivoiriens face aux imprévus a été au centre d’un panel tenu à Abidjan au cours d'un déjeuner de presse tenue à la résidence Cocody ambassades , réunissant une compagnie dans le secteur de l’assurance et organisations de consommateurs. À travers la question « Les Ivoiriens sont-ils suffisamment préparés aux imprévus ? », les échanges ont mis en lumière les défis liés à la culture de l’anticipation dans le pays.

La problématique de la préparation des ménages ivoiriens face aux imprévus a été au centre d’un panel tenu à Abidjan au cours d'un déjeuner de presse tenue à la résidence Cocody ambassades ce mercredi 24 juin 2026 , réunissant une compagnie dans le secteur de l’assurance et organisations de consommateurs. À travers la question « Les Ivoiriens sont-ils suffisamment préparés aux imprévus ? », les échanges ont mis en lumière les défis liés à la culture de l’anticipation dans le pays.

Dès l’ouverture du panel, le modérateur a planté le décor en rappelant les chiffres préoccupants du secteur , un taux de pénétration de l’assurance estimé à moins de 1,5 % en Côte d’Ivoire. Il a ensuite interrogé les panélistes sur les principales préoccupations exprimées par les populations face aux risques du quotidien.


Prenant la parole, Marius Comoé, président d’une organisation nationale de consommateurs, a insisté sur les réalités sociales qui structurent les inquiétudes des ménages. Selon lui, les questions de santé, d’éducation et du coût de la vie arrivent en tête des préoccupations « La solidarité familiale reste un pilier important dans notre société, mais elle ne suffit plus toujours face à la multiplication des risques », a-t-il expliqué, estimant que les mutations économiques imposent une adaptation des comportements.


Le modérateur est revenu sur cette analyse en interrogeant le panéliste sur la capacité réelle des ménages à anticiper les chocs économiques et sociaux, notamment en cas de perte d’emploi ou de maladie grave.


En réponse, Marius Comoé a souligné que la culture de l’anticipation demeure encore insuffisamment ancrée. Il a plaidé pour un changement progressif des mentalités, estimant que les populations doivent intégrer davantage la prévention des risques dans leur gestion quotidienne « Il faut évoluer vers une culture où l’on anticipe les imprévus plutôt que de les subir », a-t-il soutenu, tout en appelant à une meilleure implication des acteurs publics et privés dans cette dynamique.


De son côté, Mamery Silue, directeur du développement commercial du groupe Belife, a été interrogé par le journaliste sur les besoins exprimés sur le terrain par les populations. Il a mis en avant les difficultés récurrentes liées au financement de l’éducation des enfants, à la santé et à la préparation de la retraite.


Selon lui, les équipes terrain observent également le recours fréquent à des mécanismes informels de solidarité pour faire face aux urgences de la vie.


Le modérateur a alors demandé quelles solutions concrètes pouvaient répondre à ces réalités dans un contexte de revenus souvent limités.


Répondant à cette préoccupation, Mamery Silue a insisté sur la nécessité de renforcer la proximité avec les populations et de simplifier la compréhension des mécanismes de protection. Il a évoqué des efforts visant à améliorer la pédagogie autour des contrats et à renforcer la transparence dans les relations avec les usagers.


Les échanges ont également mis en évidence la nécessité d’un dialogue plus structuré entre organisations de consommateurs et acteurs du secteur. Marius Comoé a insisté sur le fait que les associations jouent un rôle d’intermédiation et de veille, et non d’opposition systématique.


« Nous sommes des partenaires critiques mais constructifs », a-t-il rappelé, appelant à des cadres de concertation réguliers pour améliorer la qualité des services et la compréhension des offres.


En conclusion, les intervenants ont convenu que le principal défi reste la construction progressive d’une culture de l’anticipation, adaptée aux réalités socio-économiques ivoiriennes, afin de mieux protéger les ménages face aux imprévus de la vie.



JB

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Titrologie

Toutes les vidéos Titrologie à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ