En Côte d'Ivoire, le 1er juillet 2026 marquera le début officiel du repos biologique ou fermeture saisonnière des pêches, rapporte une déclaration du ministre ivoirien des Ressources Animales et Halieutiques transmis à Abidjan.net le dimanche 28 juin 2026.
Dans cette déclaration, le ministre des Ressources Animales et Halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a appelé au civisme, à l'esprit républicain et à la responsabilité individuelle de chaque acteur de la filière.
Selon lui, '' respecter cette trêve, c'est préserver la Côte d'Ivoire ''.
'' l'État veillera à l'application rigoureuse de la loi. Sous la coordination des services du ministère, du centre de surveillance des pêcherie, des forces de défense et de sécurité ainsi que des autorités préfectorales, un contrôle strict sera déployé sur tout le territoire '', a dit M. Touré.
Auparavant, le ministre a fait savoir que le repos biologique est un impératif écologique, économique et social.
De son avis, suspendre ou encadrer temporairement certaines activités de pêche, permet de favoriser la reproduction des espèces, la croissance des juvéniles et la reconstitution naturelle des stocks.
Ainsi, le ministre a annoncé que pour l'année 2026, le repos biologique reposera sur deux approches complémentaires.
Notamment, un repos biologique intégral dans les eaux marines prévu du 1er juillet au 31 août 2026. Cette fermeture totale visant la pêche industrielle chalutière et pêcherie de petits pélagiques ou sardinières, permettra d'assurer une période de tranquilité effective des zones de pêche, de réduire fortement l'effort de pêche pendant cette période critique et garantir une meilleure cohérence avec les efforts régionaux de gestion des stocks partagés.
Un repos biologique sélectif dans les eaux lagunaires et continentales prévu dans la période du 1er juillet au 31 août 2026 dans les eaux lagunaires et du 1er septembre au 31 octobre 2026 dans les eaux continentales.
Ce repos biologique sélectif cible prioritairement les engins et pratiques les plus impactant sur les ressources, tout en maintenant une activité minimale encadrée pour les méthodes de pêche jugées moins destructrices et conformes à la réglementation.
Depuis l'introduction du repos biologique en 2023, cette mesure s'est progressivement étendue de la mer aux eaux lagunaires et continentales. Les efforts consentis ces dernières années ont produit des résultats encourageants. De 2022 à 2025, rappelle-t-on, les captures globales dans les eaux sont passées de 85.727 tonnes à 102.873 tonnes, soit une progression d'environ 20%.
L.Barro

