Le ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Amadou Coulibaly, a procédé à l’ouverture de la première session 2026 des Rendez-vous du Gouvernement, lundi 20 juillet 2026, à la Primature, une plateforme d’échanges initiée par le Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG). Placée sous le thème « Politique nationale de développement : enjeux, défis et perspectives », cette rencontre a permis de présenter les grandes orientations du Plan National de Développement (PND) 2026-2030.
Cette session de haut niveau a réuni des membres du Gouvernement, des représentants des institutions nationales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs des médias nationaux et internationaux. Parmi les personnalités présentes figurait notamment la ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration, Mme Anne Désirée Ouloto-Lamizana, dont la présence a souligné la dimension transversale et gouvernementale de cette initiative de communication publique.
À l’ouverture de la conférence, le ministre Amadou Coulibaly a rappelé la nécessité d’une communication publique fondée sur la transparence, la pédagogie et la redevabilité, soulignant que l’évolution de la société ivoirienne impose désormais un nouveau rapport entre l’action publique et les citoyens. « Aujourd’hui, nos concitoyens ne se contentent plus d’observer les ambitions annoncées par le Gouvernement ; ils évaluent les résultats », a-t-il indiqué.
Les Rendez-vous du Gouvernement, a-t-il poursuivi, s’inscrivent comme un cadre régulier d’information et d’échanges avec les citoyens à travers les médias : « La reprise des Rendez-vous du Gouvernement consacre une méthode : celle de la transparence, de la pédagogie, du dialogue direct avec toutes les parties prenantes dans l’action gouvernementale, mais également celle du devoir de redevabilité. »
Invité d’honneur de cette première session, le Ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, a présenté les grandes lignes du PND 2026-2030. Il a rappelé que, depuis 2012, la Côte d’Ivoire a engagé une stratégie reposant sur un modèle d’économie libérale dans lequel l’État joue un rôle de stratège et le secteur privé constitue le moteur principal de la création de richesses et d’emplois. A l’en croire, les résultats enregistrés sont éloquents : le PIB par habitant a doublé, passant de 1 547 dollars en 2012 à 3 146 dollars en 2025 ; le budget de l’État est passé de 3 240 milliards de FCFA à 15 339 milliards en 2025 ; les recettes fiscales ont atteint 8 542 milliards de FCFA contre 2 235 milliards en 2012. Dans le domaine des infrastructures, le réseau routier bitumé est passé de 6 500 à 8 500 km, la production d’électricité a progressé de 1 391 à 3 224 mégawatts, et le Port autonome d’Abidjan traite désormais plus de 46 millions de tonnes de marchandises.
Sur le plan social, le taux d’accès à l’électricité atteint 99,2 %, plus de 25 millions de personnes sont enrôlées à la Couverture Maladie Universelle et la production vivrière a doublé, passant d’environ 11 millions à 24 millions de tonnes en 2025.
Le PND 2026-2030, dont le coût global est estimé à 114 838,5 milliards de FCFA avec une contribution attendue du secteur privé à hauteur de 70,2 %, vise à hisser la Côte d’Ivoire au rang des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à l’horizon 2030. Ses objectifs incluent un taux moyen de croissance de 7,2 %, un PIB par habitant de 4 500 dollars, une réduction du taux de pauvreté en dessous de 20 % et la création de plusieurs millions d’emplois. Le Groupe consultatif pour le financement du PND a enregistré des engagements de 80 milliards de dollars américains, soit environ 47 820 milliards de FCFA.
La Directrice générale du CICG, Mme Dosso Awa, a rappelé que les RDV du Gouvernement répondent à « une exigence essentielle de la gouvernance moderne : permettre aux citoyens de mieux comprendre les politiques publiques, leurs objectifs, leurs résultats et les défis qui demeurent », contribuant ainsi au renforcement de la confiance entre les institutions et les citoyens.
Cette première session 2026 confirme ainsi la volonté du Gouvernement ivoirien de renforcer le dialogue avec les citoyens et de faire de la communication publique un instrument majeur de transparence et de compréhension de l’action de l’État.
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