La capitale économique ivoirienne abrite, depuis ce mardi 28 juillet 2026 la 11ᵉ édition du séminaire des chambres consulaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), axé sur les réformes économiques et l’intégration régionale.
Organisée par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Côte d'Ivoire (CCI-CI), cette rencontre se tient à l’hôtel Tiama, au Plateau, et réunit les secrétaires généraux des chambres consulaires des États membres, des représentants des institutions communautaires ainsi que des autorités ivoiriennes.
La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence de Touré Faman, président de la CCI-CI, de Vallassine Diarrassouba, représentant la Présidente de la Chambre Consulaire Régionale de l’UEMOA (PCCR), et de Olivier Daipo, représentant le ministre du Commerce et de l’Industrie.
Dans son allocution, Touré Faman a souhaité la bienvenue aux différentes délégations, notamment celle de la Guinée, tout en exprimant sa reconnaissance au gouvernement ivoirien pour son soutien constant au secteur privé. Il a rappelé le rôle stratégique des chambres consulaires dans l’amélioration du climat des affaires et l’accompagnement des entreprises face aux mutations économiques, à la digitalisation et à la reconfiguration des chaînes de valeur. « L’efficacité de nos actions dépendra de notre capacité à harmoniser nos pratiques, mutualiser nos expériences et bâtir des réponses communes aux défis de nos entreprises », a-t-il indiqué.
Le président de la CCI-CI a également mis en avant plusieurs projets structurants, dont la création d’un observatoire économique communautaire, d’un baromètre de perception des entreprises sur l’environnement des affaires, ainsi que d’une académie consulaire dédiée au renforcement des capacités des institutions consulaires de l’espace UEMOA.
Profitant de cette tribune, il a invité les acteurs économiques à participer à la deuxième édition du Salon africain des licences de marque, prévue les 15 et 16 octobre 2026 à Abidjan.
Prenant la parole au nom de la PCCR, Vallassine Diarrassouba a souligné que ce séminaire constitue, depuis plus d’une décennie, un cadre privilégié d’apprentissage mutuel, de partage d’expériences et de renforcement des capacités.Selon lui, les mutations de l’économie mondiale, marquées par la transformation numérique et les défis de compétitivité, imposent une résilience accrue du secteur privé communautaire. « L’intégration régionale repose autant sur des politiques communautaires efficaces que sur des institutions consulaires fortes et modernes », a-t-il affirmé.
Représentant le ministre du Commerce et de l’Industrie, Olivier Daipo a réitéré l’engagement du gouvernement ivoirien à soutenir les initiatives favorisant l’intégration économique et le développement du secteur privé. Il a salué le rôle des chambres consulaires dans le dialogue public-privé, la facilitation des échanges et l’amélioration continue du climat des affaires « Nous sommes ici pour évaluer les réformes engagées, partager les préoccupations du secteur privé et veiller à la mise en œuvre effective des recommandations », a-t-il déclaré, reconnaissant toutefois que l’intégration des propositions issues des travaux reste un processus exigeant.
Durant plusieurs jours, les participants échangeront sur l’évaluation des recommandations antérieures, les études relatives à l’environnement des affaires, les meilleures pratiques dans les États membres, ainsi que les projets structurants portés par la Chambre Consulaire Régionale.
Ce séminaire vise, in fine, à renforcer la compétitivité des entreprises de l’espace UEMOA et à consolider le rôle des chambres consulaires comme interface stratégique entre pouvoirs publics et secteur privé, en vue d’une intégration régionale plus dynamique, innovante et inclusive.
JB

