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Santé Publié le jeudi 20 août 2026 | Abidjan.net

Côte d’Ivoire : la planification familiale et la santé reproductive des jeunes au cœur d’une visite du Partenariat de Ouagadougou

Côte d’Ivoire : la planification familiale et la santé reproductive des jeunes au cœur d’une visite du Partenariat de Ouagadougou
© Abidjan.net Par CK
Côte d’Ivoire : la planification familiale et la santé reproductive des jeunes au cœur d’une visite du Partenariat de Ouagadougou
Le Programme national de santé de la mère et de l’enfant (PNSME) a organisé, mercredi 19 août 2026, une visite de terrain au Centre de santé scolaire universitaire (CSSU) de Marcory, dans le cadre d’une mise au point sur les avancées de la Côte d’Ivoire en matière de santé reproductive et de planification familiale.

Le Programme national de santé de la mère et de l’enfant (PNSME) a organisé, mercredi 19 août 2026, une visite de terrain au Centre de santé scolaire universitaire (CSSU) de Marcory, dans le cadre d’une mise au point sur les avancées de la Côte d’Ivoire en matière de santé reproductive et de planification familiale.

Cette visite s’inscrit dans le cadre des préparatifs du 15ᵉ anniversaire du Partenariat de Ouagadougou, créé en 2011 pour soutenir les politiques de planification familiale dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest. Elle a notamment permis à Marie Ba, directrice de l’Unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO), de constater les progrès réalisés par la Côte d’Ivoire et d’échanger avec les acteurs nationaux sur les défis à relever.

À l’issue de la visite, Marie Ba a salué les efforts engagés depuis plusieurs années par la Côte d’Ivoire en faveur de la planification familiale et de la santé reproductive. Selon elle, les résultats observés aujourd’hui sont le fruit de décisions politiques et d’investissements réalisés sur le long terme, notamment en faveur des adolescents, des jeunes et des femmes. 

Elle a particulièrement mis en avant la politique de gratuité mise en place par la Côte d’Ivoire, estimant que cette mesure devrait contribuer à améliorer progressivement l’accès des femmes aux services de planification familiale et à réduire le coût comme obstacle à leur utilisation. « L’impact est très long » à obtenir après un investissement dans ce domaine, a-t-elle expliqué, soulignant que les avancées actuellement observées sont liées aux politiques mises en œuvre au cours des dernières années.

La directrice de l’UCPO a également insisté sur l’attention accordée par la Côte d’Ivoire aux adolescents et aux jeunes.

Le dispositif mis en place dans ce domaine constitue, selon elle, une expérience qui pourrait être reproduite dans d’autres pays membres du Partenariat de Ouagadougou. Elle a notamment souhaité voir se multiplier les structures spécialisées dans la prise en charge des adolescents et des jeunes sur l’ensemble du territoire ivoirien. L’objectif est de renforcer davantage les résultats en matière de santé reproductive des adolescents et des jeunes.

À l’approche de l’horizon 2030, le Partenariat de Ouagadougou entend poursuivre son accompagnement des États dans la mise en œuvre de leurs politiques de planification familiale.

Marie Ba a toutefois souligné la nécessité d’accorder une attention particulière à la mobilisation des ressources domestiques, dans un contexte marqué par la diminution des financements extérieurs consacrés à la santé et à l’aide internationale.

Elle a plaidé pour une augmentation de la contribution des États au financement de la planification familiale et de la santé de la mère et de l’enfant. « La planification familiale est très souvent le parent pauvre » des programmes financés par les ministères de la Santé, a-t-elle relevé, tout en insistant sur son impact sur les populations.

Pour Dr Fatoumata Touré épouse Bamba, directrice coordonnatrice du Programme national de santé de la mère et de l’enfant, la Côte d’Ivoire dispose d’une longue expérience dans la prise en charge de la santé des adolescents et des jeunes en milieu scolaire. Elle a rappelé que le pays a développé progressivement des dispositifs dédiés à cette population, avec notamment la mise en place d’un programme spécifique consacré à la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes dans les établissements scolaires et universitaires.

Cette politique vise notamment à prévenir les grossesses en milieu scolaire et à favoriser l’accès des jeunes à l’information et aux services de santé reproductive.

Selon Dr Fatoumata Touré, les jeunes sont de plus en plus nombreux à recourir aux services disponibles pour s’informer et prendre en charge leur santé sexuelle et reproductive. Le pays compte désormais 110 services scolaires, universitaires et dédiés aux adolescents et aux jeunes. Elle estime que ces efforts contribuent à faire reculer progressivement les grossesses en milieu scolaire.

La visite a également permis de découvrir les prestations proposées au Centre de santé scolaire universitaire de Marcory, spécialisé dans la prise en charge des adolescents et des jeunes.

Le docteur Assi Constantin, médecin-chef du centre, a expliqué que la structure propose des soins de santé courants, mais également des services spécifiquement orientés vers les besoins des jeunes.

La planification familiale constitue notamment l’un des principaux axes d’intervention du centre, à travers la prévention, la sensibilisation et la communication auprès des jeunes scolarisés et non scolarisés.

Une assistante sociale et une sage-femme sont également disponibles pour accompagner les jeunes confrontés à différentes difficultés et leur apporter des conseils, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive.

En période scolaire, le centre accueille en moyenne 50 à 60 visiteurs par jour. Pendant les vacances, la fréquentation se situe plutôt entre 30 et 40 visiteurs quotidiens.

Outre les consultations médicales, de nombreux jeunes se rendent au centre pour bénéficier de conseils et d’un accompagnement. Les patients reçus sont généralement âgés de 12 à 25 ans.

Pour les responsables ivoiriens, cette visite constitue une occasion de faire le point sur les progrès réalisés et de renforcer la collaboration avec le Partenariat de Ouagadougou.

Né en février 2011, ce partenariat constitue une plateforme de coopération entre neuf pays francophones d’Afrique de l’Ouest autour de la planification familiale. Selon les responsables ivoiriens, il a contribué à accompagner les gouvernements dans la prise de décisions et la mise en œuvre de politiques favorables à l’accès aux services de santé reproductive.

À l’horizon 2030, les acteurs souhaitent ainsi maintenir cette dynamique, avec un accent particulier sur l’accès des adolescents et des jeunes aux services de santé reproductive, le financement domestique de la planification familiale et la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile.

Cyprien K.

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