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Économie Publié le mercredi 16 septembre 2026 | Abidjan.net

Formation professionnelle : l’AGEFOP lance la cartographie des besoins en compétences dans trois pôles économiques

Formation professionnelle : l’AGEFOP lance la cartographie des besoins en compétences dans trois pôles économiques
© Abidjan.net Par A. Salif
Cérémonie de lancement de la Cartographie des besoins en compétence
Mercredi 16 septembre 2026. Abidjan. La Cartographie des besoins en compétence d'identifications des besoins en compétences a été officiellement lancé à l'Agence Nationale de la Formation Professionnelle (AGEFOP)

L’Agence nationale de la formation professionnelle (AGEFOP) a officiellement lancé, ce mercredi 16 septembre 2026 à Abidjan, la cartographie des besoins en compétences dans le Haut-Sassandra, à San-Pédro et dans le District autonome d’Abidjan. Cette initiative vise à mieux identifier les compétences recherchées par les entreprises afin d’adapter l’offre de formation aux réalités du marché du travail.


La cérémonie a réuni des représentants des administrations publiques, des collectivités territoriales, des services techniques déconcentrés, du secteur privé, des organisations professionnelles ainsi que des partenaires techniques et financiers. Elle marque le démarrage d’un processus de collecte de données auprès des différents acteurs concernés.


Pour la directrice générale de l’AGEFOP, Karitia Coulibaly épouse De Medeiros, l’enjeu est de disposer de données fiables et actualisées permettant de mieux comprendre les besoins des territoires et des entreprises.


« Former efficacement suppose d’abord de connaître précisément les compétences recherchées par les entreprises, les métiers émergents, les dynamiques économiques des territoires ainsi que les aspirations des populations », a-t-elle expliqué.


Cette cartographie constitue, selon la responsable, une composante fondamentale du Programme national Passeport-Compétences, porté par l’AGEFOP. Celui-ci repose notamment sur l’identification des besoins en compétences, la conception de référentiels adaptés, la formation, la certification et l’accompagnement à l’insertion professionnelle.


Les trois territoires ciblés par cette première phase ont été retenus en raison de leur dynamisme économique, de leur potentiel de développement et de la diversité de leurs activités productives. Les données collectées devront permettre d’identifier les secteurs prioritaires, les métiers porteurs et les compétences stratégiques nécessaires au développement économique local.


L’ambition affichée par l’AGEFOP dépasse toutefois ces trois territoires. L’agence entend progressivement étendre la démarche à l’ensemble des régions de Côte d’Ivoire afin de construire une véritable cartographie nationale des besoins en compétences.


À terme, l’objectif est de disposer d’un mécanisme permanent permettant d’observer, d’analyser et d’anticiper les évolutions du marché du travail. Ces informations pourraient notamment servir à orienter les politiques publiques, les investissements en formation et les stratégies de développement des collectivités territoriales.


Représentant le ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, la directrice de cabinet adjointe et présidente du Conseil de gestion de l’AGEFOP, Coulibaly Bintou, a souligné l’importance de cette démarche dans la mise en œuvre de la politique nationale de développement des compétences et de promotion de l’employabilité.


Elle a appelé les opérateurs économiques, les organisations patronales, les chambres consulaires, les collectivités territoriales et les structures de formation à contribuer activement aux travaux qui seront conduits dans les prochaines semaines.


« Les entreprises sont les premières bénéficiaires d’un système de formation pertinent et les premières concernées par la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée », a-t-elle indiqué.


Partenaire de l’AGEFOP dans cette démarche à travers le projet ADEFA, la coopération allemande, représentée par le chef du projet ADEFA de la GIZ, Raphaël Bavoux, entend faire de ces études une étape vers la mise en place d’un système durable d’anticipation des compétences.


L’enjeu, selon lui, est de dépasser la simple photographie des besoins actuels pour développer une capacité à identifier les transformations à venir, les métiers émergents et les compétences qui seront nécessaires demain.


« Notre ambition commune ne saurait se limiter à la réalisation des trois études. L’enjeu qui se pose à nous est plus large », a-t-il déclaré.


La GIZ souhaite ainsi contribuer à la mise en place d’une chaîne d’informations allant de l’expression des besoins des entreprises jusqu’à la prise de décision et à la planification stratégique de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.


Les données recueillies devront notamment être mises en relation avec l’offre de formation existante afin d’identifier les écarts entre les compétences disponibles et celles recherchées par les entreprises.


Raphaël Bavoux a également insisté sur la qualité et l’actualisation des données. Pour lui, les entreprises doivent non seulement fournir des informations sur leurs besoins actuels, mais aussi être accompagnées afin de mieux anticiper leurs besoins futurs en emplois et en compétences.


Au-delà de la collecte de données, le projet ADEFA entend renforcer le dialogue entre l’État, les structures de formation professionnelle et le secteur privé, notamment dans le cadre de la formation par alternance.


« Les entreprises ne sont pas simplement une source de données ou des répondants à un questionnaire. Elles doivent devenir des partenaires permanents du système de formation professionnelle », a soutenu le chef du projet ADEFA.


Les études lancées à Abidjan, à San-Pédro et dans le Haut-Sassandra doivent ainsi servir à mieux connaître les besoins des entreprises, mais également à tirer des enseignements sur les méthodes de collecte et d’analyse des données.


L’objectif final est de rapprocher les besoins de l’économie, l’offre de formation et les perspectives d’insertion professionnelle des jeunes, dans un contexte marqué par l’évolution rapide des technologies, des modes de production et des métiers.


Cyprien K.Formation professionnelle : l’AGEFOP lance la cartographie des besoins en compétences dans trois pôles économiques


L’Agence nationale de la formation professionnelle (AGEFOP) a officiellement lancé, ce mercredi 16 septembre 2026 à Abidjan, la cartographie des besoins en compétences dans le Haut-Sassandra, à San-Pédro et dans le District autonome d’Abidjan. Cette initiative vise à mieux identifier les compétences recherchées par les entreprises afin d’adapter l’offre de formation aux réalités du marché du travail.


La cérémonie a réuni des représentants des administrations publiques, des collectivités territoriales, des services techniques déconcentrés, du secteur privé, des organisations professionnelles ainsi que des partenaires techniques et financiers. Elle marque le démarrage d’un processus de collecte de données auprès des différents acteurs concernés.


Pour la directrice générale de l’AGEFOP, Karitia Coulibaly épouse De Medeiros, l’enjeu est de disposer de données fiables et actualisées permettant de mieux comprendre les besoins des territoires et des entreprises.


« Former efficacement suppose d’abord de connaître précisément les compétences recherchées par les entreprises, les métiers émergents, les dynamiques économiques des territoires ainsi que les aspirations des populations », a-t-elle expliqué.


Cette cartographie constitue, selon la responsable, une composante fondamentale du Programme national Passeport-Compétences, porté par l’AGEFOP. Celui-ci repose notamment sur l’identification des besoins en compétences, la conception de référentiels adaptés, la formation, la certification et l’accompagnement à l’insertion professionnelle.


Les trois territoires ciblés par cette première phase ont été retenus en raison de leur dynamisme économique, de leur potentiel de développement et de la diversité de leurs activités productives. Les données collectées devront permettre d’identifier les secteurs prioritaires, les métiers porteurs et les compétences stratégiques nécessaires au développement économique local.


L’ambition affichée par l’AGEFOP dépasse toutefois ces trois territoires. L’agence entend progressivement étendre la démarche à l’ensemble des régions de Côte d’Ivoire afin de construire une véritable cartographie nationale des besoins en compétences.


À terme, l’objectif est de disposer d’un mécanisme permanent permettant d’observer, d’analyser et d’anticiper les évolutions du marché du travail. Ces informations pourraient notamment servir à orienter les politiques publiques, les investissements en formation et les stratégies de développement des collectivités territoriales.


Représentant le ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, la directrice de cabinet adjointe et présidente du Conseil de gestion de l’AGEFOP, Coulibaly Bintou, a souligné l’importance de cette démarche dans la mise en œuvre de la politique nationale de développement des compétences et de promotion de l’employabilité.


Elle a appelé les opérateurs économiques, les organisations patronales, les chambres consulaires, les collectivités territoriales et les structures de formation à contribuer activement aux travaux qui seront conduits dans les prochaines semaines.


« Les entreprises sont les premières bénéficiaires d’un système de formation pertinent et les premières concernées par la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée », a-t-elle indiqué.


Partenaire de l’AGEFOP dans cette démarche à travers le projet ADEFA, la coopération allemande, représentée par le chef du projet ADEFA de la GIZ, Raphaël Bavoux, entend faire de ces études une étape vers la mise en place d’un système durable d’anticipation des compétences.


L’enjeu, selon lui, est de dépasser la simple photographie des besoins actuels pour développer une capacité à identifier les transformations à venir, les métiers émergents et les compétences qui seront nécessaires demain.


« Notre ambition commune ne saurait se limiter à la réalisation des trois études. L’enjeu qui se pose à nous est plus large », a-t-il déclaré.


La GIZ souhaite ainsi contribuer à la mise en place d’une chaîne d’informations allant de l’expression des besoins des entreprises jusqu’à la prise de décision et à la planification stratégique de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.


Les données recueillies devront notamment être mises en relation avec l’offre de formation existante afin d’identifier les écarts entre les compétences disponibles et celles recherchées par les entreprises.


Raphaël Bavoux a également insisté sur la qualité et l’actualisation des données. Pour lui, les entreprises doivent non seulement fournir des informations sur leurs besoins actuels, mais aussi être accompagnées afin de mieux anticiper leurs besoins futurs en emplois et en compétences.


Au-delà de la collecte de données, le projet ADEFA entend renforcer le dialogue entre l’État, les structures de formation professionnelle et le secteur privé, notamment dans le cadre de la formation par alternance.


« Les entreprises ne sont pas simplement une source de données ou des répondants à un questionnaire. Elles doivent devenir des partenaires permanents du système de formation professionnelle », a soutenu le chef du projet ADEFA.


Les études lancées à Abidjan, à San-Pédro et dans le Haut-Sassandra doivent ainsi servir à mieux connaître les besoins des entreprises, mais également à tirer des enseignements sur les méthodes de collecte et d’analyse des données.


L’objectif final est de rapprocher les besoins de l’économie, l’offre de formation et les perspectives d’insertion professionnelle des jeunes, dans un contexte marqué par l’évolution rapide des technologies, des modes de production et des métiers.


Cyprien K.

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