La deuxième étape de la caravane « Territoires & Avenir » s’est tenue le mardi 6 octobre 2026 à Korhogo, autour des opportunités économiques du Poro et des moyens de transformer ses potentialités en investissements et en activités créatrices de valeur. Cette conférence-débats a réuni des acteurs publics et privés pour identifier des projets structurants et renforcer l’attractivité de la région.
Habib M’bengue, président du comité scientifique de l’événement, a pris part à cette démarche visant à rapprocher les collectivités territoriales, les administrations, les investisseurs et les opérateurs économiques autour des priorités du Plan national de développement (PND) 2026-2030.
Le préfet de la région du Poro, Karim Diarrassouba, a souligné les atouts économiques de la région, notamment dans les filières de la mangue, de l’anacarde, du coton et des cultures vivrières. Ces productions constituent des sources de revenus pour les populations et offrent des possibilités de développement de la transformation locale.
Les investissements publics réalisés dans les infrastructures routières, sanitaires, éducatives et sportives contribuent également au développement de la région. Pour consolider ces acquis, l’enjeu est désormais de favoriser la mise en œuvre de projets structurants et d’accroître la participation du secteur privé au financement de l’économie locale.
Pour Habib M’bengue, les territoires doivent anticiper leurs besoins sur les dix à quinze prochaines années. Cette projection passe par une meilleure organisation des filières économiques, le développement des chaînes de valeur et la préparation de projets capables d’attirer des financements.
La coopération économique entre la Côte d’Ivoire et le Maroc a également figuré parmi les sujets abordés lors de la rencontre. L’ambassadeur du Royaume du Maroc en Côte d’Ivoire, Othman El Ferdaous, a mis en avant le potentiel agro-industriel du nord du pays, en particulier les perspectives liées à la transformation des productions agricoles.
Évoquant les activités industrielles autour de Napié, où plusieurs unités sont opérationnelles ou en projet, le diplomate a insisté sur la nécessité de développer les capacités locales de transformation. Cette orientation doit contribuer à la création d’emplois et à une meilleure valorisation des ressources produites dans les territoires.
Les discussions ont ainsi mis l’accent sur la concertation entre les collectivités, les administrations et les acteurs économiques pour identifier les opportunités d’investissement, structurer les projets et faciliter leur financement.
La caravane « Territoires & Avenir » entend contribuer à l’élaboration d’une vision concertée du développement territorial en Côte d’Ivoire. Après Ferkessédougou et Korhogo, elle se rendra à Bouaké, dans la région du Gbêkê, le 8 octobre, puis à Yamoussoukro le 9 octobre. Les étapes suivantes sont prévues à San Pedro le 12 octobre et dans le Sud-Comoé le 14 octobre.
Le cycle prendra fin le 16 octobre à Abidjan avec une journée nationale de synthèse. Cette rencontre permettra de présenter les enseignements des différentes étapes, de les inscrire dans une perspective nationale et africaine et de renforcer les collaborations entre les secteurs public et privé.
R-SEKONGO

