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Société Publié le jeudi 15 octobre 2026 | Adweknow.com

Ange Guei, Directeur Général de NCI :« Notre ambition est de produire régulièrement, de faire grandir les talents et de pérenniser les emplois dans la fiction ivoirienne »

Ange Guei, Directeur Général de NCI :« Notre ambition est de produire régulièrement, de faire grandir les talents et de pérenniser les emplois dans la fiction ivoirienne »
© Adweknow.com Par DR
Ange Guei, Directeur Général de NCI

Quelle ambition porte NCI pour cette nouvelle saison ?

 

Nous voulons continuer à faire de NCI une chaîne que les Ivoiriens choisissent pour s’informer, se divertir, suivre de grandes compétitions et découvrir des histoires qui leur parlent.

 

Notre force est de réunir ces offres sur une même antenne. Nous sommes une chaîne généraliste et nous assumons ce positionnement. Cela nous oblige à travailler chaque genre avec sérieux, avec des équipes et des talents capables de lui donner une identité.

 

Cette saison, nous consolidons nos grands rendez-vous et nous poursuivons nos investissements dans la création ivoirienne. Nous voulons proposer une télévision proche de son public, avec une qualité de production qui progresse.

 

Quels sont les principaux rendez-vous de cette rentrée ?

 

Les téléspectateurs retrouvent les programmes auxquels ils sont attachés : La Télé d’Ici, Showbuzz, Les Femmes d’Ici, le Friday Show, ainsi que nos rendez-vous d’information et de sport.

 

Nous faisons évoluer cette offre. Les Femmes d’Ici est désormais présentée par Deeja Sorho, aux côtés de Yasmine Reda, Lady K et Zeinab Beydoun, qui rejoint l’équipe.

 

La Télé d’Ici, présentée par Cheick Yvhane, a également connu quelques aménagements, avec notamment l’intégration d’une rubrique de slam portée par Nin’wlou, un artiste apprécié aussi bien du jeune public que des élites.

 

Le Coffre Magic a également été remanié, avec de nouvelles étapes de jeu et un gros lot porté de 1 à 3 millions de FCFA.

 

Nous préparons de nouveaux programmes qui intégreront progressivement la grille.

 

Et nous renforçons NCI Création, désormais à 21 heures, avec ZANKA, dont la diffusion a commencé ce lundi 12 octobre. C’est un axe important de cette saison.

 

L’information reste-t-elle au cœur de l’identité de NCI ?

 

Oui. Nous voulons une information crédible, accessible et utile. Nos journaux, La Quotidienne Info, NCI 360, NCI Reportage et Focus Faits Divers répondent à des besoins différents et se complètent. La Quotidienne Info, présentée par Ali Diarrassouba, reviendra dans une formule renouvelée lors de la seconde phase de notre rentrée.

 

Nous renforçons les équipes et notre présence sur le terrain. Il faut parler des grandes décisions et des événements qui marquent l’actualité, mais aussi de ce que vivent les Ivoiriens, dans les quartiers, les villes et les villages.

 

Je tiens à ce que notre antenne rende compte de cette diversité. Le pays ne se résume pas à quelques lieux ou à quelques personnalités. Il y a des initiatives, des difficultés et des réussites qui méritent d’être mieux racontées.

 

Vous investissez de plus en plus dans la fiction. Qu’avez-vous voulu construire avec NCI Création ?

 

Nous avons voulu donner de la régularité à la création ivoirienne sur notre antenne. Nous avons pris deux engagements : diffuser un épisode inédit du lundi au vendredi et proposer au moins une nouvelle création tous les trois mois.

 

Après CASTES – Les Amours interdites, L’Effet Papillon et L’Agence, nous proposons aujourd’hui ZANKA. Nous avançons avec la volonté de tenir ce rythme.

 

Produire régulièrement change les perspectives pour ceux qui travaillent dans ce secteur. Les auteurs peuvent développer de nouveaux projets, les comédiens avoir davantage d’opportunités et les techniciens continuer à exercer leur métier.

 

C’est ce que nous voulons encourager : une activité qui se développe dans la durée, avec des talents qui progressent et des emplois qui peuvent se pérenniser.

 

Pourquoi cet engagement est-il important pour vous, en tant que dirigeant ?

 

Parce qu’une chaîne peut aussi contribuer à faire émerger une activité économique autour de ce qu’elle diffuse.

 

La fiction mobilise de nombreux métiers. Quand nous investissons dans une série, nous finançons un programme pour nos téléspectateurs, mais nous donnons aussi du travail à toute une équipe : réalisateurs, scénaristes, dialoguistes, comédiens, maquilleurs, costumiers et bien d’autres.

 

Nous avons des talents et des histoires. Pour contribuer à installer une industrie, il faut leur donner des perspectives, enchaîner les productions et renouveler cet effort. C’est une responsabilité que nous avons choisi d’assumer à notre échelle.

 

Cela demande des moyens et de la constance. Nous savons que cette ambition ne se réalisera pas avec quelques productions isolées.

 

ZANKA vient de démarrer sur NCI. Que représente cette série dans votre démarche ?

 

ZANKA est une idée originale de Kadhy Touré, coproduite par NCI Création et KT Studios, et réalisée par Tony Rodriguez. Elle élargit notre offre avec un univers qui mêle thriller, drame et psychologie, autour d’une justicière masquée.

 

Le premier épisode a reçu un accueil encourageant. Nous allons suivre la manière dont le public s’approprie l’histoire et les personnages au fil de la diffusion.

 

J’ai aussi eu le plaisir de visiter le plateau à l’invitation de Kadhy Touré. C’était ma première expérience sur un tournage de fiction. J’ai pris beaucoup de plaisir à observer le travail, l’attention portée aux scènes et l’exigence de Tony Rodriguez.

 

Cette visite a renforcé mon respect pour celles et ceux qui font vivre nos séries, devant comme derrière la caméra. Elle m’a conforté dans notre décision de lancer NCI Création.

 

Comment choisissez-vous les projets que vous accompagnez ?

 

Nous regardons l’histoire, la solidité du projet et la capacité de l’équipe à le réaliser. Nous cherchons aussi à diversifier ce que nous proposons au public. Ce travail est porté par notre direction de la fiction, conduite par Sandra Coulibaly Camara, que je tiens à féliciter pour son engagement.

 

La comédie a sa place, mais nous voulons également explorer le drame, les intrigues policières et le thriller. Nos réalités peuvent être racontées de plusieurs manières.

 

L’Agence et ZANKA illustrent cette diversité. Elles proposent des univers différents, avec la même nécessité de construire des personnages auxquels le public peut s’intéresser et des histoires qu’il a envie de suivre.

 

Nous voulons donner de la place aux créateurs tout en gardant notre responsabilité de diffuseur : proposer des programmes qui trouvent leur public.

 

NCI peut-elle porter seule cette ambition de production ?

 

Nous prenons notre part, et elle représente un investissement important. Selon les projets, nous finançons directement les productions ou nous construisons des partenariats.

 

Mais si nous voulons développer durablement la fiction ivoirienne, il faut élargir cet engagement. Les autres diffuseurs, les producteurs, les partenaires privés et les pouvoirs publics ont chacun un rôle à jouer.

 

C’est le sens de l’appel que nous avons lancé, notamment à l’ASDM et au SICA, pour accompagner cette dynamique. Il faut faciliter le financement, soutenir la professionnalisation et donner davantage de débouchés aux œuvres.

 

Plusieurs diffuseurs qui commandent régulièrement des séries peuvent créer des perspectives pour toute une filière. Nous souhaitons que notre effort contribue à entraîner d’autres investissements.

 

Le sport reste un autre investissement fort de NCI. Que proposerez-vous cette saison ?

 

Les téléspectateurs retrouveront la Premier League le samedi après-midi, la Ligue des champions le mercredi lors des journées de compétition et un match par journée de Ligue des nations. NCI Sport Express complète cette programmation le lundi.

 

Nous sommes également en discussion avec la Fédération ivoirienne de football pour élargir notre engagement autour de l’équipe nationale.

 

Nous voulons continuer à rendre de grandes affiches accessibles en clair et à proposer une couverture de qualité, avec nos présentateurs et nos consultants.

 

Le football occupe une place particulière dans la vie du public. Nous l’avons constaté lors des grandes compétitions que nous avons diffusées. Il crée des rendez-vous et des moments que les gens partagent. Pour nous, il est important que ces compétitions disposent d’une fenêtre de diffusion en télévision gratuite, avec une couverture qui réponde aux standards internationaux.

 

Comment financez-vous ces ambitions alors que les droits sportifs coûtent cher ?

 

Nous devons arbitrer avec rigueur. Les droits représentent des dépenses importantes, auxquelles s’ajoutent les coûts de production et de diffusion.

 

Ces événements attirent un public nombreux, mais les recettes publicitaires ne couvrent pas automatiquement l’investissement. Le marché reste contraint et les annonceurs sont sollicités par un nombre croissant d’acteurs.

 

Nous travaillons donc sur les partenariats, le parrainage et la valorisation commerciale de ces rendez-vous. Nous évaluons aussi ce qu’ils apportent à la chaîne et à sa relation avec le public.

 

En tant que dirigeant, je dois veiller à l’équilibre de l’entreprise tout en lui donnant les moyens de progresser. C’est cet équilibre que nous cherchons dans nos choix.

 

L’absence de mesure d’audience fonctionnelle complique-t-elle ces décisions ?

 

Oui, sur le plan éditorial comme sur le plan commercial. Nous avons besoin de données fiables pour comprendre les habitudes des téléspectateurs, apprécier les résultats de nos programmes et ajuster nos investissements.

 

Les annonceurs ont également besoin de repères pour décider où investir. Une mesure régulière, transparente et reconnue par les acteurs du marché est donc nécessaire au fonctionnement du secteur. Un processus a été engagé par la HACA, et nous en attendons les prochaines étapes.

 

Nous continuons à travailler avec les outils disponibles, mais cette situation doit trouver une solution. La mesure d’audience fait partie des moyens dont une télévision a besoin pour se développer.

 

Vos résultats numériques et les réactions sur les réseaux sociaux vous donnent-ils des indications suffisantes ?

 

Nos comptes officiels rassemblent 5,1 millions d’abonnés sur Facebook, 4 millions sur TikTok et 1,8 million sur YouTube, pour ne citer que ces principales plateformes.

 

Cette présence nous apporte des indications utiles. Nous suivons la consommation de nos contenus et les réactions qu’ils suscitent. Cela nous permet de comprendre ce qui retient l’attention et d’échanger directement avec une partie du public.

 

Mais il faut interpréter ces données pour ce qu’elles mesurent. Une vidéo très regardée sur une plateforme ne nous dit pas combien de personnes ont suivi le programme à la télévision. Et les internautes qui commentent ne représentent pas tous nos téléspectateurs.

 

Nous croisons donc ces résultats avec les retours directs et les études qualitatives. Nous devons écouter le public dans sa diversité, y compris ceux qui ne s’expriment pas sur les réseaux sociaux.

 

À quoi jugerez-vous la réussite de cette nouvelle saison ?

 

À la relation que nous aurons su maintenir et renforcer avec les téléspectateurs. Est-ce que nos programmes leur donnent envie de revenir ? Est-ce que notre information leur est utile ? Est-ce que nos nouvelles séries trouvent leur place dans leur quotidien ?

 

Je regarderai aussi notre capacité à tenir nos engagements de production et à faire progresser nos équipes, dans un cadre économique qui permette à NCI de poursuivre ses investissements.

 

Notre ambition est de construire dans la durée. Chaque nouvelle saison doit nous permettre d’aller un peu plus loin, avec le public et avec les talents qui font la chaîne.

 

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