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Société Publié le lundi 26 octobre 2026 | CICG-Côte d’Ivoire

Sécurité alimentaire et sécurisation foncière : Le gouvernement soutient les femmes productrices

Sécurité alimentaire et sécurisation foncière : Le gouvernement soutient les femmes productrices
© CICG-Côte d’Ivoire Par DR
Sécurité alimentaire et sécurisation foncière : Le gouvernement soutient les femmes productrices

Le gouvernement a mis en place plusieurs dispositifs pour accompagner les agricultrices. En plus des financements et des équipements, des dispositions sont prises pour faciliter leur accès à la terre.


Dans la région de l'Agnéby-Tiassa, les femmes de la coopérative Oyofê, à M'brimbo, près de Tiassalé produisent du manioc et du riz. Composée de 42 membres, cette coopérative contribue à la sécurité alimentaire de la région et au-delà. En 2024, cette coopérative de femmes rurales a reçu des intrants agricoles de la part du Conseil régional et des formations sur les méthodes modernes de production maraîchère, dispensées par l'Agence nationale d'appui au développement rural (ANADER). Cet appui a permis à la coopérative de produire davantage. La coopérative Siemetcha de Kakpéliakaha, village situé à une vingtaine de km de Ferkessédougou est forte d’une centaine de membres. Elle a commencé à travailler 4 ha sur 6 ha mis à disposition par le PA-PSGouv. Avec l'encadrement technique et matériel de l'ANADER, ces agricultrices font pousser du piment, de la tomate, de l'aubergine, de la carotte, du chou et de la laitue.


A Man, dans la région du Tonpki, c’est l’association de veuves des assurés sociaux qui s’est lancée dans la culture du manioc. Elle est accompagnée et soutenue par l’agence principale l’IPS-CGRAE. Les membres de cette association ont aussi bénéficié de l’accompagnement de l’ANADER.

Partout, dans les différentes régions, les femmes sont à la tâche, jouant un rôle important dans la sécurité alimentaire.

La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nasséneba Touré, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme rurale, le 15 octobre, a souligné que les femmes produisent entre 60 et 80% des denrées de base consommées dans les ménages et gèrent plus de 90 % des micro-unités d’agro-transformation vivrière. Une dynamique que le gouvernement continue de soutenir.


Par exemple, le programme de Développement des initiatives et des capacités économiques des femmes pour leur autonomisation (DICEFA) prévoit, sur les cinq prochaines années, la structuration de 10 500 coopératives et la création de 500 entreprises de transformation.

Si le rôle des femmes est indéniable dans le renforcement de la sécurité alimentaire, elles ne sont pas nombreuses à posséder la terre qu’elles travaillent « Malgré ce rôle déterminant, elles restent confrontées à plusieurs difficultés, notamment l’accès limité à la terre, seules 5% détenant un titre foncier rural », a déploré la ministre. C’est fort de ce constat, que plusieurs actions sont menées pour faire bouger les lignes.


La Loi n° 98-750 relative au domaine foncier rural ivoirien, ne distingue à aucun moment les hommes des femmes pour l'acquisition d'un Certificat Foncier Rural (CF). Ce texte fondateur du foncier rural ivoirien garantit une égalité formelle.

En droit, une femme a les mêmes prérogatives qu'un homme pour : demander un Certificat foncier rural, être inscrite comme titulaire de droits coutumiers, transmettre ces droits à ses héritiers, passer du CF au Titre foncier rural par immatriculation.


Mais sur le terrain, les mentalités, des pratiques coutumières prennent leur temps pour s’effacer.

Pour obliger les communautés à intégrer les femmes l'Agence foncière rurale (AFOR) a posé quelques bases. Ainsi : un Comité villageois de gestion Foncière rurale (CVGFR) doit comprendre nécessairement les femmes. Tout comité constitué sans la présence d’au moins une femme, est jugé irrégulier.


Dans le cadre du Projet d’amélioration de la politique foncière rurale (PAMOFOR) achevé le 30 juin 2024 sur une prévision 53400 certificats fonciers, 48 070 certificats fonciers ont été délivrés aux requérants dont 31, 07% à des femmes. De 31,07 %, ce taux va évoluer avec la mise en œuvre du Programme de Renforcement de la Sécurisation Foncière Rurale (Presfor).


L’AFOR indique que sur un total de 61 353 certificats fonciers délivrés au 31 mars 2025, environ 20 246 certificats fonciers ont été attribués à des femmes, soit un taux de 33%.

Une progression lente mais appréciable quand on sait qu’avant 2016, un total 3 920 certificats fonciers étaient délivrés. Et 197 femmes recensées en 2016 possédaient le précieux document.


CICG

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