Réunis à Abidjan autour du thème « Diriger quand les repères changent », des responsables publics, diplomates et dirigeants d’entreprises ont échangé sur les mutations économiques et technologiques, ainsi que sur les compétences nécessaires pour accompagner la transformation des organisations et renforcer leur compétitivité.
Intelligence artificielle, évolution du marché du travail et incertitudes économiques redessinent les conditions de performance des entreprises et les responsabilités des dirigeants. Ces transformations ont été au cœur de la première édition du Forum des leaders de HEC Montréal, organisée ce lundi 2 novembre au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, autour du thème « Diriger quand les repères changent ».
La rencontre a rassemblé des responsables publics, des représentants diplomatiques et des dirigeants du secteur privé autour d'une réflexion sur les nouvelles pratiques de gouvernance et de management.
Au centre des échanges : la capacité des organisations à anticiper les mutations de leur environnement, à adapter leurs modèles de gestion et à investir dans les compétences pour répondre aux exigences d'une économie en pleine transformation.
Prenant part aux travaux, le ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Adama Kamara, a placé le capital humain au cœur des enjeux de développement économique. Il a notamment insisté sur le renforcement de la formation initiale et continue, l'adaptation des compétences aux nouveaux métiers et l'amélioration de l'insertion professionnelle des jeunes.
Il a également souligné l'importance de la protection des travailleurs et de l'accès des femmes aux postes de responsabilité, des facteurs qui participent à une meilleure inclusion dans le monde professionnel.
De son côté, le directeur général de HEC Montréal, Federico Pasin, a mis en avant la nécessité de rapprocher davantage les formations des besoins réels des économies africaines.
Évoquant les initiatives de coopération académique et professionnelle développées en Côte d'Ivoire, notamment avec BEM Africa, il a souligné l'intérêt de ces partenariats pour le renforcement des compétences locales et la préparation des futurs dirigeants.
L'ambassadrice du Canada en Côte d'Ivoire, Sandra Choufani a pour sa part, appelé les décideurs à anticiper les transformations plutôt qu'à les subir. Elle a notamment identifié l'éducation, l'inclusion et l'entrepreneuriat comme des leviers essentiels pour soutenir la croissance économique et accompagner les mutations du marché du travail.
Abordant la dimension technologique de ces changements, la directrice du Bureau du Québec à Abidjan, Marie-Hélène Sultan, a rappelé que l'innovation doit avant tout rester au service de l'humain. Elle a ainsi mis en avant le discernement et la responsabilité comme des principes indispensables à l'intégration des nouvelles technologies dans les pratiques managériales.
Au-delà des enjeux technologiques, les différentes interventions ont fait ressortir la nécessité pour les entreprises et les institutions de repenser leurs modes de fonctionnement.
Dans un environnement marqué par l'évolution rapide des métiers et des modèles économiques, la formation, l'adaptation des compétences et la capacité d'anticipation apparaissent désormais comme des facteurs déterminants de performance et de compétitivité.
Cette première édition tend ainsi à contribuer au débat sur l'avenir du leadership et le développement des compétences en Afrique. Une réflexion qui place le capital humain au centre des stratégies d'adaptation des organisations face aux mutations économiques et technologiques.
JB

