x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Société Publié le lundi 2 novembre 2026 | Abidjan.net

Abissa 2026: Edo-N'gbolé, le tam tam sacré ouvre les portes des festivités publiques pour une semaine

 Abissa 2026: Edo-N'gbolé, le tam tam sacré ouvre les portes des festivités publiques pour une semaine
© Abidjan.net Par Serges T
Cérémonie de remise du tambour parleur au roi des N'Zima Kotoko marquant le début de l'Abissa
La cérémonie de remise du tambour parleur l'Edo- N'gbolé au roi des N'Zima Kotoko Nana Tanoé marquant le début des festivités de l'Abissa a eu lieu ce dimanche 1er novembre 2026 au quartier France.

Après une semaine de retraite consacrée à l’introspection et au règlement des différends, l’Abissa 2026 est entrée dans sa phase festive avec le Gouazo, marquée par la remise du tambour sacré au roi des N’zima, Amon Tanoé. La cérémonie s’est déroulée, dimanche 1er novembre 2026, au palais royal, au quartier France, à Grand-Bassam en présence de plusieurs personnalités dont  l’ambassadeur d’Allemagne en Côte d'ivoire, Matthias Veltin.


Dépositaire de cette tradition, la famille N’Vavilé a procédé à la remise du tambour sacré au souverain, après l’avoir accueilli à son arrivée du Ghana. Un geste hautement symbolique qui marque le début des festivités publiques et ouvre officiellement la voie à la célébration populaire.


Au palais royal, la danse a aussitôt donné le ton. Au rythme du tambour sacré, les participants ont enchaîné les pas d’avant en arrière, accompagnés de mouvements de déhanchement caractéristiques de l’Abissa. Sur la place publique, l’ambiance est montée d’un cran, entre coups de sifflet, nuages de poussière et démonstrations de danse. Tandis que des groupes de jeunes rivalisent d’énergie autour des instruments, des ballets traditionnels étaient exécutés face aux officiels et aux représentants des sept familles N’zima. Les différentes danses emblématiques de cette fête ont ainsi contribué à donner à cette ouverture toute sa dimension culturelle et populaire.


Au-delà de cette effervescence, la cérémonie a également permis de rappeler les origines de l’Abissa. Selon le récit traditionnel, cette célébration trouve notamment son origine dans l’histoire d’une femme de la famille N’Vavilé qui, instruite par les génies, aurait découvert une solution à la famine qui frappait autrefois le royaume. Elle aurait ensuite partagé cette découverte avec les populations.


En mémoire de cet héritage, la famille dépositaire assure la garde du tambour et accomplit les rites coutumiers avant de le remettre au roi. Le souverain le confie ensuite au peuple, consacrant ainsi le lancement des réjouissances collectives.


Pour Jean-Baptiste Amichia, président du comité d’organisation, chaque étape de l’Abissa revêt une signification particulière. La semaine de retraite constitue notamment un temps de bilan, de réflexion et de réconciliation, permettant au peuple de faire le point sur l’année écoulée et de régler les éventuels différends avant les célébrations publiques.


Cette dimension sociale et citoyenne se prolonge à travers les séances de critique sociale, dont le démarrage est annoncé pour mardi. Moment important de l’Abissa, elles offrent aux populations un espace traditionnel d’expression, de dénonciation des comportements et d’interpellation des responsables, dans un esprit de vérité et de cohésion sociale.


Placée sous le thème « L’Abissa, creuset de valeurs universelles et de développement durable », l’édition 2026 entend également mettre en lumière la portée de cet héritage culturel. Pour les organisateurs, les valeurs de courage, de cohésion et de vérité véhiculées par cette célébration dépassent le cadre du peuple N’zima et constituent un patrimoine à préserver et à transmettre.


ST

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Société

Toutes les vidéos Société à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ