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Lancement de la campagne de bancarisation : Assahoré Jacques dénonce l’état de dégradation des routes et l’insécurité
Publié le mercredi 31 mai 2017  |  Notre Voie
C​érémonie
© Abidjan.net par Serge T
C​érémonie de lancement officiel d`une campagne de sensibilisation sur la bancarisation
Mardi 30 Mai 2017 Abidjan. La cérémonie de lancement officiel d`une campagne de sensibilisation sur la bancarisation autour du thème`` Etat-Banques, ensemble pour la bancarisation`` ​au nom​ des textes communautaires réglementant le secteur bancaire ​a eu lieu au siège du Trésor Public en présence du Directeur National de la BCEAO M. Chalouho Coulibaly.
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L’insuffisance de représentation des établissements financiers à l’intérieur de la Côte d’Ivoire, l’état de dégradation des routes et l’insécurité sont, entre autres, les facteurs qui empêchent les populations rurales d’accéder aux services de ces établissements. Ce sont les préoccupations que le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, Assahoré Jacques, a exposé, hier, 30 mai 2017, à l’immeuble Sogefiha, à Abidjan-Plateau, lors de la cérémonie de lancement des campagnes de sensibilisation des populations sur la promotion de la bancarisation.
Il a pris l’exemple de certaines localités où les populations doivent parcourir 200 kilomètres (km) avant d’accéder à un service financier avec l’état de la route dégradé. « Si un individu doit parcourir 95 km en 4 heures, celui-ci préférera garder son argent sous le matelas », a-t-il ironisé. C’est pour cela il recommande davantage de solidarité aux acteurs de la campagne de sensibilisation pour que les objectifs soient atteints. C’est-à-dire amener davantage d’individu à ouvrir un compte en banque pour jouir des avantages. « Il faut porter le taux de bancarisation au sens strict à 20%. Ce qui me semble être un minimum », a-t-il dit. Le taux de bancarisation, en Côte d’Ivoire, a-t-il rappelé, en 2016 était de 16% contre 14,5% en 2015. Pour la campagne en cours, il s’agit, selon lui, en plus des avantages d’avoir un compte bancaire d’expliquer certains aspects des textes communautaires, notamment la loi relative aux comptes dormants et l’ordonnance portant réglementation bancaire. « Il faut une plateforme de mise en commun des intelligences afin que la conjugaison de nos efforts nous permette de relever le défi qui est à notre portée », exhorte-t-il.
Le directeur national de la Bceao, Chalouho Coulibaly, pour sa part, a fait de la sécurisation des agences de crédits en zone rurale, une préoccupation. Il estime qu’il faut un grand accès des populations démunies aux services bancaires en vue de l’inclusion financière. Il s’est cependant réjoui de l’utilisation des services financiers en Côte d’Ivoire qui est passé de 13,6% en 2007 à plus de 48% en 2016.
« Etat-Banques, ensemble pour la bancarisation » est le thème de la deuxième campagne 2017 de sensibilisation des populations rurales. Les régions du Gontougo (Bondoukou) vont bénéficier de la campagne le 22 juin 2017. Le 5 octobre prochain est réservé pour le Haut-Sassandra. En 2016, les régions de la Nawa (Soubré) et la Marahoué (Bouaflé) étaient à l’honneur.

GOMON Edmond
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