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Interview/ Koné Djah (Pdt de l’Association Marcoussis Paris) sans détour : «Alassane Ouattara est celui qui incarne la stabilité vers une transition apaisée, à l’heure actuelle »
Publié le mercredi 6 septembre 2017  |  Partis Politiques
Koné
© Partis Politiques par DR
Koné Djah (Pdt de l`Association Marcoussis Paris)
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L’Association Marcoussis Paris tient à la candidature du chef de l’Etat Alassane Ouattara, à la présidentielle de 2020. Après la déclaration faite dans ce sens, le samedi 26 août 2017 à Paris, son président, Koné Djah, dans cette interview réalisée par téléphone, explique la position de son Organisation. Par ailleurs, il se prononce sur quelques pans de l’actualité en Côte d’Ivoire, notamment le 3è Congrès du Rassemblement des Républicains (Rdr, au pouvoir), la crise au Rhdp (coalition au pouvoir), les actions du Gouvernement, l’opposition politique et la cherté de la vie

Association Marcoussis Paris. Pourquoi une telle dénomination qui rappelle un passé douloureux de la Côte d’Ivoire ?
Merci de nous donner l’occasion de faire un bref rappel historique sur notre association. Au lendemain de la crise de 2002, les jeunes Ivoiriens proches du 19e arrondissement parisien, se retrouvaient pour discuter sur la crise ivoirienne dans les cafés de Jaurès, place Stalingrad, sur l’avenue de la Villette et de Flandre.

Un des effets pervers de cette crise fut que la facture devenait très salée pour les ressortissants diasporiques, au regard de l’assistance que chacun devait accorder de façon supplémentaire aux siens pendant la crise.

Le sommet de Linas-Marcoussis du 15 au 23 janvier 2003, auquel étaient présents tous les protagonistes ivoiriens, les représentants de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest), de l’Union africaine, de la Commission et du Parlement européen, de l’Oif (Organisation internationale de la Francophonie), de la France et des nations unies, fut un véritable espoir. Si la cause qui a suscité ce sommet est douloureuse, la rencontre de Marcoussis pose les vrais problèmes et la solution politique de règlement de la crise ivoirienne. C’est la raison pour laquelle nous avons préféré cette dénomination, dont votre serviteur (Koné Djah, Ndlr) en est le Président.


Il y a quelques jours, vous avez fait une déclaration appellant le chef de l’Etat Alassane Ouattara, à se présenter pour une troisième fois, à la présidentielle de 2020. Pourquoi une telle position cruciale?
Il faut plutôt rappeler qu’il s’agit du 1er mandat de la 3e République, qui n’exclut aucun candidat. Alassane Ouattara, candidat pour la 1ère élection présidentielle sous la 3e République, est un ressenti d’une majorité d’Ivoiriens et de la classe politique reconnaissantes de ses actions.


Ne pensez-vous pas qu’un troisième mandat du président Ouattara soit de trop, et que cela pourrait engendrer une autre crise dans le pays?
Le but de notre déclaration ( Ado Président 2020), c’est d’abord de rechercher un climat social et politique apaisé, avant toute transition politique. C’est ce qu’ont fait Tom Jerry Rawlins au Ghana, Toumany Touré au Mali et Obassandjo au Nigéria.

Nous pensons que le Président Alassane Ouattara est celui qui incarne cette stabilité vers une transition apaisée à l’heure actuelle. Méconnaître cette réalité est un risque à la lecture de l’establishment politique ivoirien. Ainsi, nous appelons à la continuité et à la consolidation du travail initié par le Président de la République.


Le Congrès du Rdr est prévu les 9 et 10 septembre 2017 à Abidjan. Comment appréhendez-vous ce rendez-vous, notamment avec les bisbilles entre la direction et le camp Soro d’une part, et d’autre part entre des membres de la direction qui se livrent une bataille de positionnement, surtout au Secrétariat général ?
C’est d’ailleurs la preuve de la vitalité de la démocratie au sein du Rdr sans risque d’exclusion. Le prochain congrès du Rdr doit répondre aux préoccupations des militants. C’est le plus important. L’idéal serait que toutes les dissenssions s’estompent, et que l’unité soit retrouvée à ce Congrès. Les militants, j’estime, ont besoin de sérénité et d’espoir. Aucune organisation ne peut prospérer dans les conflits.


Depuis un moment, plus rien ne va entre le Rdr et le Pdci, les deux principaux alliés du Rhdp. Chacun tient à sa candidature à la présidentielle de 2020. La rupture n’est-elle pas consommée au niveau de la coalition au pouvoir? Mieux, n’y a-t-il pas danger à l’horizon ?
Le Rdr et le Pdci se reconnaissent à travers le père de la nation ivoirienne, le Président Félix Houphouët-Boigny. L’héritage légué aux houphouétistes, est la paix qu’ils cultivent et doivent cultiver en tout lieu, à tout moment et en toute circonstance. N’ayons aucune crainte que le meilleur candidat aura le parrainage du Rhdp.


L’opposition ivoirienne continue de réclamer la libération des prisonniers dits politiques, et le retour des exilés. Par ailleurs, cette opposition, notamment le Fpi, demeure divisée. Quels commentaires ?
S’il y a des prisonniers politiques, l’association Marcoussis Paris demande que leurs noms soient notifiés sur un site officiel, ou adressés par mail « Marcoussis.P03@gmail.com ». Mais à ce que je sache, selon les statistiques et données du Gouvernement ivoirien, il n’y a pas de prisonniers politiques, notamment de la crise postélectorale de 2010-2011. Les personnes poursuivies le sont pour des faits précis punis par la loi. Quant aux exilés, le Président de Marcoussis Paris s’est rendu au Togo, et a encouragé ses compatriotes Ivoiriens à retourner au pays. Beaucoup sont retournés en Côte d’Ivoire. Le Président de la république, Alassane Ouattara, a encouragé les uns et les autres dans ce sens. Jusqu’à ce jour, on n’a pas connaissance qu’un soi-disant exilé ait été pris et condamné. Le Fpi a intérêt à rester uni et à participer pleinement au jeu démocratique en Côte d’Ivoire. Une opposition forte fait des critiques constructives. Ce qui oblige le gouvernement à travailler davantage pour le bonheur du peuple.


Comment appréciez-vous depuis l’Europe, les actions du Gouvernement ivoirien ?
En toute sincérité, nous avons constaté et félicité la gestion intelligente des dernières mutineries. Par ailleurs, le ministère des Ivoiriens de l’étranger a mis en place un système de lutte pour la migration irrégulière vers l’Europe. La régulation des prix des denrées de 1ère nécessité, est salutaire. Il en est de même pour les travaux infrastructurels liés à la santé, à l’éducation, et les travaux publics. Ceux-ci sont des chantiers à entretenir et à améliorer. Nous proposons au gouvernement du 1er ministre Gbon, d’encourager le retour des compétences ivoirienne à l’extérieur du pays. Nous demandons plus d’actions sociales orientées vers les femmes et les jeunes.


9- La cherté de la vie et la question sécuritaire continuent d’inquiéter les populations ivoiriennes. Marcoussis Paris a-t-elle des propositions concrètes pour juguler ces questions?
Des efforts considérables sont faits dans ce sens. Notamment le ministre du commerce et ses éléments ont fait une descente pour constater l’effectivité des mesures prises par le Gouvernement du 1er ministre Gbon. Cette régulation des prix se constate au quotidien sur le marché. La trêve sociale avec les différents syndicats est à féliciter. Au plan sécuritaire, un soulagement s’annonce avec la restructuration de l’armée, relative à la formation des forces de défense et de sécurité. Cela doit continuer dans le cadre de la coopération militaire avec les Etats partenaires, afin que nous ayons une armée républicaine homogène de qualité.



Depuis Paris, avez-vous un message particulier à lancer aux Ivoiriens

Je voudrais dire aux Ivoiriens, que l’appel lancé par notre association depuis Paris, répond simplement au besoin d’un climat social apaisé en Côte d’Ivoire. La politique doit être au service de la paix. Pour qu’il y ait un véritable jeu démocratique, il faut une opposition responsable. J’invite donc les uns et les autres, à faire en sorte que la Côte d’Ivoire ne soit pas ébranlée, qu’elle soit stable pour que tous ceux qui y habitent puissent prospérer dans la quiétude.
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