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Côte d’Ivoire/ Collecte des ressources en biomasse à Daoukro : une initiative de protection de l’environnement et pourvoyeuse d’emploi (Feature)
Publié le mercredi 22 novembre 2017  |  AIP
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Abidjan, 22 nov (AIP)- Le président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié a procédé samedi, à Daoukro, au lancement officiel de l’opération de collecte des ressources en biomasse issues des voies urbaines et péri-urbaines des régions de l’Iffou, du Moronou, du N’Zi et de l’Indénié-Djuablin pour l’alimentation de sa centrale thermique de près de 350 MW, en vue de protéger l’environnement et promouvoir l’emploi.



Un projet novateur dans le secteur énergétique

Cette collecte intègre un vaste projet énergétique de construction de trois centrales de production d’énergies renouvelables du consortium Ivoiro-italien, Seres Synergie Holding SA à travers sa filiale « Daoukro énergies » d’un coût global de 1,6 milliard d’euros, soit un peu plus de 1000 milliards de francs CFA.

Ensemble de matière organique d’origine végétale ou animale, la biomasse, source d’énergie renouvelable, présente le double enjeu de protection de l’environnement et de pourvoyeur d’emploi à Daoukro.

Selon l’article L211-1, alinéa 2 du code de l’énergie, la biomasse est la fraction biodégradable des produits, déchets et résidus provenant de l’agriculture, y compris les substances végétales et animales issues de la terre et de la mer, de la sylviculture et des industries connexes.

Du point de vue scientifique, l’énergie à base de biomasse est moins polluante que les énergies fossiles notamment le pétrole, le gaz ou le charbon qui rejettent du dioxyde de carbone (CO2), un gaz à effet de serre provoquant le réchauffement climatique.

En Côte d’Ivoire, la société Seres-Synergie, dans le cadre de la construction de sa centrale thermique, a mis en place des procédés éco-responsables de collecte, de traitement et de conditionnement de la biomasse pour faire face aux risques de pollution dus à l’incinération des déchets.

Selon son président du conseil d’administration, Aimé N’Da Comoé, ces procédés permettront d’assainir l’environnement à travers le tri et le ramassage des ordures de tous types et réduire de facto les risques d’épidémies sur une superficie d’environ 76 500 ha et 1300 km de route dans les régions de l’Iffou, du N’Zi, du Moronou et de l’Indenié Djuablin. Mais également de résoudre la problématique liée à l’entretien des voies nationales pour une meilleure circulation.



Plus de 1000 emplois générés


L’opération de collecte des ressources à biomasse, va générer plus de 1000 emplois dans les régions citées plus hauts, selon le président N’da Comoé. Il annonce également 400 à 2600 emplois directs pour l’ensemble du projet « Daoukro énergies ».

« Nous avons déjà 6000 jeunes, diplômés de toutes sortes, de toutes les régions de la Côte d’Ivoire, qui ont déjà déposé leurs dossiers. Nous sommes en partenariat avec l’Agence Emploi jeunes, qui nous accompagne le Fonds Banque mondiale d’appui aux nouvelles entreprises », a-t-il ajouté, .

Energie renouvelable à moindre coût, la biomasse, contrairement aux prix des produits pétroliers soumis aux aléas des marchés internationaux, a une grande stabilité de prix. Energie de proximité et contribuant au maintien des économies rurales, l’utilisation de la biomasse repose sur un système économique local direct tant au niveau de la collecte, de la distribution que de la consommation.



Une deuxième centrale à Biomasse, baptisée "Biokala" à Aboisso

Dans la perspective d’une transition vers un mix énergétique alliant énergie fossiles et énergie renouvelable, une autre centrale à biomasse baptisée « Biokala » devrait voir le jour à Aboisso (Sud-Est). Initiée par la compagnie agro-industrielle SIFCA, cette infrastructure devrait être dotée d’une capacité de 46 MW, pour un coût estimé à 100 millions d’euros (environ 66 milliards FCFA).

A l’horizon 2030, le pays compte disposer d’un mix énergétique composé de 34% d’énergie renouvelable, 57% de thermique et 9% de charbon. Ces investissements visant à hisser Abidjan au rang de hub énergétique de l’Afrique subsaharienne, sont estimés à 10.000 milliards de francs CFA, souligne-t-on.

(AIP)

bsb/akn/fmo
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