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Centenaire de l’Ecole Régionale : Tous à la fête du 6 au 9 février 2018 à Treichville
Publié le jeudi 1 fevrier 2018  |  Treichville Notre Cité
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© Abidjan.net par Atapointe
Lancement de la première édition du festival du sport féminin en Côte d`Ivoire
Mercredi 21 décembre 2016. Abidjan. Treichville-Ecole régionale. La Commission Femme et Sport du Comité National Olympique de Côte d`Ivoire (CNO-CIV) a organisé la première édition du festival du sport féminin à l`école régionale de Treichville sous le parrainage de Ruth Gbagbi, médaillée Olympique des jeux de Rio 2016. Ce Festival va rassembler 500 fillettes autour du Football, Basket-ball et Athlétisme.
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Vieille de cent (100) ans (1er octobre 1917 - 1er octobre 2017), l’Ecole régionale, qui a donné à la nation ivoirienne des sommités dans l’administration, et qui continue de former des cadres de demain, verra «ses filles et fils» lui délivrer un message de reconnaissance du mardi 6 au vendredi 9 février 2018 à Treichville pour son anniversaire. En attendant ces jours de célébration, l’une des premières enseignantes dudit établissement, Madame Achi Paul née Tanoh Andjo Marie Madeleine, a accepté de faire revivre le passé. Rencontrée le mercredi 31 janvier 2018 au quartier Auguste Denise, elle nous a tenus en haleine, malgré le poids des ans. Née en 1922, c’est en 1953 qu’elle exerça à la légendaire école régionale deux (2) ans durant. «Je tenais les classes de CPI et CP2 en même temps dans une salle. La qualité de la formation pédagogique reçue permettait d’assumer différents niveaux ensemble dans une classe. Les enseignants étaient chevronnés, courageux. Et fait surprenant, il y avait plus d’enseignantes. Je suis de la promotion 1946 de l’école normale de Bingerville. Mon premier poste fut à Bouaké où j’ai fait deux (2) mois. A l’époque, j’avais 21 ans et étais sans enfant. Mon mari, Achi Paul, également enseignant, est sorti de l’école William Ponty du Sénégal. La cohabitation avec les enseignants blancs était au beau fixe», a-t-elle avancé, d’emblée. Avant de citer ses nombreux collaborateurs, dont les directeurs Delair, Raquin, feu Philippe Grégoire Yacé, Bony, Amon Tanoh Lambert père du ministre des affaires étrangères, Aka Namou. Et pour collègues mesdames Tanoh Marceline, la sœur de Yacé, Bony Josephine, Mobio, Chapman, Yapobi. Puis, dame Achi a pris le soin d’avancer les noms de quelques uns de ses élèves.«Les personnalités, que j’ai eue, sont Yaya Ouattara, Jules Yobouet, le cardiologue N’Dori Raymond, le 1er Adjoint au Maire Ahissi Jérôme (mais au Collège d’Orientation de Treichville, actuel Lycée moderne de Treichville), l’artiste Fréderic Ehui (ndlr : Meiway), le footballeur, Laurent Pokou, le journaliste Abou Traoré, Niamkey Joseph (ndlr : l’actuel directeur de la Radio Treichville), Dr Kadjo Richard». Que pense la doyenne du centenaire de «son école» ? «C’est une grâce, que je sois encore vivante. En tant que pionnière, je voudrais dire aux enseignants de s’appuyer sur l’éducation civique et morale, de prendre leur travail au sérieux car le métier d’instituteur est noble, qui forme des cadres, l’avenir de demain», a-t-elle répondu. Avant de confier : «Si le Maire Amichia a érigé une école maternelle en mon nom, bien que n’étant pas une proche parente, ce n’est pas le fait du hasard, mais plutôt la récompense de mes compétences et de ma riche carrière. Cela m’honore, car ce n’est pas par complaisance. Tous mes sentiments de joie et remerciements, donc, au Maire Amichia. Outre, l’excellente complicité avec mon époux, le dévouement au travail, la naissance de ma fille Achi Henriette, l’un de mes meilleurs souvenirs lors de mon passage d’enseignant au régional. Décorée des Médailles nationale de l’Education et Officier de l’ordre national de l’éducation remises par Germain Koffi Gadeau, mon vœu sincère est d’être Commandeur». Avec un tel témoignage, tout le monde est appelé à la fête pour rencontrer les mémoires vivantes de cette mythique école.

GUY S. LAMBLIN
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