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Société Publié le mercredi 28 février 2018 | APA

Crime rituel : le meurtre d’un enfant de 4 ans suscite l’indignation en Côte d’Ivoire

© APA Par DR
Traoré Aboubacar Sidick dit Bouba
L’horrible assassinat d’un enfant de 4 ans enlevé, torturé, tué et enseveli le week-end dernier par son meurtrier à Cocody-Angré , une commune huppée Informer la communauté universitaire et les partenaires de l’Université Virtuelle de Côte d’Ivoire de l’existence d’un club de blogueurs au sein de ladite université. Tel était l’objectif de la cérémonie qui s’est déroulée ce mercredi 28 février à Abidjan.

Cette activité s’inscrit dans le cadre de favoriser rapidement l’insertion socio-professionnelle des étudiants. Selon le Professeur Koné Tiémoman, Directeur Général de l`Université Virtuelle de Côte d`Ivoire , cet incubateur oeuvre à donner aux étudiants les armes et les moyens pour mieux affronter le marché de l’emploi, soit en devenant des salariés compétents, soit en devenant eux-mêmes créateurs d’emplois.

En Côte d’Ivoire, selon le ministre de la communication, de la poste et de l’économie numérique le secteur du numérique contribue à hauteur de 7 à 8% au Produit Intérieur Brut (PIB). Ainsi, la création du club Blogueurs et Entrepreneurs Libres de l’Uvci (BEL-UVCI ) cadre avec les ambitions du gouvernement ivoirien. Qui entend ne pas rester en marge de la révolution numérique du monde.

Dr Oumou Dosso, marraine de la cérémonie a, dans son propos introductif, félicité les responsables de l’Uvci pour cette initiative qu’elle trouve d’ailleurs louable.

À ses filleuls, elle a demandé qu’ils deviennent de véritables ambassadeurs de ce projet de l’Uvci. Pour elle, le numérique va tôt ou tard impulser le développement de la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, elle a invité ces jeunes blogueurs à emboîter le pas à leurs devanciers blogueurs ivoiriens qui sont d’influenceurs dans la société ivoirienne aujourd’hui.

Cette cérémonie a été aussi le lieu d’installation officielle du bureau du club des blogueurs.


CK l’Est d’Abidjan suscite l’indignation des internautes ivoiriens, a constaté APA mardi sur place dans la capitale économique ivoirienne.

Selon les faits rapportés par des sources concordantes, un enfant de 4 ans répondant au nom de Traoré Aboubacar Sidick dit Bouba, porté disparu dans le quartier de Williamsville (centre d’Abidjan), le week-end dernier, a été retrouvé tué, ligoté, vidé de son sang et inhumé à quelques encablures du Centre hospitalier universitaire ( CHU) de Cocody- Angré dans l’Est d’Abidjan par son bourreau.

Le présumé meurtrier, bijoutier de son état et exerçant dans le même quartier de Williamsville que sa victime, arrêté par la police judiciaire ivoirienne est passé aux aveux et a conduit les policiers sur les lieux de son crime où le corps sans vie du « petit Bouba» a été retrouvé ligoté avec la gorge tranchée. Selon les aveux du présumé meurtrier, il s’agirait d’un crime rituel.

Un hastag « Je suis Bouba» en compassion et en soutien aux parents de la victime a été lancé par les internautes ivoiriens. Une marche dite « silencieuse» est envisagée le week-end prochain à Abidjan par certains internautes pour marquer leur soutien à la famille de la victime et crier leur ras-le-bol face au phénomène croissant de l’enlèvement des enfants.

Le phénomène de disparition des enfants s’est accru ces dernières semaines dans la capitale économique ivoirienne. Il ne se passe, en effet, de jours sans que des avis de disparitions d’enfants ne soient rapportés dans la presse classique ou sur les réseaux sociaux.

‘’Depuis l’entame de l’année 2018, c’est par dizaine que des avis de disparition d’enfants en Côte d’Ivoire sont diffusés sur les réseaux sociaux numériques et dans la presse écrite’’, dénonçait la semaine dernière le Président du Conseil d’administration du Réseau des acteurs de médias pour les droits de l’enfant en Côte d’Ivoire (RAMEDE-CI), Mamadou Doumbia.

Cette situation avait ajouté M. Doumbia, ‘’éveille, en chacune des familles vivant sur le territoire ivoirien, le douloureux souvenir des enlèvements massifs suivis d’assassinats d’enfants dans le district d’Abidjan et dans certaines contrées du pays pendant le premier trimestre de l’année 2015’’.

A l’époque, a-t-il conclu, les actions combinées des acteurs étatiques, des organisations de la société civile, des médias entre autres, avaient permis d’estomper ce phénomène.

LB/ls
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