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Société Publié le vendredi 10 août 2018 | APA

Un «débat national » sur le procès de Gbagbo et Blé Goudé prévu en octobre à Abidjan

© APA Par DR
Justice/Procès Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé : le General Mangou témoigne
Lundi 25 septembre 2017. La Haye (Pays-Bas). Le Général Mangou était invité à la Cour Pénale Internationale à dire sa part de vérité dans la crise post-électorale qui a secoué la Côte d`Ivoire
Un «débat national» sur le procès de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son ex-ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé, tous les deux jugés à la Cour pénale internationale (CPI), est prévu le 02 octobre prochain à Abidjan, a annoncé vendredi, Mel Christiano Aké, Secrétaire général chargé de la formation et des projets à l'observatoire ivoirien des droits de l'homme (OIDH), une ONG de défense et de promotion des droits de l'homme en Côte d'Ivoire.

« Nous annonçons la tenue d'un débat national sur le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé le 02 octobre prochain à Abidjan. Ce débat permettra de contribuer au déroulement de procès postélectoraux équitables et impartiaux pour une réconciliation durable en Côte d'Ivoire », a fait savoir M. Aké qui s'exprimait lors d'une conférence de presse au siège de son organisation à Cocody (Est d'Abidjan).

Les détails de ce débat national seront « communiqués au moment opportun », a ajouté le conférencier sans autres précisions.

Trois points étaient à l'ordre du jour de cette rencontre avec la presse. Notamment, l'aide apportée par l'OIDH à 115 détenus préventifs en Côte d'Ivoire, l'analyse de l'ordonnance du président ivoirien portant amnistie pour 800 détenus dans le pays et le réexamen de la Commission électorale indépendante ( CEI) annoncé par le chef de l'État ivoirien lundi.

Sur le deuxième point relatif à l'ordonnance du président Alassane Ouattara portant amnistie générale pour 800 personnes condamnées ou en détention de la crise postélectorale ivoirienne dont l'ex-première dame ivoirienne, Simone Gbagbo, M. Aké a indiqué que pour l'OIDH, « il est indéniable que cette mesure va favoriser la décrispation de l'atmosphère politique».

Toutefois, le conférencier s'est interrogé sur l'opportunité de cette décision soulevant plusieurs interrogations liées au choix de la date de cette mesure.

« Cette amnistie devrait passer par le parlement. Telle que présentée, cette ordonnance revêt un caractère unilatéral », a-t-il critiqué soulignant « la contradiction entre cette ordonnance et le mécanisme de justice transitionnelle mis en place par le chef de l'État (CDVR-CONARIV)».

En ce qui concerne, le réexamen de la CEI comme annoncé par le président ivoirien, M. Aké s'est félicité de cette décision encourageant le gouvernement à une « réforme inclusive» de cette institution.

Quant au projet de l'assistance judiciaire qu'entend apporter l'OIDH à 115 détenus préventifs, M. Aké a dénoncé une détention préventive « abusivement longue » de plusieurs personnes dans les prisons du pays.

« Sur les 115 détenus que nous avons recensé, le constat est qu'ils ont une durée de détention préventive d'au moins 5 ans», a-t-il déploré appelant les autorités judiciaires ivoiriennes à les juger ou à les libérer. « Aidez-nous à humaniser davantage nos prisons », a plaidé, le conférencier.

LB/ls/APA
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