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Journée internationale des migrants 2018 : l’OIM et le groupe écoles 2IAE célèbrent les migrants de retour

Publié le vendredi 21 decembre 2018  |  Abidjan.net
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© Abidjan.net par JOB
Journée internationale des migrants 2018 : l’OIM et le groupe écoles 2IAE célèbrent les migrants de retour
Le point d’orgue de la Journée internationale des migrants 2018 dont le thème : « Migration et Dignité » a été la Journée portes ouvertes de la réintégration des migrants, qui s’est déroulée le lundi 17 décembre, à l’Université d’Entreprenariat du groupe écoles 2IAE international d’Azaguié Ahoua.


Le point d’orgue de la Journée internationale des migrants 2018 dont le thème : « Migration et Dignité » a été la Journée portes ouvertes de la réintégration des migrants, qui s’est déroulée le lundi 17 décembre, à l’Université d’Entreprenariat du groupe écoles 2IAE international d’Azaguié Ahoua.

Cette journée a été organisée par l’OIM (Organisation internationale pour les migrations) en collaboration avec l’Union Européenne (UE) et le Ministère de l’Intégration africaine et des ivoiriens de l’extérieur (MIAIE) et le groupe écoles 2IAE dont le dispositif de formation professionnelle a été sélectionné par l’OIM pour la réintégration de 50 migrants de retour.

En effet, trois mois après le lancement de la formation professionnelle (théorie et pratique) dans les métiers de l’agriculture, bâtiment et élevage au Centre d’incubation de l’Université d’Entrepreneuriat 2IAE d’Azaguié Ahoua, financée à travers l’Initiative du Fonds Fiduciaire de l’UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants de retour en Côte d’Ivoire, il a été question pour les différents acteurs de ce projet de s’enquérir de son évolution.

Selon Mme Lavinia Prati, Chargée de la réintégration à l’OIM, sa structure est satisfaite de la réalisation de ce projet à mi-parcours. « Ce projet a débuté en mai 2017 en ce qui concerne le processus de réintégration des migrants de retour en Côte d’Ivoire. Il est en bonne voie. Il a débuté spécifiquement avec le Groupe écoles 2IAE en Septembre 2018. Les activités sont en train d’être réalisées selon le calendrier fixé. Les migrants sont satisfaits. Ils participent aux activités de façon assidue. Maintenant, il reste l’installation des migrants », s’est-elle réjouie.

Quant à Mme Marie Molinie, Chargée des questions liées à la migration à l’Union européenne à Abidjan, elle a fait savoir que pour ce projet qui concerne plusieurs pays, les résultats obtenus en Côte d’Ivoire sont encourageants. Aussi a-t-elle salué la « belle dynamique » impulsée avec l’implication du gouvernement ivoirien à travers la DGIE (Direction générale des ivoiriens de l’extérieur).

En outre, M. Séraphin Koua, Fondateur de l’Université d’Entrepreneuriat d’Azaguié Ahoua, dont le centre d’incubation sert de théâtre de formation pour la réintégration socio-professionnelle d’une cinquantaine de migrants de retour, s’est-il d’abord réjoui du fait que c’est après une visite du site du groupe écoles 2IAE que le dispositif de 2IAE a été choisi par l’OIM pour un projet de réintégration de 50 migrants de retour en six mois.

Etant donc à mi-parcours, il a profité de cette journée internationale des migrants pour faire le rappel du contenu du projet de réintégration OIM-2IAE. Ce sont 30 personnes dans l’agropastorale (15 en production animale et 15 en production végétale) et 20 personnes dans le domaine du bâtiment.

« C’est un défi pour moi, parce que pour ces personnes qui avaient perdu espoir et qui se retrouvent à l’Université d’Entrepreneuriat, notre devoir, c’est de les remotiver et les engager. Et, à leur dire que l’eldorado c’est ici en Côte d’Ivoire. Trois mois après, nous avons réussi à changer la donne, aujourd’hui, ils sont engagés », a-t-il indiqué.

S’agissant du projet lui-même, il a salué la dotation en kits d’installations offerts par l’OIM, une première selon le formateur Séraphin Koua. C’est pourquoi, il a souhaité que ces kits soient installés sur le site de l’Université d’Entrepreneuriat d’Azaguié Ahoua pour un suivi permanent du projet, chose très importante pour un entrepreneur. « La plus part des projets font échec par manque de suivi. Cependant, ici à l’Université d’Entrepreneuriat, nous sommes engagés dans notre centre d’incubation et assurons le suivi au quotidien de ce projet », a-t-il assuré.

Le résultat, pour le Projet 1 : option production végétale, les jeunes migrants de retour de cette filière vont produire : 50 hectares (50 ha) de pépinières de cacao, 50 ha de palmier à huile et 50 ha de banane plantain.

Pour le Projet 2 : option production animale : 3 fermes de capacité de 1000 poulets de chair produisant 3000 poulets de chair en 45 jours. La production va s’étendre sur 6 bandes par an soit une production annuelle de 18 000 poulets de chair. « C’est une chaine de valeur qui va se créer depuis la production, la distribution et la commercialisation avec la naissance de plusieurs microprojets autour de ce projet de production de 18 000 poulets de chair », a indiqué Séraphin Koua.

Pour le Projet 3 : option bâtiment, ce sont 15 jeunes migrants de retour qui seront insérés dans le tissu économique à travers les métiers de la plomberie, maçonnerie, électricité, ferraillage, carrelage, staff.

En définitive, au nom des cinquante migrants de retour bénéficiaires du projet de réintégration OIM-2IAE, le jeune Soumahoro Adam, revenu de l’Algérie après 8 mois, où, durant son séjour de migration irrégulière, il s’est frotté à l’agriculture, il a été ravi dès son retour dans son pays d’origine d’avoir été intéressé par l’OIM pour cette formation en agriculture. Il a affirmé qu’il croit en ce projet parce qu’au fil des mois, il constate une évolution dans la formation.

Son conseil à tous ceux qui veulent emprunter le chemin de la migration irrégulière : « Je me dis que c’est l’ignorance qui les pousse à faire ce choix. Ils ne savent pas les dangers et les risques qu’ils courent à l’extérieur. S’ils veulent partir, ce n’est pas interdit, mais je leur conseille de rester en Côte d’Ivoire et à chercher à intégrer de bonnes formations comme celle que nous suivons ici à 2IAE pour s’insérer dans le tissu économique ».

JOB
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