Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment
Accueil
News
Économie
Article
Économie

Filière anacarde: Le Conseil du Hambol note une chute de la production locale

Publié le vendredi 21 juin 2019  |  AIP


Niakara- Dressant le bilan à mi-parcours de la campagne de 2019 de cajou, le délégué régional (DR) du Conseil du coton et de l'anacarde du Hambol a relevé, une baisse de la production régionale, estimant du 15 février à ce jour, à un peu plus de 12 mille tonnes, les récoltes de noix vendues par les producteurs de Niakara contre 20 mille tonnes sur la même période lors de l'échéance 2018, soit un déficit de près de 7 mille tonnes.

"Du 15 février, date de l'ouverture de campagne 2019 de commercialisation de noix de cajou, à ce jour, seulement 12 246 682 tonnes de noix ont été vendues par les producteurs de Niakara. Or, nous devrions être présentement à 20 000 tonnes au moins, quand nous nous referons aux campagnes précédentes", a fait remarquer le délégué régional, Atchoumou Koné.

Il s'est exprimé, mardi, à la préfecture de Niakara, lors de la réunion-bilan à mi parcours de la campagne 2019 du Comité local de veille départemental, organe présidé par le préfet de la circonscription, Maténin Ouattara.

Pour le responsable régional, structure de suivi, de contrôle et de régulation de la campagne de noix de cajou en Côte d'Ivoire, qui n'a point occulté l'existence de stocks de récoltes auprès des producteurs locaux, les chiffres sont en-deçà des attentes à Niakara.

Evoquant les effets pervers du réchauffement climatique sur le rendement des anacardiers, il a relevé que cette baisse était également perceptible dans les départements de Katiola et Dabakala. Toute chose qui pourrait "faire perdre au Hambol son rang de 2ème région productrice d'anacarde en Côte d'Ivoire après le Béré".

Des producteurs d'anacarde à Niakara, interrogés, jeudi, par l'AIP, quant aux raisons de la chute de la production locale, ont déploré, outre les aléas climatiques, le désintérêt grandissant au fil des campagnes quant à l'entretien des vergers.

"Dans le département de Niakara, non seulement des hectares d'anacardiers ont été ravagés par le feu par manque de suivi et d'entretien des plantations mais aussi des fruits ont été abandonnés au bétail faute de motivation. Cela est dû à la mévente répétitive des récoltes", a soutenu Simon Koné Kpantouma (56 ans), producteur d'anacarde à Niakara.


jbm/fmo
Commentaires
Playlist Economie
Toutes les vidéos Economie à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour votre plaisir


Comment