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Emprunt obligataire/ Entretien avec M. Issa Djibo, DG du Trésor du Niger : « Nous avons atteint 71,500 milliards FCFA pour une prévision de 60 milliards, à la fin de la 1ère phase des soumissions»

Publié le vendredi 19 juillet 2019  |  Abidjan.net
M.
© Abidjan.net par Marc Innocent
M. Issa Djibo, DG du Trésor du Niger


L’Etat du Niger a émis un emprunt obligataire par appel à l’épargne publique le marché de l’UEMOA sur la période du 3 au 31 juillet 2019. Issa Djibo, Directeur général du Trésor et de la Comptabilité, présentement à Abidjan pour le road-show de cette opération, a échangé avec Abidjan.net sur le sujet. Entretien.


M. Le Directeur, pouvez-vous expliquer la mission que vous effectuez depuis quelques jours en Côte d’Ivoire ?



Nous sommes Abidjan dans le cadre d’un road-show. Il s’agit d’une phase de communication pour l’émission qu’on appelle ‘’accès public à l’épargne’’ lancé par l’Etat du Niger sur la période du 03 au 31 juillet 2019. En fait, il s’agitde la deuxième phase d’une mission conduite en mars dernier dont la première était de 60 milliards FCFA et la seconde de 40 milliards FCFA, car le programme de l’accès public à l’épargne du Niger est de 100 milliards FCFA.


Quel bilan faites-vous de la première étape de cette émission?

Lors de la précédente émission, qui s’est, par ailleurs, très bien déroulée, on a eu un retour très satisfaisant des investisseurs tant en terme de volume relativement à nos attentes. Nous avons souhaité avoir des soumissions autour de 60 milliards FCFA, mais nous avons eu 71, 500 milliards FCFA.



Quel est le but de cette mobilisation de fonds ?

Dans la lignée de la première émission, c’est toujours pour l’Etat de pouvoir financer ses infrastructures. Il faut noter que nos Etats, aujourd’hui, ont des besoins importants en infrastructures. On dit toujours que pour le développement économique, il faut la promotion du secteur privé. Mais, le secteur privé ne peut pas tout faire, et en plus l’Etat a des obligations régaliennes qu’il doit assurer. Pour les constructions d’écoles, de ponts, d’aéroports, de routes, d’hôpitaux, l’électrification rurale,…, vraiment il ne faut pas attendre que les entreprises du privé s’installent pour commencer. Donc, l’Etat est obligé de créer des conditions pour que ce minimum d’infrastructures soit en place avant que le privé ne prenne le relais.


Peut-on savoir les domaines prioritaires auxquels seront destinées ces ressources ?


Les secteurs prioritaires, pour ce qui est du Niger, beaucoup d’infrastructures ont été mises en place. La modernisation est en marche, notamment dans le secteur des routes, de l’aéroport réfectionné, de grands hôpitaux de références, etc. Tout cela a été possible avec l’appui des partenaires et la contribution de l’Etat. Alors, il y a ce besoin de fonctionnement ordinaire. Mais, pour faire face à la construction de ces infrastructures dont les montants sont élevés, l’Etat est obligé d’émettre sur le marché financier régional. Ce qui justifie ce road-show ici Abidjan actuellement.

Pourquoi le Trésor nigérien a-t-il choisi d’avoir recours à l’emprunt obligataire pour mobiliser ces fonds recherchés ?

Depuis plus de 20 ans que le marché public à l’épargne existe, l’Etat du Niger est le seul de l’union (Uemoa, ndlr) qui n’est pas connu sur ce marché. Nous avons souhaité donc intervenir. Notre choix s’est porté sur l’appel public à l’épargne, car il a deux avantages par rapport au marché classique. Premièrement, il offre la possibilité de lever en même temps des fonds importants, et sur une longue période, pour les investissements évoqués plus haut. Le deuxième avantage est que les émissions sont durables, soit 7 ans dans le cas d’espèces. Contrairement aux autres opportunités qui sont de courtes durées. Ce qui ne serait pas avantageux pour l’Etat.



Pour les populations intéressées, où soumissionner à cet emprunt ?


Pour les investisseurs intéressés, ils n’ont qu’à rentrer en contact avec les Sociétés de Gestion et d’ Intermédiation (SGI) ou banque pour faire le placement nécessaire. Les taux ou rendements sont bons et comparables à ceux de la sous région.


En faisant le déplacement d’Abidjan, qu’espérez-vous particulièrement de la Côte d’Ivoire ?


La Côte d’Ivoire a été choisie pour le lancement de cette épargne publique parce qu’elle est, pour nous, une référence en la matière. C’est en Côte d’Ivoire que nous avons levé l’essentiel des fonds au regard de ce qui c’est passé dernièrement. Et aussi, la capitale économique ivoirienne est la plus animée sur le marché.



Quelles sont les garanties qu’offre le Niger eu égard à la menace des attaques terroristes, qui perturbent la stabilité de ce pays ?


En terme de sécurité, nous rassurons les investisseurs, car depuis 4 ans, la situation sécuritaire est stable et coûte à l’Etat pour maintenir les ébullitions au niveau des frontières. L’Etat y a consacré plus de 16% du budget annuel. Le Niger a abrité, début juillet dernier, le 33e sommet de l’Union Africaine sans problème. Plusieurs Chefs d’Etat ont été accueillis dans le pays.



Réalisé par F.B et R. Kra
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