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Korhogo : Une société offre du matériel roulant pour combattre le fléau du trafic de la noix de cajou brute vers les frontières Nord

Publié le dimanche 8 mars 2020  |  Abidjan.net
Korhogo
© Abidjan.net par AO
Korhogo : Une société offre du matériel roulant pour combattre le fléau du trafic de la noix de cajou brute vers les frontières Nord
Le directeur général (D .G) du Conseil du coton et de l’anacarde, Adama Coulibaly, a réceptionné le vendredi mars 2020, à Korhogo, les clés des engins roulants pour renforcer ses directions régionales en vue de lutter efficacement contre la fuite de la noix de cajou brute vers les frontières du Nord ivoirien.


Le directeur général (D .G) du Conseil du coton et de l’anacarde, Adama Coulibaly, a réceptionné le vendredi mars 2020, à Korhogo, les clés des engins roulants pour renforcer ses directions régionales en vue de lutter efficacement contre la fuite de la noix de cajou brute vers les frontières du Nord ivoirien. Il a reçu ces engin des mains du préfet de la région du Poro, préfet du département de Korhogo, André Epkonon.

En effet, la campagne de commercialisation 2019-2020 de la noix de cajou ouverte par le gouvernement ivoirien a démarré il y a un mois. Ces engins, au nombre de 20 motos accompagnées avec une dotation en carburant, sont un don de la Société des Coopératives agricoles des régions de savanes (COOPARES).

Le président du Conseil d’administration (P.C.A) de cette structure donatrice, Konaté Mamadou, a présenté le contexte de son action qui vient en appui aux directions régionales du conseil du coton et anacarde du nord face au fléau du trafic de la noix de cajou « qui tue l’économie de notre pays ». « Nous avons décidé, par ce don, d’appuyer l’Etat de Côte d’Ivoire à lutter efficacement contre la fuite de l’anacarde vers les pays voisins. Car, cet acte criminel appauvrit notre pays et nous, les populations, tandis qu’il enrichit les pays de destination. Nous souhaitons que notre exemple soit copié par d’autres acteurs de la filière afin d’aider l’état à poursuivre le développement de nos régions que nous ressentons dans nos villages et hameaux, à travers l’électrification, la construction, d’écoles, centres de santé, infrastructures routières, désenclavement des villages, facilitation d’écoulement des produits agricoles », a situé le donateur, qui a salué les efforts du président de la République, Alassane Ouattara, et du Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, pour le rayonnement de la Côte d’Ivoire.



Le PCA de COOPARES a noté son entière adhésion la répression comme voie de dissuasion des trafiquants de l’anacarde et du coton. «Il faut que des fraudeurs soient sévèrement sanctionnés et punis par la loi pour servir d’exemple ». Konaté Mamadou a terminé par un appel à ses pairs, les acteurs, commerçants, sociétés coopératives, pisteurs… «L’heure a sonnée, il faut qu’on se réveille pour apporter notre appui et soutien au conseil du coton et anacarde, à l’Etat dans la lutte contre la fraude de l’anacarde, car c’est notre économie qui est pillée ».

Le D.G du conseil du coton et de l’anacarde, Adama Coulibaly, lui, au nom du président de la République et du Premier ministre, ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, a salué l’acte du donateur. « C’est une première. Nous n’avons jamais eu un tel don de la part d’acteur de la filière et surtout pour lutter contre la fuite de la noix de cajou brute. En plus du don, les messages du président du conseil d’administration de la coopérative, du maire et du préfet me comblent de satisfaction. Car chaque maillon s’est approprié la lutte contre la fuite de nos produits. Lorsque nos produits sont transférés chez les voisins, c’est une partie de notre richesse qui est transférée dans ce pays. C’est un acte criminel. Car, il prive notre Etat de ressources pour continuer son développement, pour continuer le développement des régions qui se fait à partir des recettes agricoles prélevées à l’exportation ». Alors, a ajouté M. Coulibaly, « si vous privez l’Etat de ses recettes en envoyant frauduleusement vos productions agricoles, cela veut dire que vous contribuez à son appauvrissement, à réduire sa marche de manœuvre. Nous apprécions l’acte posé par la coopérative COOPARES ».

En ce qui concerne la phase de répression entré en action, le DG du Conseil du coton et de l’anacarde a souligné les sensibilisations faites en amont avant ces opérations. Il a fait noter que du côté de la région du Gontougou (Bondoukou), des personnes sont déjà en prison parce qu’elles ont fraudé. « J’ai supprimé des agréments que j’avais accordé à des acteurs lorsque que je me suis rendu compte que ces acteurs n’étaient pas honnêtes avec la Côte d’Ivoire, ils travaillaient contre les intérêts de la Côte d’Ivoire. Leurs agréments sont retirés et les produits saisis. La loi donne au conseil coton anacarde de vendre les produits issus des saisies et d’en faire bon usage dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire ».

Le préfet de Korhogo, faut-il le noter, a invité les acteurs, les pisteurs, populations à éviter de faire sortir la noix de cajou brute vers les frontières au risque de tomber sous le coup de la Loi. Il a exhorté les chefs de villages, les autorités traditionnelles et religieuses à s’impliquer activement dans la sensibilisation de leurs administrés. La saisie du produit, l’arrestation et la mise en taule du fraudeur, la vente du véhicule transportant le produit sont entre autres mesures arrêtées par le gouvernement ivoirien.



Aly OUATTARA
Correspondant régional
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