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Société Publié le mardi 22 septembre 2009 | Le Patriote

Grève des infirmiers et sages-femmes: Le service minimum peu assuré

Le système sanitaire des centres hospitaliers continue de fonctionner au ralenti. Après deux jours d’arrêt de travail la semaine dernière, et devant le mutisme des autorités, les syndicats des infirmiers et des sages femmes ont reconduit le mouvement, et ce depuis le dimanche dernier. Hier, un tour aux deux centres hospitaliers et universitaires (CHU) nous a permis de nous rendre à l’évidence.
A Treichville, au service de Chirurgie générale, au service traumatologique et aux urgences, le service minimum était assuré par les aides soignantes et même par des médecins, en lieu et la place des infirmiers. « Vous constatez comme moi, qu’il n’y a aucun infirmier à son poste pour assurer le service minimum. Nous faisons comme nous pouvons pour soulager les malades » a indiqué Dr Koré Zadi Richard au service de Chirurgie générale. Tout comme lui, une dame venue accompagner son fils blessé par accident a déploré cet arrêt de travail. « Je suis ici depuis plus d’une heure et mon fils n’a toujours pas reçu de soin. C’est sur place en pédiatrie que nous avons été reçus, qu’on nous a appris la grève des infirmiers. Et depuis je ne sais vers qui m’orienter pour faire soigner mon enfant. Si j’étais au courant de la grève, je serai allée en clinique avec mon fils », a-t-elle regretté. A Cocody, par contre, la grève est suivie mais avec un service minimum. Au service gynécologique, des malades ont pu être suivis mais très brièvement. « Enregistré ce matin à 7h45mn en gynéco, cette patiente a été dirigée vers les services des urgences à 8h20mn, alors que d’habitude les malades mettent un peu plus de temps avant d’être libérés » a indiqué un interlocuteur qui a requis l’anonymat. Dans les salles d’accouchement, quelques naissances ont également été enregistrées.
En attendant d’être reçus par le ministre de la Fonction publique et de l’Emploi, les infirmiers et sages-femmes entendent maintenir, ainsi, le cap jusqu’à jeudi et donnent rendez-vous pour le samedi prochain en vue de décider de la conduite à tenir. Rappelons qu’ils exigent la prise d’un décret portant sur un nouveau profil de carrière pour leur emploi, avec à la clé, naturellement une revalorisation salariale.

Sogona Sidibé

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