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Politique Publié le samedi 19 décembre 2009 | Le Nouveau Réveil

Malgré les menaces et les décisions du gouvernement - Dr Atté Boka (porte-parole des syndicats): “C`est maintenant que la lutte commence”

Face à la grève des syndicats de la santé déclenchée depuis le 12 décembre dernier, le chef de l`Etat a pris un décret visant à casser la grève de la coordination des syndicats du personnel soignant de la santé. Devant cette mesure grave du gouvernement, la coordination des syndicats du personnel soignant de la santé, regroupant 14 syndicats de la santé, a décidé de reconduire la grève en cours pour 5 jours renouvelables à compter du dimanche 20 décembre. Le dimanche parce que le premier mot d`ordre prend fin le 19 décembre, a précisé le porte-parole du mouvement, Atté Boka Ernest. Qui persiste "ce ne sont pas les sanctions qui vont régler les problèmes. Que propose le gouvernement en terme de solution? Un agent de santé ne peut travailler sous pression et avec la force et les menaces. S`il n`y a rien, il n`y a pas de travail". Le gouvernement qui a décidé de prendre la chicote a plus que jamais soulevé le courroux des agents de santé. La décision qui a fait suite à l`assemblée générale extraordinaire tenue hier, a été obtenue dans une ambiance toute particulière, différente des autres jours. Le personnel soignant, comme un seul homme, a répondu nombreux à l`appel des responsables syndicaux. Bien que l`Ag soit prévue pour 14 h, les responsables des sections venus de l`intérieur du pays avaient déjà pris d`assaut l`amphithéâtre principal de l`Insp dès le début de l`après midi. Déterminés à aller jusqu`au bout de ce combat pour l`amélioration de leurs conditions de vie, ceux-ci déjà dans la cours de l`Insp ne cachaient pas leur volonté d`en finir avec " le buffle blessé " comme le disaient certains d`entre eux, dans l`attente de leur responsable. 16h05 minutes, les responsables font leur entrée dans la salle surchauffée, où ils sont reçus dans un tonnerre d`applaudissement et des cris de guerre tels des guerriers à l`assaut de l`ennemi. Le principal point à l`ordre du jour attendu par tous était la conduite à tenir après le décret lu sur les antennes de la télévision nationale. Décret portant sur la réquisition du personnel soignant, les peines d`emprisonnement encourus, la mise sous contrôle des salaires…Sur la question, ce sont les délégués venus de l`intérieur qui, pour la plupart, sont intervenus. De toutes leurs interventions, revenait à chaque fois, la volonté de reconduire la grève tout en jugeant, dans le même temps, le décret de Gbagbo illégal. A tour de rôle, les délégués de Daloa, de San Pedro, de Divo, d`Agnibilekro, de Soubré, de Bouaké, de Bouaflé, d`Abengourou… se sont indignés du fait qu`"en même temps qu`on nous réquisitionne, on suspend notre salaire. Ce que nous retenons, c`est que le président veut qu`on continue la grève en prenant cette décision. Pour tout agent de santé qui sera arrêté, c`est toute la section, qui ira se constituer prisonnière". Pour Atté Boka, "C`est maintenant que nous commençons la lutte. C`est par notre détermination que nous allons obtenir la satisfaction de nos revendications. Les décisions du gouvernement n`auront d`effet que lorsque nous allons échouer". Pour le personnel soignant "les décisions du gouvernement sont nulles et de nul effet, les sanctions sont disproportionnées face à la grève". Certains médecins grévistes sont allés plus loin en souhaitant la saisine du Bit et la cour des droits de l`homme de l`Ua pour porter plainte contre l`Etat pour non respect du droit à la grève. D`autres ont décidé du boycott de toutes les activités de santé. Programme de vaccination, séminaire ateliers…

Jean Prisca
jeanprisca77@yahoo.fr
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