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Société Publié le lundi 28 décembre 2009 | Le Mandat

Insécurité à Abidjan - Les policiers délogés, les ponts De Gaulle et Houphouët-Boigny aux mains des bandits

Les deux ponts, reliant la partie Sud à la partie Nord d’Abidjan, ne font plus l’objet de surveillance de la part des Forces de défense et de sécurité. Du moins, c’est le constat qui a été fait ces dernières semaines. Ces lieux névralgiques de la capitale sont abandonnés aux mains des bandits qui y règnent en maître de jour comme de nuit. Les éléments des Fds, qui assuraient une présence constante et dissuasive en ces endroits, auraient été priés par leur hiérarchie de quitter définitivement les ponts.

Où sont passés les barrages des Forces défense et de sécurité à l’entrée des ponts Houphouët-Boigny et De Gaulle ? C’est la question qui circule sur toutes les lèvres et qui apporte du moult à l’actualité du moment. Les usagers qui ont emprunté ces voies ont fait le constat de la fluidité du trafic sur ces ponts. Aucun élément des Fds n’est posté sur ces passages obligés qui donnent sur la commune du Plateau. Certes, l’absence de postes de contrôle sur ces ponts ressoud en partie le problème des bouchons, mais en termes de sécurité, ces deux passages sont exposés à de graves risques. Des quidams cachés dans la pénombre sous ces ponts agressent fréquemment les usagers qui ont le malheur d’emprunter les ponts Houphouët et De Gaulle. Ces moments de fêtes sont très propices pour leurs opérations de jour et de nuit. Des bandits qui ont désormais entre leurs mains les deux ponts symboliques, ne sont aucunement inquiétés puisque les hommes en treillis qui devraient les effrayer ont foutu le camp. A la question de savoir pourquoi les Fds ont abandonné les ponts une source proche de la hiérarchie militaire affirme que c’est suite aux nombreuses plaintes adressées contre les éléments au poste sur les ponts relativement au racket que les hautes autorités militaires et sécuritaires ont décidé de suspendre définitivement les barrages. Rappelons, qu’il y a quelques mois, l’Etat major avait retiré tous les militaires des ponts Houphouët et De Gaulle pour les mêmes cause de racket, dit-on. La police qui avait supplée les hommes de Mangou n’a pas échappé au venin de la pratique. Alors pour contenter des ivoiriens qui se plaignaient de ces postes de contrôle, les autorités policières auraient décidé de déloger définitivement leurs éléments de ces endroits. Mais la conséquence directe de cette décision est la résurgence de l’insécurité sur les ponts surtout à cette période sensible de fin d’années. Traverser les ponts De Gaulle et Houphouët-Boigny à pied ou en automobile (ce qui d’ailleurs n’est pas conseillé car, on ne sait à quel moment une panne peut survenir est une gageure. Avec cette perméabilité causée par le départ des hommes en treillis des ponts, le danger pourrait être permanent non seulement pour les usagers, mais surtout pour le Plateau qui abrite toutes les institutions de la République. Sachant que le cygne continue à chanter sur la terre d’Eburnie, la décision des responsables de la police de mettre fin à la mission de veille de ses agents sur les ponts Houphouët et De Gaulle, n’est pas appropriée, car cela pourrait se retourner contre eux. Surtout que les ivoiriens sont toujours hantés par les rumeurs de coup d’Etat.
JN
Où va le pays ?

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