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Société Publié le jeudi 21 janvier 2010 | Nuit & Jour

Fluidité routière : La Banque Mondiale promet 1,5 milliards FCFA

Le lancement de la phase pilote du projet de lutte contre le racket et les tracasseries routières a eu lieu le 18 janvier dernier. Lors de cette manifestation, le Directeur des opérations de la Banque Mondiale Madani Tall a promis un aide de 1,5 milliards FCFA. Bénéficiant d’une dotation de 6,5 milliards FCFA de la Banque Mondiale, le Don de gouvernance et de développement institutionnel (DGDI) est partie prenante de la réalisation du projet de fluidité routière. Le coordinateur de cette structure, Yao Madeleine, donne dans la déclaration ci-dessous, les grandes lignes de sa responsabilité.

« Nous sommes réunis pour solenniser un évènement d’une importance capitale pour notre pays : il s’agit du redémarrage des opérations de lutte contre le racket et l’amélioration de la fluidité routière lancées en juin 2008 par le Comité technique de contrôle de la fluidité routière. Ce redémarrage est marqué par la réalisation d’une campagne de communication et de sensibilisation grâce au financement de la Banque Mondiale et à l’appui technique du Don de gouvernance et de développement institutionnel (DGDI). Le Don de gouvernance et de développement institutionnel que je dirige, est un projet financé par la Banque Mondiale à la demande de l’Etat de Côte d’Ivoire, pour préparer la relance économique post-crise à travers des reformes dans trois secteurs clés de l’économie nationale que sont : les finances publiques, le secteur pétrolier en amont et la filière Café-cacao. Dans le cadre de l’appui que la Banque Mondiale a bien voulu apporter à la Côte d’Ivoire pour améliorer la fluidité routière dans la mise ouvre de certaines activités de la phase pilote. Permettez que je vous présente les activités réalisées qui ont abouti à l’organisation de cette cérémonie, qui constitue le point de départ du projet pilote de lutte contre le racket et l’amélioration de la fluidité routière. Ce projet pilote qui concerne la ville d’Abidjan et l’axe routier Abidjan-frontière Nord via Pôgô et Larélaba devra démarrer par une campagne d’information et de sensibilisation. Au regard des problèmes de communication liés au racket qui ont été identifiés, il s’est avéré indispensable d’informer et sensibiliser les usagers de la route. A cette fin, deux grandes activités ont été ciblées sur la base des ressources disponibles. Il s’agit de la réalisation d’une campagne d’affichage et d’une campagne média pour montrer que le racket est un obstacle au développement puis interpeller et responsabiliser tous les acteurs (forces de l’ordre, commerçants, usagers de la route) à travers un message unique et fédérateur qui contribuera au changement de comportement attendu. Cette activité s’est traduite par la production de supports de 12 m2 sur panneaux routiers, de supports de 6 m2 sur panneaux permanents installés aux postes de contrôle et de supports de 60/80 cm. De même, le DGDI et le Comité Technique de Contrôle de la Fluidité Routière ont procédé à la production de cent (100) CD et cent (100) cassettes audio qui seront distribués gratuitement aux transporteurs. Cette campagne d’affichage soutenue par une campagne média en français et dans les principales langues nationales permettra de (i) sensibiliser les routiers sur les effets du racket, (ii) identifier les postes de contrôle autorisés sur l’axe Abidjan Larélaba et Pôgô, informer les usagers de la route sur les pièces à fournir lors d’un contrôle routier, (iii) informer sur les contraventions à payer en cas d’infraction et sensibiliser les usagers de la route à rompre avec la corruption pour ne payer que les montants exigibles par la loi, et enfin (iv) informer la population sur les sanctions encourues par ceux qui s’adonnent ou encouragent le racket. Par ailleurs, pour accompagner cette campagne de communication, un centre d’appel a été mis en place au sein de l’état-major des Armées et un numéro vert installé pour l’enregistrement et le traitement des plaintes des usagers de la route. Ce numéro gratuit est le 115. Je voudrais à ce stade de mes propos remercier le Directeur Général de la Sotra ainsi que le Directeur Général de ARAMIS qui ont bien voulu accepté d’accompagner le processus en autorisant la production et l’affichage gratuits de nos supporters sur quinze bus. Je voudrais également remercier le Directeur Général de la RTI qui a permis que sa structure assure gratuitement la diffusion des messages de sensibilisation sur les antennes de la Télévision Première Chaîne et de Radio Côte d’Ivoire. Je voudrais également féliciter le Comité Technique de Contrôle de la Fluidité Routière qui a travaillé d’arrache pied avec le DGDI pour la réalisation des activités que je viens d’énumérer. La réalisation d’activités de communication et de sensibilisation s’avèrent certes nécessaire voire indispensables dans la lutte contre le racket. Mais, elles ne pourront à elles seules résoudre cet épineux problème de racket qui constitue un problème de développement. Elles ont besoin d’être accompagnées d’actions rigoureuses de terrain pour le contrôle, le traitement des plaintes et le démantèlement au besoin des barrages anarchiques. Ces actions de terrain sont essentielles pour renforcer la confiance que les ivoiriens placeront en ce projet pilote de lutte et plus tard, au projet national. C’est pourquoi, je voudrais en cette tribune plaider pour le renforcement du dispositif matériel du Comité technique de contrôle de la Fluidité Routière par l’octroi de moyens de mobilité conséquents afin que cette phase pilote puisse s’exécuter pleinement et que sa capitalisation contribue à la réussite du projet national à venir. Je souhaite que le projet PARE/PME qui prendra la relève de l’appui au Comité technique pour le Contrôle de la Fluidité Routière pour la lutte contre le racket entre rapidement dans sa phase active pour garantir la poursuite du projet pilote et réaliser le projet national de lutte contre le racket et l’amélioration de la fluidité routière ».

Retranscrit par Franck Boyo

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