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Politique Publié le mardi 7 septembre 2010 | Le Mandat

Avant le 31 octobre - Une nouvelle rébellion se prépare

© Le Mandat Par Fatai photorush
Cinquantenaire de la Côte d`Ivoire: le préfet Konin Aka préside le défilé militaire à Bouaké
Samedi 7 août 2010. Bouaké. Soldats des Forces nouvelles, de l`ONUCI, du Centre de commandement intégré (CCI) et forces vives défilent en présence des autorités administratives, politiques et militaires, à la faveur du 50è anniversaire de l`indépendance de la Côte d`Ivoire
Maho Gloféhi est un chef milicien bien connu de la lmp dont il est un des bras séculiers dans la région semi-montagneuse de Man. L’homme s’insurge en effet contre le fait de n’avoir pas pris en compte, ses miliciens et lui, dans le programme de réinsertion des ex-combattants. Seulement, une question demeure. Pour le compte de quelle branche armée, devrait-on réinsérer la milice de Maho Gloféhi ? Quand on sait qu’il n’y a jamais eu de forces parallèles aux côtés de la refondation. Comme le dit si bien ce parti présidentiel.

Depuis le début de la crise militaro-civile qui confirme la partition de fait de la Côte d’Ivoire, certains politiciens à courte vue, ont toujours soutenu l’absence de miliciens à l’ouest du pays. En effet, pour Laurent Gbagbo et ses affidés, le nord et l’ouest sont aux mains des Forces Nouvelles qu’ils combattent. Or tout le monde sait que sans ses forces parallèles qui existent bel et bien mais que la refondation s’efforce de nier comme le nez au milieu d’un visage, le FPI n’aurait pu contrer certaines avancées des ex-rebelles. C’est ainsi que le pays a entendu parler des miliciens. Curieusement, au moment où l’on parle de réinsertion. 25.000 miliciens surgissent de leur cachette pour exiger d’être pris en compte. Toutefois, sur les 25.000 miliciens, ce sont seulement 10.000 qui ont été pris en compte. Et ces miliciens ont déposé 2.000 armes. Ce qui réjouit la population qui croit que ce sont seulement avec ces 2000 armes que les miliciens ont combattu. Le plus inquiétant, néanmoins, c’est de savoir où sont passés les 8.000 autres armes ? Un calcul rapide permet de mesurer l’ampleur de la situation sécuritaire précaire qui doit prévaloir avec la menace de chefs miliciens qui font des sorties à même de mettre à mal le processus électoral dans son ensemble. Parce que si 10.000 miliciens ont déposé leurs armes, il en reste un nombre impressionnant encore en circulation. Il se trouve également que 15.000 miliciens n’ont pas été traités. Il reste donc 15.000 miliciensdans la nature en sus des 8.000 armes à déposer. Cela constitue une véritable poudrière qui pourrait se traduire par une très mauvaise et inquiétante déflagration. Parce qu’elles stockées quelque part. La Côte d’Ivoire n’a que trop souffert de ces demi-vérités, de ces contre-vérités et double langage qui font d’elle, aujourd’hui, la risée de ses voisines mais surtout la dernière en tout. Alors qu’elle occupait un rang de leader de la sous-région ouest-africaine. Si ces milices n’existaient pas parce que leur existence est niée par les seigneurs de guerre du sud, pourquoi les réinsérerait-on aujourd’hui ? Comment et pourquoi discuter de choses et surtout prendre en charge des milices qui n’existent pas et n’ont jamais existé ? Si c’est une autre façon de préparer encore des troubles pour le 31, cela ne prospérera pas. Car les forces de l’ordre ont réussi l’ordre de mater tous fauteurs de troubles. Le chef de l’Etat ne va pas renier sa parole, pas une fois de plus ?

Urbain Kadjo
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