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Politique Publié le lundi 25 octobre 2010 | Partis Politiques

Campagne du PDCI-RDA : Allocution du Président Henri Konan Bédié à Gagnoa

© Partis Politiques Par Emma
Campagne du candidat du PDCI-RDA : Henri Konan Bédié à Séguéla
Samedi 23 octobre 2010. Séguéla, place de la Paix
Gagnoa, le 24 Octobre 2010

Monsieur le Ministre Kakou Guikahue, Secrétaire général adjoint du PDCI-RDA, Délégué départemental de Gagnoa ,
Mesdames et Messieurs les élus,
Honorables membres des instances du PDCI-RDA,
Vénérables Chefs traditionnels et coutumiers,
Messieurs les Représentants des Cultes ,
Vaillants Secrétaires généraux des sections du PDCI-RDA,
Intrépides Présidents des Comités de base du PDCI-RDA,
Madame la Présidente de l’Union des Femmes du PDCI-RDA, Coordination de Gagnoa,
Monsieur le Président de la Jeunesse du PDCI-RDA, Coordination de Gagnoa,
Mes chers frères et sœurs de Gagnoa,

Revenir à Gagnoa est toujours pour moi un plaisir dans cette ville qui nous est chère et qui a joué un rôle si important dans la conquête de notre indépendance et l’implantation ici de notre formation politique, le PDCI-RDA.

Il me plait à cet effet de saluer d’abord la mémoire de ces vaillants combattants, hommes et femmes qui nous ont quittés et qui ont marqué l’histoire de notre parti.

Je pense notamment au sénateur Biaka Boda, à Yacouba Sylla , à Henri Kouakou, à Djessa Kouassi, à Depri Domoraud, à Dakoury Tabley Jean et son épouse Zoua Colette,à Zézé Félix, à Madame Zadi Albertine, ancienne présidente de l’Association des Femmes Ivoiriennes. Et plus récemment, mon collaborateur et ami, Madou Dogoh Paul.

En leur mémoire, je vous demande de vous mettre debout et d’observer une minute de silence.
Je veux saluer également, Madame Deigna Cathérine , restée au PDCI bien que ses enfant soient partis vers d’autres cieux.Comment puis-je oublier ici, ceux qui continuent de se battre pour le parti , souvent dans des conditions difficiles pour ne pas dire impossibles, du fait de l’intolérance?
Je veux mentionner à cet effet Monsieur Djedje Bagnon Joachim dont les maisons autant à Gagnoa que dans son village natal ont été brulées et qui continue, aujourd’hui, à animer avec bonheur, une des délégations communales de Yopougon .

Il me plait de même de saluer mon jeune et dynamique collaborateur , le professeur Maurice Kakou Guikahue, secrétaire général adjoint du PDCI, en charge de l’organisation et de la mobilisation du parti. Nous lui devons l’imposante mobilisation de ce jour, parce qu’il est en même temps le délégué départemental du parti ici.

Merci donc, frères et sœurs de Gagnoa , pour cet accueil , toujours enthousiaste et chaleureux. Merci de continuer à faire briller la flamme du PDCI-RDA dans cette cité du fromager.
Mes frères et sœurs de Gagnoa,

Vous savez pourquoi je suis chez vous ce matin. Je suis candidat à l’élection présidentielle dont le premier tour est prévu dans quelques jours, le 31 octobre 2010.Je viens ici, pour solliciter vos bénédictions et vos suffrages.

J’ai expliqué , en long et en large, les raisons de cette candidature. J’ai expliqué partout où je suis passé l’état de dégradation avancé de notre pays à la suite de la gestion scabreuse qu’en ont fait les refondateurs depuis dix ans.

La Côte d’Ivoire est devenue méconnaissable. Elle est déchirée par la guerre, son visage est balafré, les Ivoiriens ont le cœur meurtri et les plaies ouvertes par les refondateurs ne se cicatriseront pas de si tôt.

Vous savez et vous voyez que rien ne va dans le pays. Regardez vos routes. Elles sont dégradées. Regardez l’école. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Et vous , paysans, quelle est votre situation aujourd’hui ? A combien achète-t-on vos produits ? Nous pourrions passer la journée à égrener ce qui ne va pas dans le pays depuis que les refondateurs aux mains sales ont pris son destin en otage.
Je sais qu’ici même, le chef des refondateurs, dans une envolée lyrique, a estimé que je n’avais rien fait à la tête de l’Etat, que ma présence équivalait à mon absence, parce qu’il avait, lui , construit des monuments à Abidjan. Ce qui fait de lui un bâtisseur, à l’image de Félix Houphouët-Boigny.
Est-ce que, je vous le demande, une statue donne à manger ? La statue est-elle une priorité quand les gens ont faim et soif ? Par ailleurs, avez-vous vu ces laideurs qui gênent la circulation à Abidjan ? On peut d’ailleurs se demander si ces laideurs ne sont pas destinées à envouter les Ivoiriens. Ah ! Si le ridicule pouvait tuer !

Mes frères et sœurs de Gagnoa, d’un chef de l’Etat, on demande qu’il assure notre sécurité. Est-ce le cas ? –Non ! On demande au chef de l’Etat de créer les conditions pour que le citoyen ne meure pas de faim. Est-ce le cas ? -Non ! On demande au chef de l’Etat de créer les conditions pour que nos enfants aillent à l’école. Est-ce le cas ? –Non ! On demande que le chef de l’Etat construise des routes carrossables en toute saison. Est-ce le cas ?-Non ! Dites-moi, chers frères et sœurs, combien de fois Gbagbo Laurent a-t-il emprunté l’axe N’douci-Gagnoa pour se rendre à Mama, son village natal depuis qu’il est chef de notre état? Vous en connaissez vous-même la raison. Le chef de l’Etat doit se préoccuper de l’état de santé des populations. Est-ce le cas ?- Non ! En lieu et place, non seulement les hôpitaux sont devenus des mouroirs, mais le chef des refondateurs a importé pour de l’argent, des tonnes de déchets toxiques qui tuent et créent des monstres comme au Japon, après Hiroshima et la bombe atomique !

La campagne est certes l’occasion de parler, mais il faut bien parler et ne pas se aller à l’irrespect et au mensonge éhonté. Cela n’est pas payant et n’honore pas celui qui profère ces insanités!
Le chef des refondateurs, qui semble avoir honte de son parti d’origine, puisqu’il se présente sous la bannière d’une soit disant majorité présidentielle , a l’habitude de dire *Côte d’Ivoire is back*.Il ne peut parler que de la Côte d’Ivoire d’Houphouët-Boigny et de Henri Konan Bédié. C’est cela la vérité !
C’est cette Côte d’Ivoire que je veux rétablir par ma candidature à la présidence de la république.
Aujourd’hui, l’occasion nous est donnée de revenir à une situation normale. Oui, la situation peut changer, si nous savons profiter de l’opportunité qui nous est offerte , le 31 octobre 2010. Depuis cinq ans, nous sommes gouvernés par un Chef d’Etat, qui se prétend démocrate, et refuse d’organiser des élections.Il n’a été maintenu au pouvoir que par des arrangements politiques et par la communauté internationale.Nous avons, aujourd’hui, avec l’élection qui s’annonce, la possibilité de choisir des responsables légitimes parce que désignés par le peuple souverain de Côte d’Ivoire.
Je suis candidat à cette élection et vous avez la possibilité de changer la face de la Côte d’Ivoire en votant pour moi.

Je suis , sans fausse modestie le meilleur de tous les candidats parce que j’ai l’expérience, la compétence et je suis entouré des meilleurs cerveaux de notre pays. Je ne suis pas fanfaron et ce que je dis est la stricte vérité.

Alors, je vous demande de voter pour moi parce que j’incarne l’expérience et la compétence.
Votez pour moi, parce que j’ai travaillé toute ma vie pour l’unité de tous les Ivoiriens que j’ai toujours traités sans discrimination aucune. Ils sont nombreux ceux que indifféremment, j’ai envoyés effectuer des études dans les meilleures universités du monde entier.

Votez pour moi parce que j’ai un bilan positif à la tête de l’Etat. La Côte d’Ivoire d’aujourd’hui, vit sur les acquis auxquels j’ai participé dans les différents postes que j’ai occupés.

Mais pour que je retrouve le palais, vous devez voter, et surtout bien voter. Je dis bien voter, c’est-à-dire bien remplir le bulletin de vote. Il y en effet, dans cette opération , de nombreuses possibilités d’erreurs qui rendent le bulletin nul, non valable.

Je viens demander aux responsables politiques, à tous les niveaux, d’utiliser les jours de campagne qui nous restent pour apprendre à bien voter, pour éviter que les bulletins soient déclarés nuls. Je sais qu’ils sont déjà à la tâche, mais comme disent les enseignants, la répétition est une vertu pédagogique.
Nous ne devons absolument pas perdre cette élection du fait de bulletins nuls. Tout doit être mis en œuvre pour que chaque militant sache tracer la croix, ou mettre l’empreinte digitale, dans la case prévue au titre du candidat du PDCI-RDA, représenté par l’éléphant et par ma photo .

Il reste bien entendu que ceux qui n’ont pas pu le faire encore, devront aller retirer leurs carte nationale d’identité et leur carte d’électeur. Ces documents devraient être bien conservés jusqu’au jour de l’élection, c’est-à-dire jusqu’au 31 octobre 2010.Je le dis parce que dans leur recherche de moyens de conserver le pouvoir à tout prix, les refondateurs font arracher ces documents par des faux policiers, de sorte que le jour du vote, les citoyens auxquels on a arraché ces documents précieux, ne puissent pas voter.

Si vous votez et surtout si votez Henri Konan Bédié, alors un jour nouveau se lèvera sur notre pays qui va renouer avec le développement .Cela va impliquer, pour le pays, la reprise des travaux de l’éléphant d’Afrique et pour Gagnoa, ce marché qui a brûlé ici et tant d’autres projets !
Je vous remercie une fois de plus pour votre accueil et vous dis à très bientôt au palais présidentiel le 1er novembre 2010.

Vive Gagnoa
Vive le PDCI-RDA !
Vive la Côte d’Ivoire!

Henri Konan Bédié
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