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Politique Publié le lundi 6 décembre 2010 | Nord-Sud

La communauté internationale reconnaît Ouattara : Sarkozy tourne la page Gbagbo

La France a tourné le dos à la présidence de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire, où vivent quelque 15.000 Français.

“Les résultats (de la présidentielle) marquent une nette et incontestable victoire pour Alassane Ouattara », a affirmé le président Nicolas Sarkozy, samedi lors d'une visite en Inde. « Un président est élu en Côte d'Ivoire. L'ensemble de la communauté internationale et les Nations Unies l'ont reconnu. Ce président est Monsieur Alassane Ouattara », a-t-il poursuivi.

Dès vendredi soir, M. Sarkozy avait demandé au président sortant de « respecter la volonté du peuple » et avait adressé « ses félicitations au président élu », selon un communiqué de l'Elysée.

Le ton employé tranche avec les communiqués et déclarations précédentes, empreints de prudence et qui ne citaient pas nommément M. Ouattara, se bornant à réclamer la publication des résultats et appelant les protagonistes au sens des responsabilités. « On ne peut pas défendre la démocratie et ne pas parler de Alassane Ouattara, il y a un moment où ce n'est plus tenable alors qu'il y a un souci de cohérence », explique-t-on de source proche du dossier. « Il y a eu les résultats en faveur de Ouattara, on ne peut s'asseoir dessus et on soutient celui qui a gagné », renchérit une autre source.

Sous le régime de Félix Houphouët-Boigny, premier président de la Côte d'Ivoire indépendante, le pays avait représenté pour la France une tête de pont économique et politique en Afrique. Avec l'arrivée au pouvoir en 2000 de Laurent Gbagbo, les relations se sont vite détériorées. En 2002, une rébellion dans le nord du pays, qualifiée de "tentative de coup d'Etat" par le pouvoir, provoque une partition du pays avec un sud gouvernemental et un nord rebelle. A l'époque Laurent Gbagbo accuse la France d'avoir favorisé la rébellion, ce dont Paris se défend. En novembre 2004, la relation se casse définitivement lorsqu'un bombardement de l'aviation ivoirienne cause la mort de 9 soldats français, tandis que plus de 50 manifestants ivoiriens tombent à Abidjan sous les balles françaises. Aujourd'hui, la communauté française en Côte d'Ivoire est réduite à quelque 15.000 Français. La présence en Côte d'Ivoire d'une force de l'ONU appuyée par un millier de militaires français peut aider à contenir d'éventuels actes violents. Dans ses messages, Nicolas Sarkozy a notamment lancé « un appel au président Laurent Gbagbo et à tous les responsables civils et militaires ivoiriens pour qu'ils respectent la volonté du peuple, s'abstiennent de toute initiative de nature à provoquer la violence et coopèrent à l'établissement durable de la réconciliation, de la paix et de la stabilité en Côte d'Ivoire”. Selon l’AFP, M. Sarkozy a tenté, en vain, de joindre Laurent Gbagbo.
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