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Économie Publié le mercredi 29 décembre 2010 | Nord-Sud

«Diamant de guerre» - Côte d’Ivoire, principale exportatrice au monde

La Côte d’Ivoire est au banc des accusés. Au moment où le pays connaît une crise post-électorale très tendue, il devient également la plaque tournante des pierres précieuses non-certifiées. La Côte d’Ivoire est devenue le principal exportateur mondial de “diamants de guerre”, dont la vente illégale risque de financer les camps qui s’opposent pour la présidence du pays, s’inquiète le président du processus de Kimberley, Boaz Hirsch, dans un entretien à l’Afp. Selon le patron du régime international de certification des diamants bruts, «les seuls diamants considérés aujourd’hui comme des diamants de guerre viennent de Côte d’Ivoire». Ces dernières années, des diamants, représentant des dizaines voire des centaines de millions de dollars, ont été clandestinement exportés du pays par le biais de faux certificats d’origine. Les Nations Unies ont imposé en 2005 un embargo sur leur exportation de la Côte d’Ivoire pour éviter à l’époque qu’elle ne finance l’ex-rébellion qui contrôlait le nord du pays après un coup d’Etat manqué en 2002 contre le président Laurent Gbagbo. Avec la crise politique opposant les partisans d’Alassane Ouattara, le vainqueur reconnu par la communauté internationale de la présidentielle du 28 novembre, à ceux de Laurent Gbagbo, président sortant, Boaz Hirsch dit craindre que ce trafic n’alimente un éventuel nouveau conflit. Pour l’israélien qui assure la présidence du processus de Kimberley jusqu’à la fin de l’année, sa structure «tient absolument à s’assurer que ces diamants ne servent à financer» aucun des deux camps. Le régime international de certification, baptisé du nom de la ville d’Afrique du Sud où il a été lancé en 2000, est soutenu par l’Onu et rassemble 75 pays. Il a établi en 2003 un système de certification assorti d’une série de contrôles et de suivi des diamants, des mines aux ateliers de polissage. Il attache une grande importance à la lutte contre l’exportation clandestine de diamants ivoiriens vers les pays voisins, selon M. Hirsch. Depuis 2000, 5% des diamants produits dans le monde étaient des «diamants de guerre», contre moins de 1% aujourd’hui. En 2009, 40.000 certificats ont été délivrés, représentant 370 millions de carats.

Cissé Cheick Ely avec Afp

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