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Politique Publié le dimanche 8 janvier 2012 | AFP

Disparition Kieffer: résultat des analyses ADN mardi ou mercredi, selon son épouse

© AFP
Affaire Kieffer : Mme Silou-Kieffer
PARIS - Les résultats des analyses ADN du squelette retrouvé vendredi en Côte d`Ivoire, qui pourrait être celui de Guy-André Kieffer, seront connus mardi ou mercredi, a indiqué samedi à l`AFP l`épouse du journaliste franco-canadien disparu en 2004 à Abidjan.

"Le juge m`a dit que les résultats arriveraient mardi ou mercredi", a déclaré Osange Silou-Kieffer, précisant que les échantillons d`ADN prélevés sur le squelette étaient acheminés en France par avion.

Le juge français Patrick Ramaël, qui enquête sur la disparition du journaliste survenue le 16 avril 2004, doit rester encore une dizaine de jours en Côte d`Ivoire, où il est arrivé le 2 janvier, selon Mme Silou-Kieffer.

Jugeant que la découverte de ce squelette est "une pièce importante du dossier", l`épouse du journaliste a souligné qu`à ce jour "on n`a aucune preuve qu`il a(it) été assassiné. On a toujours cru au 1% de chance qu`il soit encore vivant".

S`il s`avère que le squelette est celui de son mari, "on ne devra plus gérer un enlèvement mais un assassinat, et entrer dans un processus de deuil", a-t-elle ajouté, soulignant que "l`affaire ne sera pas terminée tant que les coupables ne seront pas punis".

Osange Silou-Kieffer a eu un enfant avec Guy-André Kieffer qui est père
d`un autre enfant.

Un squelette a été découvert vendredi dans la région d`Issia (environ 360 km à l`ouest d`Abidjan), en présence du juge Ramaël. Au moment de sa disparition à Abidjan, Guy-André Kieffer enquêtait sur des malversations, notamment dans la filière cacao, dont le pays est premier producteur mondial.

Tout en appelant à la prudence dans l`attente du résultat des analyses, Reporters sans frontières (RSF) s`est félicité que ce soit "la première fois, depuis près de huit ans, que l`enquête va si loin".

"Si les ossements retrouvés sont bien ceux de Guy-André Kieffer, confirmant ainsi que le journaliste a été assassiné et enterré après son enlèvement, il restera à confondre les coupables et les commanditaires. (...) Plusieurs personnes citées dans ce dossier et soupçonnées d`être impliquées ne sont pas inquiétées", selon RSF.

L`organisation de défense de la presse, qui "apporte son soutien à la famille et salue les efforts du juge Patrick Ramaël de faire avancer l`enquête", s`est constituée partie civile dans ce dossier en 2004.

L`enquête menée en France s`est orientée vers des cercles proches du pouvoir de l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril 2011 après une crise postélectorale de quatre mois, qui a fait quelque 3.000 morts.

jac-soh-tmo/phc

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