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Sport Publié le vendredi 20 janvier 2012 | AFP

Deux ONG dénoncent la "corruption" entachant la préparation de la CAN

© AFP
Football/CAN 2012 : Cérémonie de tirage au sort de la Coupe d`Afrique nations de football
GUINÉE ÉQUATORIALE, Malabo: les Présidents Ali Bongo Ondimba(C) du Gabon et Teodoro Obiang Nguema de la Guinée après la cérémonie de tirage au sort de la Coupe d`Afrique nations de football (CAN 2012) à Malabo le 29 Octobre, 2011.
PARIS - Les ONG One, confondée par le chanteur irlandais Bono, et EG Justice, dénoncent jeudi la "corruption" entourant la Coupe d`Afrique des nations (CAN), à deux jours de son ouverture, et demandent à l`Union européenne d`adopter des "lois de transparence" sur les
investissements en Afrique.

"Alors que les stars africaines des clubs de football européens s`apprêtent
à participer à la CAN au Gabon et en Guinée équatoriale", les deux ONG
"appellent l`UE à adopter rapidement de nouvelles règles qui forceraient les
sociétés multinationales opérant en Guinée équatoriale à publier les
paiements, en argent ou en nature, faits au gouvernement en contrepartie de
l`exploitation du pétrole".

Elles soulignent dans un communiqué que "grâce à ses réserves de pétrole,
la Guinée équatoriale affiche le revenu par habitant le plus élevé d`Afrique".

Mais alors que "des milliards d`euros ont été dépensés par le gouvernement
pour bâtir des infrastructures destinées à impressionner les visiteurs
étrangers et à divertir une petite élite locale, la majorité de la population
n`a pas accès aux services de base".

EG Justice, qui milite pour l`état de droit en Guinée équatoriale, estime
notamment que "le secret d`Etat permet au gouvernement de dépenser l`argent à
sa guise". "Au moins treize palaces présidentiels ont été construits à travers
le pays, ce qui fait en moyenne un palais pour 54.000 habitants. Cela démontre
un dédain choquant pour les besoins de la population ", relève-t-elle.

Les deux ONG rappellent que "l`Union européenne a proposé en octobre
dernier l`introduction d`une législation qui obligerait les sociétés gazières,
minières, pétrolières et forestières à publier les détails de leurs opérations
financières pour chaque projet dans chaque pays où elles interviennent".

"La Guinée équatoriale démontre avec éclat pourquoi l`Europe doit adopter
une loi pour obliger à la publication des sommes reçues par un gouvernement en
échange de ses richesses naturelles", soulignent les ONG.

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