I. LES FAITS
Le 21 janvier 2012, le Front Populaire Ivoirien (FPI) parti d’opposition a organisé un meeting qui a reçu l’autorisation du Ministre d’Etat Ministre de l’intérieur. Malheureusement ce meeting a dégénéré par des actes de violences traduits par des pillages, des destructions de biens privés. On a dénombré au moins un mort (1) et de nombreux blessés. De source concordante, cette violence a été perpétrée par des individus se réclamants du Rassemblement Des Républicains (RDR) qui ont procédé à des jets de pierre sur les manifestants.
II. NOTRE ANALYSE
Le CEFCI (Centre Féminin pour la démocratie et les droits humains en Côte d’Ivoire), organisation pour la promotion des droits de la femme, dénonce cette résurgence de la violence qui rallonge la liste des actes graves de violation des droits de l’homme constatée et qui pourrait fragiliser davantage le processus de réconciliation nationale
Aussi, le CEFCI tient-il à rappeler que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme stipule en son article 19 que : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir, et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelques moyens que ce soit ».
Il est donc nécessaire que notre pays, la Côte d’Ivoire, qui se veut un pays démocratique et de bonne gouvernance puisse assurer la promotion et la protection des droits des citoyens, des organisations politiques, et de la société civile.
A cet effet le CEFCI voudrait également rappeler le rôle régalien de l’Etat en matière de sécurité, des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire national.
III. RECOMMANDATIONS
Au regard du constat et de l’analyse ci-dessus, le CEFCI fait les recommandations suivantes :
• Au Gouvernement :
- Mener une enquête impartiale afin de situer les responsabilités et traduire en justice les auteurs de ce grave incident ;
- Veiller à la sécurisation des rencontres et meetings de toutes les forces politiques ivoiriennes ;
- Promouvoir la liberté d’opinion et d’expression de toutes les formations politiques en Côte d’ Ivoire.
• Aux partis politiques :
- Aider au processus de réconciliation nationale à travers la sensibilisation de leurs militants et sympathisants à la non violence et aux valeurs démocratiques.
• A la Population :
- Adopter des comportements de non violence et cultiver les vertus que sont la tolérance, le pardon afin de contribuer positivement au processus de réconciliation nationale en cours.
• A l’ONUCI :
- Assister le Gouvernement dans la sécurisation des populations et des activités des partis politiques.
Fait à Abidjan, le 26 janvier 2012
Pour le CEFCI
La Présidente
Nathalie Koné TRAORE
Le 21 janvier 2012, le Front Populaire Ivoirien (FPI) parti d’opposition a organisé un meeting qui a reçu l’autorisation du Ministre d’Etat Ministre de l’intérieur. Malheureusement ce meeting a dégénéré par des actes de violences traduits par des pillages, des destructions de biens privés. On a dénombré au moins un mort (1) et de nombreux blessés. De source concordante, cette violence a été perpétrée par des individus se réclamants du Rassemblement Des Républicains (RDR) qui ont procédé à des jets de pierre sur les manifestants.
II. NOTRE ANALYSE
Le CEFCI (Centre Féminin pour la démocratie et les droits humains en Côte d’Ivoire), organisation pour la promotion des droits de la femme, dénonce cette résurgence de la violence qui rallonge la liste des actes graves de violation des droits de l’homme constatée et qui pourrait fragiliser davantage le processus de réconciliation nationale
Aussi, le CEFCI tient-il à rappeler que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme stipule en son article 19 que : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir, et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelques moyens que ce soit ».
Il est donc nécessaire que notre pays, la Côte d’Ivoire, qui se veut un pays démocratique et de bonne gouvernance puisse assurer la promotion et la protection des droits des citoyens, des organisations politiques, et de la société civile.
A cet effet le CEFCI voudrait également rappeler le rôle régalien de l’Etat en matière de sécurité, des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire national.
III. RECOMMANDATIONS
Au regard du constat et de l’analyse ci-dessus, le CEFCI fait les recommandations suivantes :
• Au Gouvernement :
- Mener une enquête impartiale afin de situer les responsabilités et traduire en justice les auteurs de ce grave incident ;
- Veiller à la sécurisation des rencontres et meetings de toutes les forces politiques ivoiriennes ;
- Promouvoir la liberté d’opinion et d’expression de toutes les formations politiques en Côte d’ Ivoire.
• Aux partis politiques :
- Aider au processus de réconciliation nationale à travers la sensibilisation de leurs militants et sympathisants à la non violence et aux valeurs démocratiques.
• A la Population :
- Adopter des comportements de non violence et cultiver les vertus que sont la tolérance, le pardon afin de contribuer positivement au processus de réconciliation nationale en cours.
• A l’ONUCI :
- Assister le Gouvernement dans la sécurisation des populations et des activités des partis politiques.
Fait à Abidjan, le 26 janvier 2012
Pour le CEFCI
La Présidente
Nathalie Koné TRAORE
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