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Art et Culture Publié le vendredi 18 mai 2012 | Le Patriote

Dak’art 2012 : Exposition au Monument de la Renaissance Africaine Au nom des Etats-Unis d’Afrique !

A l’initiative du PACA (Cercle panafricain des artistes), 23 artistes africains, sur les vingt-huit attendus, issus de neuf pays du continent, militent, à travers une exposition collective Off, pour une Afrique unie et forte ! Si politiquement, l’avènement des Etats-Unis d’Afrique n’est pas pour demain, en revanche, il l’est déjà dans la tête de ces plasticiens, qui exposent en ce moment au Monument de la Renaissance Africaine de Dakar. Et cela, en marge des expos officielles de cette 10ème Biennale de l’art africain contemporain.

Autour du thème : « l’Afrique et les politiques postcoloniales », le Cercle panafricain des artistes (PACA, en anglais), a construit, dans ce bel édifice, qui exalte le peuple noir, deux événements qui poursuivent le même objectif, l’intégration africaine. D’un côté, il y a un symposium où des panélistes viennent pousser la réflexion sur les enjeux d’un Seul Etat Africain. De l’autre, on trouve une exposition dont le commissaire est Mor Faye Murf, artiste plasticien sénégalais et représentant du PACA au Sénégal.

Entre peintures, sculptures, photographies, installations et vidéos, elle donne à voir, sur trois étages, une cinquantaine d’œuvres qui rappellent, à travers des écritures picturales variées, que le salut de l’Afrique n’est que dans l’intégration. « Il faut éliminer les frontières et les barrières entre nos pays et former une seule nation avec une liberté totale d’échanges et de rencontres entre les peuples. C’est en réussissant nos diversités culturelles que l’Afrique pourra se développer et devenir une nation forte», assène Mor Faye Murf, histoire de conceptualiser la thématique essentielle qui a guidé l’inspiration de ces artistes, tous engagés pour l’unité africaine.

En franchissant la porte d’entrée au rez-de-chaussée, le visiteur est accueilli par une installation du plasticien Mamadou NDiaye « Thia », qui le plonge au cœur d’une arène avec toutes les composantes de la lutte sénégalaise : des lutteurs qui s’empoignent, des Marabouts qui explorent le Tout-Puissant pour leur « héros », des griots qui chantent la gloire des gladiateurs… Oncle de Yékini, ex-Roi des Arènes, Mamadou Thia, lui-même ancien lutteur, partage sa passion pour un sport, spécifique à l’Afrique. Implicitement, il appelle au retour à nos valeurs traditionnelles, symboles d’une africanité affirmée et assumée. Comme lui, Mor Faye Murf et Tita MBaye, deux des quatre artistes sénégalais, qui participent à l’exposition, exhortent les Africains à rejeter le mimétisme de l’occident, pour s’approprier l’Afrique, riche de sa diversité et de sa culture.

L’Afrique que ces vingt-trois plasticiens revendiquent, au cours de cette expo, c’est celle qui refuse les déchets des multinationales occidentales, celle qui combat l’injustice sociale, celle qui dit non aux guerres, celle qui repousse la pollution pétrolière… En définitive, cette exposition est assez intéressante, avec une belle scénographie, qui donne de l’espace aux œuvres pour porter davantage leur voix.
En décidant, au cours du Dak’Art 2012, de sonner, à travers leurs œuvres, le tocsin de la mobilisation pour une Afrique Unie, dans un endroit qui résume la symbolique de la Renaissance Africaine, ces artistes montrent implicitement le chemin à suivre aux politiques. Espérons qu’ils l’emprunteront sans sourciller…

Yacouba Sangaré, envoyé spécial

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