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Société Publié le samedi 7 juillet 2012 | Le Mandat

837 Interview/ Lutte contre la cherté de la vie / Une ONG s’active : Un système d’achat mis en place /350 structures affiliées au réseau

Face à la cherté de la vie, l’ONG le Cri du Consommateur a décidé de prendre ses responsabilités : sortir des salons pour dénoncer les abus, tel est le leitmotiv de Mlle Soro Justine, Gestionnaire administrative de l’ONG et ses camarades.

Vous avez décidé de prendre la défense des consommateurs. A quelles actions concrètes doit-on s’attendre?
Nous allons agir en faisant le système d’achat groupé, qui consiste à orienter les consommateurs vers les commerces les moins chers. Nous essayons de susciter l’intérêt du consommateur vis-à-vis d’un commerce donné et nous permettons à ce commerce de fidéliser ses clients, à travers les remises qu’ils font. De façon concrète, un consommateur, membre potentiel de notre organisation, à travers sa carte de membre, accède à un réseau de commerce conventionné que nous avons dans notre base de données et lorsqu’il se rend dans l’un de ces magasins, il a droit à des remises. Nous pensons que c’est comme ça que nous pouvons à un moment donné essayer de mettre la pression sur les commerçants pour qu’ils puissent libérer les prix. Nous essayons de faire la promotion du système d’achat groupé, à travers notre carte de membre appelée carte ivoire consommateur.

Il y a donc des raisons d’adhérer à votre ONG…
Le consommateur gagne à venir avec nous, à être membre de notre organisation. Car, lorsque vous être membre, non seulement vous adhérez à notre idéologie qui est de lutter contre la cherté de la vie, mais en même tant votre carte de membre vous permet d’avoir des avantages, dans des cliniques, supermarchés, pharmacies, hôtels, écoles dans tous les domaines d’activité où le besoin se fait sentir. Tout simplement parce qu’au quotidien, nous avons des besoins et ce sont ces besoins que nous avons essayé de recenser, par priorité. A savoir, l’alimentation, l’éducation, la santé, le loisir.

De quels moyens de communication disposez-vous pour toucher les commerces, le système sanitaire et vos membres?
Depuis quatre ans que nous existons, nous procédons par le bouche à oreille, la sensibilisation de masse, à travers les étudiants qui sortent des grandes écoles, et à qui nous essayons de faire comprendre le bien-fondé de notre action. Il faut dire que nous ne marchons pas, nous ne revendiquons pas. Au contraire, nous allons sur le terrain pour négocier de gré à gré avec les commerçants. Nous leur faisons comprendre ce qu’ils gagnent à être membres de notre réseau. Et en échange, ils doivent faire des remises à tous les consommateurs qui viendront vers eux. Donc, c’est un échange où les commerçants essaient de fidéliser cette clientèle.

Combien de commerçants avez-vous déjà touchés, à ce jour?
Nous avons environ 350 commerces, dont 30 pharmacies dans notre réseau qui sont dans tous les domaines d’activité. Et nous également, à l’intérieur du pays, dans les villes de Dabou, de Yamoussoukro, Bouaflé etc. Donc, notre objectif aujourd’hui, c’est d’étendre notre activité à toute la population ivoirienne. Puisque nous avons 20.000 membres qui achètent moins cher. Le système que nous développons ici existe dans les autres pays. Avec notre système, à un moment donné, les commerçants vont nous faire la cour, parce que ce sont les consommateurs qui décideront des prix des produits et non eux.

N’est-ce pas une façon de soutirer de l’argent aux populations ?
Pas du tout ! Depuis 2007, sur dix Ivoiriens que vous allez interroger, vous en trouverez un qui dispose de la carte. Si notre activité avait été créée dans le but d’arnaquer les populations, je pense qu’il y a longtemps que nous aurons mis la clé sous le paillasson. Et nous avons pour preuve des personnes qui nous appellent pour nous féliciter et nous dire merci, parce qu’avec 5.000 F CFA qu’ils payent pour adhérer à notre organisation, pendant un an, ils bénéficient de réductions. En plus, si certaines grandes surfaces ont accepté d’associer leur image à notre ONG, c’est la preuve que ce n’est pas de l’arnaque.

MARIE PAULE KOFFI

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