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Société Publié le mercredi 17 octobre 2012 | L’expression

Odeurs persistantes au carrefour de l’Indénié : les riverains vivent le martyr

Au carrefour de l’Indenié une odeur nauséabonde dégagée par le grand caniveau occasionné régulièrement, plusieurs dégâts.

Le bassin versant du gourou, communément appelé « carrefour de l’Indenié », tristement réputé pour ses inondations en saison pluvieuse, n’en finit pas de faire des malheurs. Après l’annonce faite par le gouvernement d’assainir le site, les usagers de ce carrefour (automobilistes, commerçants et riverains exultent. Cette joie est amplifiée avec le déploiement sur le site d’engins des grands chantiers. Il s’agit de Caterpillard, Berlier, et tracteur. Tout ce matos est tenu par des ouvriers à la tâche, de jour comme de nuit.

Autant dire que de moyens colossaux ont été injectés par l’Etat et les partenaires au développement, qui se chiffrent à des dizaines de milliards de Fcfa. Malheureusement à ce jour, « Melkro » l’ancienne appellation continue de causer du tort aux usagers. Vendredi 12 octobre. Il est 11 h. Avec le soleil de plomb, il faut lutter contre cette odeur nauséabonde intoxique. Faut-il se fermer les narines, au risque de s’asphyxier, ou quitter le lieu ? Nous, nous choisissons de comprendre les raisons de ce malaise suffocant. Quand nous approchons la grille qui sert à filtrer les eaux du caniveau, nous nous faisons une idée approximative de ce qui serait à la base de cette situation.

Des boîtes vides, des bouteilles en plastique, des tissus en lambeaux, nagent dans le caniveau. Ibrahim D., chauffeur de gbaka constate : « Quand la saleté s’accumule et surtout en saison pluvieuse comme c’est le cas présentement, passer par cette voie devient un véritable calvaire. Il y a certes du travail qui est en train d’être fait, mais les employés de ce site devaient aussi songer à le rendre propre », dire que nous, nous ne faisons que passer. Quelques fois je me demande comment vivent les populations riveraines de l’Indénié ? », s’interroge-t-il.

Conséquences désastreuses

Cette situation est préoccupante pour les riverains. Mahan Didier, un retraité est le président du syndicat des co-propriétaires de l’immeuble Bia-Nord, édifice situé à proximité du caniveau. Il explique que l’air est pollué du fait des eaux infestes et que cela leur créent de nombreux dommages. «Les inondations de ce site ont endommagé deux de mes voitures : un véhicule de type 4 x 4 et une Mercedes. Mais là encore, ce ne sont que des biens matériels. M. Lagbé et son épouse, des co-propriétaires qui occupaient le 1er étage de l’immeuble, ont contracté une maladie après avoir humé ces odeurs nauséabondes. Malheureusement, ils en sont morts. Une autre co-locatrice a fait une fausse couche, du fait de ces odeurs ».

L’avis des spécialistes

Selon un spécialiste des questions environnementales en service au Projet d’urgence d’infrastructure urbaine (Puiur), « les boîtes de conserve et les bouteilles en plastique, ne sont pas la cause des odeurs dégagées par le caniveau. La raison est à rechercher ailleurs… ». Cette raison, nous l’aurons auprès d’un responsable à la direction de l’assainissement et du drainage qui a requis l’anonymat « Ces mauvaises odeurs dégagées par le caniveau sont le fait des eaux usées mal canalisées. Ces canalisations des eaux usées en provenance des bâtiments doivent en principe, être branchées au collecteur de base qui part de la commune d’Abobo jusqu’à Port-Bouët pour ensuite, être déversées dans la mer. Quand la connexion à ce collecteur de base est défectueuse, ces eaux usées se déversent dans les caniveaux à proximité des habitations», explique-t-il. Le spécialiste précise que «selon les termes du contrat, les travaux sont effectivement terminés.

Cependant, des travaux d’amélioration du bassin sont en vue. Une visite avec la Banque mondiale sur le bassin a eu lieu, et des études pour le début de ces ouvrages sont en cours. Très bientôt, ces mauvaises odeurs ne seront que de vieux souvenirs» rassure-t-il. En attendant, les riverains doivent continuer de vivre, sinon de survivre avec ces odeurs.

NKA (Stagiaire)

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