‘’Ils ont arrêté Koua mais ils n’ont pas arrêté le combat. La JFPI réaffirme son engagement à poursuivre le combat. C’est pourquoi elle condamne cette arrestation arbitraire. (…) Nous allons poursuivre le programme d’éveil des consciences de la Côte d’Ivoire et de libération démocratique de la Côte d’Ivoire’’. Ainsi parlait Douhouré Dahi Nestor, le samedi 8 juin 2013, au QG Laurent Gbagbo d’Attoban en marge de la fête des mères organisée par l’Organisation des femmes du Fpi (Offpi). C’est lui qui tient désormais les rênes de la Jfpi en attendant le retour de son camarade Justin Koua, arrêté le vendredi 7 juin 2013. Dans la foulée, il a conduit le même samedi, une délégation de sa structure à Yopougon Kouté où les attendaient les mères de ce village Atchan qui avaient sollicité Justin Koua comme parrain. Dahi y est allé et a eu droit à la parole, la gorge quelque peu nouée. On a senti qu’il n’avait pas encore fait le deuil du choc occasionné par l’arrestation de son ami. Il a expliqué aux femmes comment leur parrain a été arrêté et pourquoi la Jfpi a fait le déplacement en dépit de ce fait. Une brève intervention pour marquer sa deuxième sortie en l’espace de 24 heures. Un inconnu pour ceux qui ne suivent pas au quotidien la Jfpi mais un dur à cuir dans le système Koua. Qui est en réalité, Douhouré Dahi Nestor désigné à l’unanimité au cours d’une assemblée générale extraordinaire tenue dans la matinée du samedi ? Il n’était pas l’adjoint direct de Justin Koua dans l’organigramme de la Jfpi. Sous Konaté Navigué à qui il était très lié (ce dernier serait intervenu dans sa désignation), il officiait en tant que secrétaire à l’organisation du bureau national. Poste qu’il a continué d’occuper avec l’avènement de Justin Koua. Ce rescapé, après l’exil des ténors, a fourbi ses armes à la Fesci section Flash (Université de Cocody) entre 1997 et 2000 avant de rejoindre la Jfpi peu avant l’arrivée de Laurent Gbagbo au pouvoir. A la Jfpi on l’appelle ‘’le national’’ pour avoir fait le tour de la Côte d’Ivoire dans le cadre des activités de la structure. Les grands meetings de la jeunesse du parti de Laurent Gbagbo toute cette période durant, porte sa marque. ‘’C’est un fin organisateur’’, reconnaît un de ses proches. Ce natif de Galébré (département de Gagnoa), 37 ans révolus, est issu d’une famille modeste. Attaché administratif en service dans une grande mairie d’Abidjan, il s’adapte à toutes les situations comme il aime à le dire bien qu’il soit d’un ton modéré. Le voilà propulsé au devant de la lutte (malgré lui sans doute) et sa responsabilité est grande. Comment faire pour faire avancer la cause de Laurent Gbagbo (la ligne tracée) et du Fpi plus largement et avec les circonstances du moment comment plaider pour la libération de Justin Koua ? Voici les inconnues de l’équation. A lui d’imprimer sa marque soit avec un discours nouveau soit dans la continuité de son prédécesseur. Dans tous les cas, la fin justifie les moyens.
SD
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