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Politique Publié le mardi 24 décembre 2013 | L’intelligent d’Abidjan

Affaire «Qui a envoyé Miaka et Amani discuter de notre retour sécurisé»/ Pendant que Ouattara ratisse large pour une candidature unique : Les héritiers de Gbagbo pataugent encore dans des palabres

© L’intelligent d’Abidjan Par DR
Le ministre Hamed Bakayoko rencontre une délégation du FPI
Jeudi 19 décembre 2013. Abidjan (Ministère de l`intérieur). Le ministre Hamed Bakayoko a accordé une audience à une délégation du FPI conduite par Amani N`Guessan Michel.
Le jeudi 19 décembre dernier, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité recevait à son cabinet, une délégation du Front populaire ivoirien conduite par les vice-présidents Sylvain Miaka Oureto et Michel Amani N’guessan. L’ordre du jour de cette réunion : le retour ‘’sécurisé’’ des exilés pro-Gbagbo dans leur pays, après la crise postélectorale et la chute de l’ex-Président Laurent Gbagbo. Depuis cette date, des sons divergents proviennent du parti à la rose. L’initiative du Fpi qui représenté par Sylvain Miaka Oureto et Michel Amani N’guessan n’est pas très appréciée, ni par les extrémistes du camp Gbagbo, encore moins par les exilés eux-mêmes. La réaction publiée sur les réseaux sociaux par Watchard Kédjébo en dit long sur la colère et l’indignation des exilés ivoiriens dans plusieurs pays africains. «Je voudrais que les uns et les autres sachent que nous sommes dans un combat révolutionnaire qui a ses exigences et méthodes. Nous ne sommes pas en exil pour des raisons de tourisme et quand des gens veulent agir en notre nom, la moindre des choses, c’est de prendre notre avis. Nous ne tolèrerons point toute attitude visant à nous mépriser. Quand on se préoccupe de ses camarades de lutte en exil ce n’est pas dans les locaux de la Présidence et dans les bureaux de Hamed Bakayoko qu’on doit le démontrer, mais à travers des actes de fraternité et de camaraderie. Donc cette comédie ne peut pas prospérer», écrit-il avant de s’interroger : «Pourquoi le retour des exilés devient subitement une urgence à tel point de parvenir à la signature d’un prétendu accord après le rapport des experts de l’ONU ? Pourquoi au moment même où cette délégation du FPI était en discussion décontractée dans le bureau de Hamed Bakayoko, le président du FPI manquait de se faire assassiner à Doropo ?» Et de conclure : «Nos camarades sont morts, beaucoup sont en prison, à leur tête notre chef Laurent Gbagbo et des millions, comme nous autres, en exil dans des conditions que Dieu sait, mais nous regardons l’avenir avec dignité», en précisant que la position de la Coalition des Patriotes Ivoiriens en Exil (COPIE) sera connue dans les prochains jours. Avant Watchard, Lazare Koffi Koffi, Moïse Koré et d’autres ont fait connaître des positions identiques. Arsène Dogba, lui a appelé à temporiser et à faire confiance aux responsables du parti. De violentes réactions ont eu lieu tout au long du weekend, même si les uns et les autres ont fini par appeler à la sérénité et au refus de laver le linge sale sur la place publique. Mais déjà le mal était fait et une clarification du parti était attendue sur la question.

Des palabres qui contrastent avec la réalité au RHDP

Visiblement, le FPI et le régime en place n’ont pas le même agenda, car pendant que les pro-Gbagbo mènent «une guerre» entre eux, le Président Alassane Ouattara est plutôt préoccupé par l’élection présidentielle de 2015. Des tractations sont en cours pour trouver un consensus entre les alliés du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) autour d’une candidature unique et cette médiation a été confiée par des militants de l’UDPCI à leur président, Albert Mabri Toikeusse à Yamoussoukro. La présidentielle de 2015 c’est dans moins de deux ans et le FPI devrait se concentrer sur cette échéance si, il aspire à revenir aux affaires comme le dit son président, Pascal Affi N’guessan dans ses nombreux meetings sur le terrain. Au lieu de patauger jusqu’à s’engluer dans des palabres à n’en point finir. Visiblement la guerre des héritiers de Laurent Gbagbo se poursuit et les cadres exilés, comme ceux de la diaspora, ont bien du mal, à intégrer la notion de discipline du parti.

O.Dion

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