Vavoua - Une cérémonie de réconciliation a eu lieu, dimanche, à Gozi, une localité de la sous-préfecture de Vavoua (Centre-Ouest, région du Haut-Sassandra) au cours de laquelle les autochtones ont demandé pardon, à la communauté allogène burkinabé, suite au meurtre de leur fils Diemtéo Sylvain, par des jeunes gouro, lors du réveillon de la Saint Sylvestre.
Lors du réveillon en décembre, des jeunes gouro, ivres avaient assassiné Sylvain un burkinabé de 19 ans, à l’aide de tessons de bouteille. Ces jeunes ont été arrêtés et traduits devant les tribunaux, rappelle-t-on.
"Nous regrettons cet acte malheureux posé par nos enfants. Nous demandons alors pardon à nos frères burkinabés avec qui nous vivons de façon harmonieuse depuis un demi-siècle", s’est exprimé, à genoux, le chef de la localité de Gozi, Foua Bi Bati, s’adressant à la communauté burkinabé en présence du préfet du département de Vavoua, M’Bassidjé N’cho Pierre Nazaire.
Pour symboliser ce pardon et cimenter la paix, la communauté autochtone a offert aux victimes burkinabés un bœuf dont le sang servira à purifier le village vu que le sang humain a été versé, de la boisson alcoolisée à offrir aux ancêtres et d’autres présents.
Répondant au nom de la communauté burkinabé, son chef Tiemdé Ousmane, a dit qu’il accepte ce pardon du fond du cœur afin que le sang versé soit effacé à jamais. Il a souhaité que cette tragédie qui s’est produite pour la première dans cette localité ne se répète plus.
Le Préfet a remercié la communauté burkinabé pour sa discipline et sa hauteur d’esprit, invité à l’unité au sein des populations du village sans que personne ne se rende justice et demandé à tous de respecter l’autorité.
(AIP)
sk/fmo/kam
Lors du réveillon en décembre, des jeunes gouro, ivres avaient assassiné Sylvain un burkinabé de 19 ans, à l’aide de tessons de bouteille. Ces jeunes ont été arrêtés et traduits devant les tribunaux, rappelle-t-on.
"Nous regrettons cet acte malheureux posé par nos enfants. Nous demandons alors pardon à nos frères burkinabés avec qui nous vivons de façon harmonieuse depuis un demi-siècle", s’est exprimé, à genoux, le chef de la localité de Gozi, Foua Bi Bati, s’adressant à la communauté burkinabé en présence du préfet du département de Vavoua, M’Bassidjé N’cho Pierre Nazaire.
Pour symboliser ce pardon et cimenter la paix, la communauté autochtone a offert aux victimes burkinabés un bœuf dont le sang servira à purifier le village vu que le sang humain a été versé, de la boisson alcoolisée à offrir aux ancêtres et d’autres présents.
Répondant au nom de la communauté burkinabé, son chef Tiemdé Ousmane, a dit qu’il accepte ce pardon du fond du cœur afin que le sang versé soit effacé à jamais. Il a souhaité que cette tragédie qui s’est produite pour la première dans cette localité ne se répète plus.
Le Préfet a remercié la communauté burkinabé pour sa discipline et sa hauteur d’esprit, invité à l’unité au sein des populations du village sans que personne ne se rende justice et demandé à tous de respecter l’autorité.
(AIP)
sk/fmo/kam
