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Politique Publié le jeudi 22 octobre 2015 | L’intelligent d’Abidjan

Contribution / À Serge et Christophe, mes chers et estimés cadets Ivoiriens : ...ces insurrections populaires sont des aberrations meurtrières et destructrices...

Merci d'avoir accepté de bouder votre copieux repas de mercredi dernier, pour partager un instant, dans la sincérité d’une réelle fraternité, le mien aussi frugal, fut-il.
Christophe, je n’aurai de cesse de rappeler à la Société civile ivoirienne, que tu incarnes désormais dans la dignité et sers avec une grande empathie, que tu as, en cette période si sensible de l’élection présidentielle, l'impérieux devoir citoyen d'interpeller avec insistance et de manière répétée, le tréfonds de la conscience de tous les Ivoiriens - lieu de leur choix et leur décision, moteur de leur engagement et de leur comportement - sur ce fait capital d’intérêt national:
LA PRESERVATION D’UNE COHESION SOCIALE ET D’UNE UNITE NATIONALE, PREALABLE A LA CONSTRUCTION D’UNE VERITABLE NATION IVOIRIENNE SI RECHERCHEE PAR TOUS.
Ce célébrissime socialiste du nom de Jacques ATTALI dit :
« Une nation, n’est pas la juxtaposition de personnes égoïstes et rivales, mais un ensemble d’hommes et de femmes, qui mettent en commun leur intelligence, parce que embarqués dans une même aventure, où chacun a intérêt à ce que l’autre soit le mieux possible. »
Sachant que l'histoire d'un pays se bâtit en plusieurs centaines d'années, animées toujours par des générations successives d’hommes et de femmes, responsables, « qui fort heureusement pensent à l’autre et par conséquent à l’éternité», devrions-nous, au délit de prétexte d'une constitution - mal pensée et mal appliquée du reste, - brûler et/ou laisser brûler inconsciemment en quelques heures, dans la folle précipitation d'une impatience incompréhensive, la Cote d’Ivoire pourtant toute bâtie à bras courageux par ses vaillants fils et filles à labour depuis l’aube des temps modernes?
D’ailleurs, ce riche patrimoine commun, la Côte d'Ivoire, nous l’avons reçu, sans mérite et ne l’oublions jamais, au seul principe divin de l’héritage, des laborieuses générations conscientes qui nous ont précédées depuis de nombreuses années.
Au demeurant, ce bien indivis n’étant pas la propriété de quelques individus cupides et égoïstes de notre génération insouciante, et de passage, nous avons donc l'obligation morale et le devoir de le transmettre à tout le moins en l'état, sinon enrichi de nos œuvres valorisantes, à tous les héritiers réservataires de la Côte d'Ivoire, sans exclusion, parce que tous demeurés au testament divin.
Devant un tel destin commun qui pourrait, selon notre attitude, être prometteur ou tragique, force est de ne laisser, l'once d'un instant, une quelconque irresponsabilité individuelle primer sur une responsabilité collective.
Il est entendu que, nous nous devons de préserver avec obstination ce bel héritage, la Côte d'Ivoire, et la construire nécessairement dans l’amour résolu et le dépassement de soi.
Ainsi, nous épargnerons à notre beau pays les malencontreux stigmates de la stupidité d’un drame de trop si ce n’est les affres d'une tragédie futile de notre inconséquence dont il s’en remettrait, aujourd’hui, beaucoup plus péniblement qu’hier et peut-être même, plus du tout, si nous n'y prenons garde.

Dès lors, demeurons autant que faire se peut dans la pertinence d’une circonspection protectrice pour notre beau pays et non dans la surexcitation politique d’un éréthisme qui toujours obscurcit par trop la réflexion des personnes qu’elle habite, pour leur permettre un soupçon d’attitude raisonnée et cohérente sinon la violence destructrice, source de gâchis toujours regrettable.
Sachant qu’une instabilité récurrente ou chronique, inconnue jadis en Côte d’Ivoire, qu’à tort ses irréductibles ennemis, persistant dans leurs funestes ressentiments, tentent vaille que vaille d’instaurer, une telle instabilité dis-je, consumerait irrémédiablement l'entièreté de la confiance dont elle jouit de par le monde.
Cette confiance, devrions-nous le souligner, refusée par le passée à de nombreux États courtisans des investisseurs internationaux réputés par trop précautionneux, mais confiance, toutefois accordée facilement à la Côte d’Ivoire en dehors d’une décennie écoulée que vous saurez aisément identifier.
Fort heureusement, notre pays, la Côte d’Ivoire, demeure promue à un avenir meilleur parce que réapparue sur la scène mondiale et redevenue, depuis peu, fréquentable dans le concert des nations parce qu’encore digne de ce sentiment de confiance.
Le récent indice Mo. Ibrahim, publié en 2015, et qui évalue la gouvernance des pays africains en est l’un des témoignages manifestes.
Alors, que le bon sens nous convainque, quand bien même nous ne l’aimerions pas, de l’intérêt d’une modération voire de la nécessité d’une retenue, celle de ne pas casser dans son élan celui qui – bien que n’étant pas exempt de tout reproche - nous gouverne actuellement avec une audace positive dont les fruits sont tangibles.
Christophe, avec un rien d’esprit partisan mais en toute objectivité, si cette réussite relative échappe totalement à l’œil emprunté à l’aveugle par certains Ivoiriens, le cœur encore trop étreint par la haine et la rancœur, cependant, à l’œil de bonne foi, il n’échappe guère l’échec absolu de ce démiurge populiste qui a bâti aux Ivoiriens, avec talent en dix années, un solide pays de cocagne avec pour seule surenchère, une kyrielle de vaines promesses mirifiques.
L’adage dit : « À illusions, soupçons de choses amères. »
Aussi, j’imagine, et au surplus même, je partage une larme de commisération au coin de l’œil, la profonde amertume de ces nombreux Ivoiriens plaintifs, autrefois bernés et aujourd’hui désabusés et pour qui la vie n’est maintenant que doute voire désespérance. Et ce doute les confine, à regret, dans un scepticisme sans retour.

Et toi Serge, cet autre Ivoirien avenant, qui montre tant de hauteur d’esprit dans le comportement solidaire, exprimée avec grande générosité au sein d’un club Service, je t’invite à communiquer nécessairement à d’autres Ivoiriens ta dignité citoyenne qui t’incline à rejeter tout esprit de violence bestiale et d’hostilité primaire pour te mettre toujours en intelligence avec l’autre pour construire dans la fraternité féconde ton pays dans un réel esprit de solidarité mutuelle.
Car, ce sublime du dévouement pour l’autre, que tu pratiques, devrait susciter de nombreux émules et même annihiler l’égoïsme sordide de cette catégorie d’Africain contemporain qui ne peut exister ou ne peut se réaliser qu’en l’exclusion de l’autre et dans la négation absolue de toute synergie.

Le récent discours du Pape François devant le sénat américain me laisse penser que : «Construire une Nation, oblige le Citoyen à reconnaître en permanence son devoir de se mettre en accord avec l’autre, en rejetant nécessairement tout esprit d’hostilité improductive, en vue d’adopterun esprit de subsidiarité réciproque, avec le souci permanent de l’effort constant de faire toujours mieux. »
Alors, que l’on cesse par des raisonnements spécieux, qui s’apparentent à s’y méprendre à des arguties, toujours sustentées du seul prétexte de la démocratie, de magnifier ces violences insurrectionnelles, populaires, pour chasser un président légitimement élu. Attendu qu’elles ne sont qu’aberrations, meurtrières et destructrices par surcroît!
Si une constitution émane de la volonté du peuple votée en dehors de la rue-il faut toujours garder à l’esprit que c’est cette même loi fondamentale qui établit et fonde, au final, la légitimité d’un président : grâce à l’onction du peuple par la vertu du vote, et cela toujours dans l’urne.
À mon sens, ces insurrections populaires, épisodiques, ne devraient plus jamais faire école sur ce pauvre continent, l’Afrique, encore à la peine. Car, loin d’être des victoires juridiques et morales, elles violent à l’évidence la loi fondamentale, la constitution, et partant, elles constituent d’authentiques coups d’État. Elles sont tout simplement rétrogrades, immondes !
Saint-Exupéry, nous fait constater, d’ailleurs, dans sa belle œuvre ‘’Pilote de guerre’’ : « Qu’il y a des victoires qui exaltent, d’autres qui abâtardissent. »
Toutes ces nombreuses incohérences africaines, que d’aucuns qualifient avec railleries de « Nègreries », portent sincèrement à croire que l’Afrique a beaucoup plus besoin d’intelligence que de démocratie.
Si par principe, les lois fondamentales dans leur objet doivent régir dans l’harmonie les rapports entre gouvernants et gouvernés, la nôtre, hélas, paradoxalement attise tant les rivalités politiques qu’elles compromettent même l’unité nationale si recherchée.
Cela est inadmissible !
Diantre ! Notre constitution est à l’évidence la source de toutes les tribulations des Ivoiriens et des Ivoiriennes à pouvoir vivre ensemble dans l’apaisement d’une cohésion sociale tant sollicitée ! Par conséquent, sa révision est indispensable!
Car, elle devrait permettre d’élaguer toutes les composantes « confligènes » que cette constitution, mal inspirée, conçue à dessein discriminatoire et votée dans la précipitation, renferme.
Il est malheureusement indéniable que notre loi fondamentale n’harmonise pas les rapports entre gouvernants et gouvernés et ne protège nullement notre pays d’exactions réelles et potentielles.
Il est un constat que l’insouciance favorise l’obéissance et la quiétude des peuples.
Mais Vaclav Havel dit : « La vraie politique, c’est le service du prochain.»
Que la bénédiction divine rende le politique mais surtout le politicien africain solidaire de son prochain !

Alors, Serge, par égard à ce qui précède, je t’exhorte vivement à te mettre aussi en devoir de réclamer dans la paix, au cours du prochain mandat présidentiel, loin des périodes électorales toujours fatalement incendiaires en Afrique- peut-être parce qu’elles sont trop factuelles au lieu d’être, à souhait, consensuelles - la nécessaire révision de cette insoutenable constitution que certains Ivoiriens insensés, nostalgiques d’un passé révolu, s’échinent à vouloir encore appliquer dans l’absolu.
À moins d’être frappé de la cécité de celui qui refuse de voir, mais c’est de toute banalité que de révéler que la population ivoirienne est constituée en grande partie de personnes métisses, au sens strict du terme. Et vouloir lui appliquer, dans l’obsession aveugle, une telle constitution aussi discriminatoire, c’est ostensiblement priver la Côte d’Ivoire du bénéfice de sa diversité sociologique et l’aliéner des talents de certains de ses fils et de ses filles qu’injustement cette constitution exclusiviste, disqualifie. Quelle hérésie !
-Quel Africain n’est-il pas fière de ce métis kenyan-américain qui dirige avec maestria, aujourd’hui, la plus grande puissance économique et militaire du monde !
-Quel Ivoirien n’est-il pas fier de ce métis sénégalais-ivoirien, issu des prestigieuses Grandes Écoles françaises : L’École Polytechnique et l’École Supérieure des Mines, de Paris, qui a présidé avec compétence, un temps, le grand Groupe Assurance Prudential et qui, aujourd’hui, dirige avec autant de métier la célèbre grande banque européenne, le Crédit Suisse !
Le Pape François fait constater : « Une personne âgée est un dépôt de sagesse forgée à l’expérience.», Félix Houphouët-Boigny dans cet état de dignité nous énonçait : « La vie d’une nation est une chaîne de solidarité qui relie paysans et citadins, hommes et femmes, adultes et jeunes. Et comme toute chaîne, elle a la solidité de son maillon le plus faible. »

Par I.D.DIPLO

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