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Politique Publié le mardi 12 novembre 2019 | Abidjan.net

Situation sociopolitique/ Kobénan Kouassi Adjoumani, porte-parole RHDP : «La Côte d’Ivoire ne brûlera point ; nous allons dénicher les sempiternels déstabilisateurs »

© Abidjan.net Par Marc Atigan
Situation électorale à Grand-Bassam: Conférence de presse du Porte-Parole du RHDP
Abidjan le 24 Décembre 2018. Conférence de presse du Porte-Parole du RHDP, Kobenan Kouassi Adjoumani (Photo), sur la Situation post-électorale à Grand-Bassam.
Le porte-parole principal du RHDP, Kobénan Kouassi Adjoumani, lors d’un échange avec la presse ce lundi, s’est prononcé sur la situation-sociopolitique en Côte d’Ivoire. Notamment, sur les récentes attaques de l’opposition ivoirienne contre son parti le RHDP et son président de directoire Alassane Ouattara. M. Adjoumani a, en effet déploré, les pics envoyés par l’ex président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro depuis l’étranger contre le pouvoir actuel. « Nous avons eu connaissance des propos désinvoltes de M. Soro à l’encontre du Président de la République, par ailleurs Président du RHDP. C’est malheureux de constater que quelqu’un qui a occupé de si hautes fonctions puisse s’adonner à des basses besognes. Parcourir le monde, pour tenter vainement de dénigrer son pays, pour insulter ses autorités ne sont pas des pratiques républicaines dignes d’un ancien Premier ministre ou d’un ancien Président de l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré.

Pour lui il s’agit, d’une véritable activité de rébellion contre la Côte d’Ivoire, à l’international, dans le souci de décapiter la belle image qu’affiche le Président de la République sur la scène mondiale.

Cette attitude de Guillaume Soro n’a pas manqué de susciter plusieurs questions rhétoriques dans l’esprit du porte-parole principal du RHDP . « Quel est ce leader syndical qui hier dénonçait la dictature fascisante de M. Bédié qui est devenu aujourd’hui son idole politique ? Quel est ce chef rebelle qui criait hier sur tous les toits que M. Gbagbo était le dictateur le plus cruel que la terre ait enfanté et qui aujourd’hui fait des mains et pieds, pour obtenir une audience avec ce dernier à Bruxelles ? Quel est ce leader politique ivoirien qui est devenu ministre, puis Premier ministre sans avoir été une seule fois dans sa vie, fonctionnaire dans une administration publique ou agent d’une société privée ? Quel est ce Président de l’Assemblée Nationale qui en pleine fonction, a été surpris de manœuvre de déstabilisation contre un pays frère, ami et souverain en donnant des instructions précises et des moyens à un général putschiste ? Quel est ce Président de l’Assemblée Nationale dont le Directeur de protocole cachait des tonnes d’armes à son domicile à Bouaké ? Quel est ce chef rebelle qui se fait peur en organisant une tentative d’auto-arrestation dans un hôtel en Espagne ? Quel est ce leader politique qui dans sa quête de statut de martyr des temps modernes vilipende le pays qu’il envisage de diriger demain ? Peut-il y a avoir pire dictateur que celui qui a assassiné la démocratie en Côte d’Ivoire, en menant une rébellion qui a planté le glaive dans le sein de la mère patrie ? Le monde peut-il accorder du crédit à un assoiffé de pouvoir de cet acabit ? », a-t-il énuméré à l’endroit de Guillaume Soro l’invitant à répondre tout en assurant avoir encore « beaucoup à dire » mais préfère en rester là pour l’instant.

« Qu’il sache qu’à son sujet, nous avons beaucoup à dire et beaucoup de questions à formuler, mais nous reviendrons à la charge quand il aura épuisé ce premier volet que nous soumettons à sa sagacité », a-t-il prévenu.

« Si jamais il ne se laisse pas gagner par la sagesse et la retenue, nous pourrons par exemple, lui demander d’éclaircir certains points sombres de la rébellion, à Bouaké, à Sakassou, à Korhogo, etc ».

Face aux éventuelles menaces de « déstabilisations du pays », le porte-parole du RHDP s’est voulu rassurant : « Dores et déjà, je voudrais le rassurer et rassurer tous les ivoiriens que la Côte d’Ivoire dirigée par le Président Alassane Ouattara ne brûlera pas. Elle ne brûlera pas, parce que nous avons pu géolocaliser tous les fauteurs de trouble avec leur propre GPS ».

Il estime que la Côte d’Ivoire ne brûlera pas, parce que les ivoiriens sont prêts à opposer une résistance farouche aux pêcheurs en eaux troubles.

« La Côte d’Ivoire ne brûlera point, parce que nous allons dénicher les sempiternels déstabilisateurs et les extraire de leur cachette les plus secrètes. Et face aux propos belliqueux de M. Soro Guillaume, je voudrais rassurer les ivoiriens et la communauté internationale que le Président Alassane Ouattara ne ménage aucun effort, pour satisfaire les besoins, les préoccupations des ivoiriens », », a-t-il rassuré.



La Coalition pour la démocratie, la réconciliation (CDRP), la plateforme de l’opposition



Evoquant la mise en place d’une nouvelle plateforme de l’opposition comprenant son ex allié le PDCI-DRA, le porte-parole du parti au pouvoir a été catégorique. « La CDRP ( ndr : Coalition pour la démocratie, la réconciliation (CDRP) de M. Bédié est un échec personnel pour M. Bédié et un cuisant échec pour toute l’opposition. Car, vous le savez bien, en lançant l’idée d’une plateforme, il caressait en réalité un rêve beaucoup plus grand, ce qui l’a amené du reste à dénoncer l’alliance avec le RHDP ».

Misant sur une alliance avec le FPI et l’ex-Président Laurent Gbagbo, M. Adjoumani estime qu’au bout du compte « M. Bédié a perdu M. Gbagbo et M. Affi N’Guessan et a dû se résoudre à composer une plateforme qui est en fait un conglomérat de micro-partis».

« Je voudrais vous faire remarquer que le Président de cette coalition s’appelle Henri Konan Bédié, par ailleurs, président du PDCI-RDA Daoukro. Le Secrétaire permanent n’est autre que le Secrétaire exécutif du PDCI, M. Guikahué. Rien a donc changé. C’est blanc bonnet, bonnet blanc, a-t-il poursuivi. Je pourrais même ajouter que c’est une nouvelle dénomination du PDCI qui devient désormais PDCI-CRDP. Le fait pour M. Bédié et M. Guikahué d’occuper les postes les plus stratégiques est la manifestation du mépris qu’ils ont pour leurs alliés qui à leurs yeux ne représentent rien ».

Pour lui, il n’est pas trop tard et M. Bédié peut toujours revenir au RHDP ; car « c’est l’unique alternative qui lui reste pour échapper à l’humiliation en 2020 ».

« M. Bédié a été trompé par ses collaborateurs qui lui ont fait croire qu’il avait une opportunité unique de redevenir Président de la République », a-t-il regretté.





R. K.
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