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Santé Publié le mardi 18 janvier 2022 | AIP

Un cadre de concertation créé pour la surveillance de l'éthique en matière de santé

Le Comité national d'éthique des sciences de la vie et santé (CNESVS), un organe consultatif rattaché au cabinet du ministre chargé de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, a organisé, mardi 18 janvier 2022, une rencontre de mise en place d’un cadre d’échanges avec ses partenaires nationaux et extérieurs.


Le Comité a pour mission d’émettre des avis sur les problèmes éthiques et les questions de société soulevées par les progrès de la connaissance dans les domaines de la biologie, de la médecine, de la biotechnologie et de la santé.


En créant ce cadre de concertation, le ministre de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N'gou Dimba, entend souligner que la question de l’éthique concerne tout le monde, d’où l’importance du rôle des membres du CNESVS.


Ceux-ci doivent « sensibiliser la population, le monde des chercheurs, à la prise en compte de la question de l’Éthique », a affirmé son directeur de cabinet adjoint, Kountélé Gona Soro, qui le représentait à la cérémonie qui se déroulait au cabinet.


Il a invité le Comité national d'éthique à être en harmonie avec sa vision de régulateur entre le progrès et l'humanité.


« Récemment, avec l'avènement de la COVID, on a assisté à Yopougon, à une scène de destruction des stands qui étaient destinés à aider les populations à connaître leurs statuts sérologiques afin d'être prises en charge. Cette scène ne serait pas arrivée si nous avions eu le flair de mettre le Comité national d'éthique, au-devant pour aller parler à la population. Mais fort heureusement, il vous appartient depuis 2018, où vous avez vu vos missions élargies, de jouer pleinement votre rôle, de sensibiliser la population et surtout le monde des chercheurs », a indiqué le directeur de cabinet adjoint.


Le chef d'équipe de la délégation de l'Union européenne (UE), Hadrien Jaillard, a mentionné que le Comité national d'éthique est le gardien du temple de la santé.


« Votre participation est nécessaire pour que le progrès ne s'implique pas dans l'humanité. L'objet de ne pas perdre l'humanité dans le progrès nous occupe depuis toujours. Comme Rabelais le disais, "science sans conscience n'est que ruine de l'âme". La Côte d'Ivoire est reconnue pour sa croissance médicale et le comité d'éthique est un élément de réglementation morale », a affirmé le diplomate européen.


Le président du CNESVS, Louis Penali, a pour sa part, souligné que « l’éthique fait partie de la morale au sein de la société, qui ne peut pas promouvoir une santé sans éthique. Alors un comité national de l’éthique en santé est une nécessité, à travers des garde-fous parce qu’une recherche qui n’est pas basée sur l’éthique est vouée à l’échec ».


À l’issue de la rencontre, les parties prenantes ont été informées des missions du Comité national d'éthique et des objectifs de ce projet ainsi que d’un cadre permanent d'échanges baptisé Cecabi, désormais opérationnel.


(AIP)


aaa/cmas

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