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Économie Publié le mardi 27 juin 2023 | Abidjan.net

Gestion des finances publiques : le Ministre Moussa Sanogo présente les orientations budgétaires et économiques pour la période 2024-2026

© Abidjan.net Par DR
Gestion des finances publiques : le Ministre Moussa Sanogo présente les orientations budgétaires et économiques pour la période 2024-2026
Le cycle budgétaire pour l’année 2024 a démarré ce lundi 26 juin 2023, à l’hémicycle au Plateau, avec le passage du Ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo, devant la commission des affaires économiques et financières (CAEF) de l’Assemblée nationale, dans le cadre du débat d’orientation budgétaire institué avec le Parlement depuis le basculement de la gestion budgétaire en mode budget-programme effectif depuis 2020.

Le cycle budgétaire pour l’année 2024 a démarré ce lundi 26 juin 2023, à l’hémicycle au Plateau, avec le passage du Ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo, devant la commission des affaires économiques et financières (CAEF) de l’Assemblée nationale, dans le cadre du débat d’orientation budgétaire institué avec le Parlement depuis le basculement de la gestion budgétaire en mode budget-programme effectif depuis 2020. Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEF) 2024-2026, qui définit les orientations budgétaires et économiques pour les trois prochaines années à venir, a servi de base à des échanges que le ministre a jugé « enrichissants, fructueux, féconds », ayant permis d’aborder de façon approfondie des questions touchant à la vie de la nation.


Il a déclaré que le DPBEF 2024-2026 s’appuie sur une prévision de croissance du PIB de 7,1% en moyenne annuelle sur cette période, l’inflation devant être contenue à 2,4% en moyenne sur la période, en dessous de la norme communautaire de 3% maximum. Les opérations financières de l'Etat afficheraient de bonnes perspectives sur la période 2024-2026, qui se traduiront par une amélioration du déficit budgétaire qui passerait de 4,1% du PIB en 2024 à 3,0% du PIB en 2025 et 2026, respectant ainsi la norme communautaire de 3%. Le taux de pression fiscale quant à lui passerait de 14,1% en 2024 à 14,7% en 2025 puis à 15,1% en 2026 ; et le niveau d'endettement de 60,8% en 2024 à 59,5% en 2026, toujours en dessous du seuil communautaire de 70%.


Sur la base de ces projections économiques, Moussa Sanogo a déclaré que le projet de budget de l’Etat pour l’année 2024 enregistrerait une hausse de 20,9% par rapport à 2023, pour s’établir à 14.088,5 milliards Fcfa. Il devrait continuer de s’accroitre pour atteindre 15.301,5 milliards Fcfa en 2025 et 16.627,5 milliards Fcfa en 2026. Les ressources fiscales sont prévues en hausse, de 6121,4 milliards Fcfa en 2024 à 6784,3 milliards Fcfa en 2025 et 7718 milliards Fcfa en 2026. Les recettes non fiscales sont attendues à 122,3 milliards Fcfa en 2024, à 132,1 milliards Fcfa en 2025 et à 114,3 milliards Fcfa en 2026.


Evoquant la programmation des dépenses du budget de l’Etat sur le période 2024-2026, l’émissaire du gouvernement a indiqué qu’elle s’inscrit dans la poursuite de la politique budgétaire du gouvernement, orientée vers le renforcement des investissements structurants à forts impact social, tout en respectant les engagements de l’Etat avec les partenaires économiques et financiers. Ces dépenses sont constituées en moyenne de 62,7% de dépenses budgétaires, de 28,2% de charges de trésorerie et 9,1% de dépenses de comptes spéciaux du Trésor. « La structure des dépenses budgétaires fait ressortir une performance des dépenses d’investissement (40,4%), suivies des dépenses de personnel (25,4%), des charges financières de la dette publique (15,8%), des achats de biens et services (9,6%) et des transferts (9%) », a précisé Moussa Sanogo, qui a ajouté que les dépenses de l’Etat sur la période 2024-2026 sont en cohérence avec tous les objectifs visés par le PND 20216-2025.


La présentation du ministre a été suivie avec intérêt par les députés qui ont soulevé des préoccupations relatives à la mobilisation des ressources budgétaire à la pression fiscale, au niveau de la dette extérieure, à la transformation structurelle de l’économie, au développement de l’agriculture surtout vivrière, au développement des infrastructures de base, etc. « Nous avons recueilli les observations des députés, afin d’en tenir compte et infléchir les tendances qui ne leur paraissent peut-être pas intéressantes et voir comment les choses peuvent se passer au mieux pour nos populations. Nous sortons enrichis de l’Assemblée nationale et nous allons travailler à faire en sorte que nous ayons un cadre budgétaire qui réponde à l’ensemble des préoccupations des représentants de la nation », a déclaré Moussa Sanogo à la fin de la séance de travail.


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