À la veille du choc Côte d’Ivoire–Burkina Faso, comptant pour la huitième de finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, le sélectionneur des Éléphants, Emerse Faé, s’est exprimé ce lundi 05 janvier 2026 au Grand stade de Marrakech. Face à la presse, le technicien ivoirien est revenu sans détour sur les débats persistants autour de l’arbitrage lors de cette Can au royaume chérifien tout en refusant catégoriquement d’en faire un alibi.
Interrogé sur le but refusé à Yann Diomandé face au Gabon lors du dernier match de la phase de poules, Emerse Faé n’a pas caché son incompréhension. « J’ai quand même du mal à comprendre comment on peut nous refuser le but de Yann. Je ne sais pas si c’est hors-jeu. En tout cas, si c’est hors-jeu, j’aimerais bien que l’arbitre m’explique quelle est la règle du hors-jeu », a-t-il déclaré, visiblement marqué par la décision arbitrale.
Pour autant, le sélectionneur des champions d’Afrique en titre a tenu à poser un cadre clair. Pas question pour lui de nourrir une polémique qui détournerait son groupe de l’essentiel. « À ma position, ça ne sert à rien de parler d’arbitrage. On ne va pas commencer à se cacher derrière ça », a-t-il tranché, avant d’ajouter « demain, on espère que l’arbitre sera bon. »
Dans une analyse plus globale, Emerse Faé a rappelé que le spectacle du football repose sur la performance de tous les acteurs à savoir joueurs, entraîneurs et arbitres. « Pour qu’il y ait un bon match, il faut que les joueurs soient bons, les coachs aussi, et les arbitres également », a-t-il souligné, appelant à davantage de compréhension vis-à-vis du corps arbitral. « Les arbitres sont des êtres humains. Nous aussi, en tant qu’entraîneurs, on fait des erreurs. Les joueurs aussi. On doit accepter que les arbitres en fassent. »
S’il devait pointer un axe d’amélioration, le sélectionneur ivoirien évoque surtout la communication. « S’il y a un truc à améliorer dans l’arbitrage, c’est la communication entre le corps arbitral et les acteurs du jeu », a-t-il estimé, tout en refusant d’entrer dans des débats. « Je n’ai pas du tout envie de rentrer dans ces polémiques. », dit-il.
Cyprien K. envoyé spécial à Marrakech

