Après la nomination du Premier ministre, le 21 janvier 2025, la Côte d’Ivoire attend le nouveau Gouvernement. Il interviendra d’ici le lundi 26 janvier 2025, selon des indiscrétions. Le délai pour la mise en place de l’équipe du Premier ministre Robert Mambé ne semble pas le véritable problème des Ivoiriens. Leur crainte, c’est le nombre des ministres. Combien seront-ils ? Ils espèrent que ce nouveau Gouvernement n’aura pas la même ossature que le précédent qui vient d’être dissous. C’est-à-dire, pléthorique.
Le président de la République qui valide, en dernier ressort, la proposition du Premier ministre, a certainement pensé à donner à la Côte d’Ivoire un Gouvernement réduit. C’était d’ailleurs son souhait en 2010 quand il se présentait pour la première fois à l’élection présidentielle. « J'ai été Premier ministre de ce pays et je sais qu'on n’a pas besoin d'un Gouvernement pléthorique pour bien faire. Voyez-vous, dans les pays où j'ai eu la chance d'intervenir quand j'étais au FMI, ce sont des Gouvernements de moins de 20 personnes souvent et c'est ce que je compte faire en Côte d’Ivoire. Je suis économiste, je sais gérer les dépenses, on n’a pas besoin de créer assez de postes ministériels pour mettre à mal le Budget de l'État », avait-il dit haut et fort. Cette parole du président Ouattara, malheureusement, n’a pas été exécutée à la lettre. Mais il n’est jamais trop tard pour mieux faire surtout que cette fois-ci, le peuple qui subit de plein fouet la cherté de la vie, recommande un Gouvernement réduit au regard des difficultés du moment.
Il faut donc encourager le président Ouattara à appliquer ce qu’il a dit en 2010 et qui a amené les Ivoiriens à l’élire. Personne ne devrait trouver à redire, aujourd’hui, si le Gouvernement est réduit à 20 ou 25 ministres. Au contraire, il sera applaudi, car c’est bien le souhait du peuple. 20 à 25 ministres c’est possible. Il suffit de regrouper des ministères qui se chevauchent dans leurs domaines de compétence.
Dans plusieurs Gouvernements, de Soro à Mambé en passant par Amadou Gon, le problème de conflit de compétence s’est souvent posé. Le temps est venu de le régler dans l’intérêt des Ivoiriens qui ploient sous le poids de la cherté de la vie.
On est d’accord qu’il faut satisfaire des militants, mais il faut également tenir compte de la réalité du moment.
DJE KM
