Le gouvernement ivoirien a manifesté son mécontentement ce mercredi 04 février 2026 face aux accusations formulées par le général Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) au Niger, à l’encontre du président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara.
S’exprimant au terme du Conseil des ministres présidé par le Chef de l’État au Palais présidentiel d’Abidjan-Plateau, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a livré une réaction ferme, dénonçant des propos jugés infondés et attentatoires à l’image des institutions ivoiriennes.
« Nous refusons, de quelque façon que ce soit, que l’image de celui qui incarne l’État de Côte d’Ivoire soit brocardée », a déclaré Amadou Coulibaly devant la presse.
Le ministre de la Communication a souligné que la Côte d’Ivoire ne saurait tolérer des accusations qu’il qualifie de « fantaisistes », portées sans preuves contre le président du peuple ivoirien, qui demeure une figure centrale de la stabilité institutionnelle et diplomatique du pays.
Dans un contexte régional marqué par des tensions diplomatiques entre certains pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) et plusieurs États de la CEDEAO, le porte-parole du gouvernement ivoirien a tenu à réaffirmer la position de principe d’Abidjan. « Nous n’accepterons plus jamais que le nom du Chef de l’État soit mêlé à ces accusations fantaisistes et non fondées », a-t-il martelé.
Amadou Coulibaly a insisté sur le respect dû aux chefs d’États et aux institutions, appelant à la responsabilité dans les prises de parole publiques, surtout dans un environnement sous-régional déjà fragilisé par des crises sécuritaires et politiques.
Sans entrer dans une escalade verbale, le gouvernement ivoirien a affirmé sa volonté de préserver la dignité de l’État et de défendre l’honneur de ses institutions face à toute tentative de dénigrement. Il réitère par ailleurs son attachement au dialogue, à la coopération régionale et au respect mutuel entre États souverains. Dans ce sens le
Ministère d’État, Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a convoqué l’Ambassadeur de la République du Niger en Côte d’Ivoire ce vendredi 30 janvier 2026.
Au cours de l’entretien, le Gouvernement ivoirien a exprimé sa vive indignation et a condamné avec la plus grande fermeté ces déclarations, estimant qu’elles contreviennent aux usages et principes fondamentaux de la diplomatie.
Dans ce contexte, une Note de protestation formelle a été remise à l’Ambassadeur du Niger, afin qu’elle soit transmise aux plus hautes autorités de son pays.
Cyprien K.

